Déduction forfaitaire spécifique : non aux petits arrangements des employeurs avec la Sécurité sociale !

Communiqué SNJ – SNJ-CGT – CFDT-Journalistes – SGJ-FO

page1image472273984 page1image472274288 page1image472274592 page1image472275088

Un cadeau empoisonné pour les journalistes, un cadeau tombé du ciel pour les patrons. En fin d’année 2022, la direction de la Sécurité sociale a mis un terme à la déduction forfaitaire spécifique, extinction réclamée par les syndicats de journalistes. Mais cette mort annoncée est aménagée selon les desiderata des employeurs puisque la Sécurité sociale leur a concédé un moratoire pour l’année 2023 avec, ensuite, une extinction progressive à partir de 2024… jusqu’en 2038 !

Cette décision a fait l’objet d’une parution au Bulletin officiel de la Sécurité so- ciale (BOSS), mise à jour le 16 janvier 2023. Et ces nouvelles dispositions du BOSS sont absolument contraires aux pratiques dans la profession. Elles dé- roulent le tapis rouge aux employeurs et foulent au pied le droit de tout jour- naliste d’accepter ou de refuser annuellement l’abattement sur les cotisations sociales de Sécurité sociale.

Depuis le 16 janvier 2023, le journaliste n’a plus à donner exprimer son choix pour accepter ou non l’abattement puisque l’avis recueilli en 2022 s’appliquerait jusqu’à l’extinction de la DFS ! Autrement dit, un journaliste qui aurait accepté l’abattement en 2022 se verrait ainsi contraint de supporter cette décision jusqu’en 2038 sans aucun retour possible.

Le BOSS précise également que tout silence du journaliste vaut acceptation de l’abattement.

Le retrait du consentement du journaliste est clairement scandaleux !

Le SNJ, le SNJ-CGT, la CFDT-Journalistes et le SGJ-FO condamnent la nouvelle rédaction du BOSS, réalisée en catimini entre les employeurs et la Direction de la Sécurité sociale, qui balaie non seulement la demande annuelle mais enferme tout journaliste dans son choix de 2022, sans qu’il ait été informé au préalable de ce changement notable.

Le SNJ, le SNJ-CGT, la CFDT-Journalistes et le SGJ-FO considèrent que les droits des journalistes sont bafoués. Les organisations syndicales représenta- tives de journalistes entendent saisir la justice pour obtenir le retour à la pra- tique précédente : tout journaliste doit pouvoir, annuellement, accepter ou re- fuser l’abattement jusqu’à l’extinction du dispositif.

Le SNJ, le SNJ-CGT, la CFDT-Journalistes et le SGJ-FO rappellent que la DFS est une aide à la presse déguisée qui arrange les employeurs pour minorer les salaires des journalistes, et qui réduit le montant des pensions de retraite et des arrêts maladie, maternité et paternité des journalistes aux bas salaires. Et que ce n’est pas en privant de cotisations le système de protection sociale que celui-ci sera sauvegardé.

Paris, le 1er mars 2023.

Lire aussi Déduction des cotisations sociales ? Refusez dès maintenant les plans sur la comète !

Les actualités

  • Signataires de l’Appel de Paris pour la protection du peuple palestinien et la mise en œuvre du droit international

    Alors que la guerre à Gaza a fait plus de 200 journalistes tués par les tirs israéliens depuis le 7 octobre 2023, CFDT-Journalistes et la Confédération CFDT signent l’Appel de Paris pour la protection du peuple palestinien et la mise en œuvre du droit international. Il a été prononcé le 24 mai depuis l’Institut du…

  • Avenir de 60 Millions de consommateurs : lettre ouverte à Amélie de Montchalin

    Lettre ouverte CFDT à Amélie de Montchalin,  ministre chargée des Comptes publics  « Ses missions sont échues », c’est par cette petite phrase curieuse que vous avez annoncé la suppression de l’Institut national de la consommation lors de votre audition jeudi 15 mai devant la commission sénatoriale sur les agences de l’État.  Missions échues, prétendez-vous ? Aider les associations de…

  • Toulon : soutien au journaliste d’investigation Simon Fontvieille

    Communiqué SNJ-CGT et CFDT-Journalistes : Vendredi 16 mai, Hubert Falco, ancien ministre et ancien maire LR de Toulon de 2001 à 2023, sera jugé pour « injure publique » par le tribunal correctionnel de Toulon. Le 28 août 2023 il a en effet traité notre confrère, le journaliste d’investigation Simon Fontvieille, de « chien galeux…

  • Madame Dati, c’est parce que vous êtes ministre que vous ne pouvez pas dire n’importe quoi

    Suite aux propos du 7 mai de la ministre de la culture sur France Inter, la CFDT de France Télévisions a publié le 12 mai 2025 cette lettre ouverte : Mercredi 7 mai, dans la matinale de France Inter, Madame Dati, notre ministre de tutelle a franchi un cap. Le cap Nimportenaouak. Il faut pourtant…

  • Une ministre qui nous voudrait du bien

    Suite aux propos de la Ministre de la Culture Rachida Dati le 7 mai sur France Inter, la CFDT de Radio France a publié ce communiqué le 12 mai 2025. «Vous savez bien que j’ai toujours défendu le service public ! » Non, nous n’avons pas remarqué ! Nous avons cherché dans nos archives et…