La caisse de grève CFDT ouverte aux pigistes !

C’est une avancée historique ! Le 06 avril 2023 la CFDT a ouvert sa caisse de grève aux pigistes !

La CFDT est la seule organisation syndicale française à disposer d’une « caisse de grève » pour ses adhérents, qu’elle peut ainsi soutenir financièrement. Jusqu’à maintenant, la CNAS (Caisse nationale d’action syndicale) utilisait la définition légale de la grève mais celle-ci excluait les travailleurs ne pouvant justifier d’une retenue sur salaire, dont les journalistes pigistes. La CFDT a donc cherché des solutions pour la prise en compte de tous les travailleurs atypiques, tels que ceux non rémunérés à l’heure, et en particulier les plus précaires.

La CNAS a décidé d’adapter ses critères aux journalistes pigistes participant aux journées de grève à l’appel de la Confédération.

Cette mesure est rétroactive au 19 janvier : les pigistes adhérents ayant fait grève avant la mise en place des critères du 06/04 peuvent envoyer leur dossier pour les journées passées. 

MONTANT DE L’INDEMNISATION :

  • 7,70 euros par heure si je suis adhérent·e depuis plus de 6 mois avant le 19/01,
  • 3,85 euros par heure si je suis adhérent·e depuis moins de 6 mois.

QUELLES CONDITIONS POUR ÊTRE INDEMNISÉ·E ?

  • Avoir adhéré avant le 19 janvier 2023 (mais avoir adhéré depuis au moins 6 mois permet un plus fort montant d’indemnisation)
  • Être à jour de ses cotisations. 
  • Avoir cumulé un minimum de 6 h 45 de grève (3 h 23 si vous êtes à mi-temps) sur les dates de préavis CFDT. Cela peut être 6h45 sur une même journée ou 6h45 de grève cumulées sur plusieurs jours de mobilisation*. La journée d’absence des non-salariés est comptée pour une durée de 7h.
  • Faire parvenir par mail à votre syndicat votre NPA (numéro personnel d’adhérent·e CFDT) ainsi que :

Si vous êtes pigiste (paiement à la tâche) :

  • Une attestation sur l’honneur indiquant « a été en grève de telle à telle heure » (ou en grève une demi-journée ou en grève une journée) = pièce obligatoire 
  • Un élément permettant de prouver le statut de pigiste (fiche de paye ou carte de presse avec mention « pigiste ») = facultatif mais utile
  • Un mail adressé préalablement soit à son syndicat, soit à l’un de ses employeurs indiquant la volonté d’être en grève à telle date = facultatif mais utile. Attention, cette pièce ne sera demandée qu’à l’avenir, mais n’est pas demandée évidemment pour les journées ayant eu lieu avant la mise en place de cette procédure pour les pigistes.

Si vous êtes vacataire (audiovisuel par ex.) :

La vacation est prévue dans un planning. Si le planning a été modifié pour libérer un jour de mobilisation -grève, présenter les éléments de planning permettant de quantifier et justifier l’absence.

QUEL PROCESSUS ?

  1. Envoyez les pièces justificatives à votre syndicat en indiquant dans l’objet et le corps de votre mail « Caisse de grève pigistes ». La plupart des pigistes sont adhérents au SNME (snme@f3c.cfdt.fr) mais certains, dont les employeurs principaux en presse écrite sont basés en région, adhérent au S3C du territoire en question. En cas de doute vous trouverez ses coordonnées sur votre espace adhérent. C’est lui et seulement lui qui est habilité à en faire la demande. Attention : vous avez 6 mois pour déposer votre demande, à défaut elle sera rejetée pour dépôt tardif ! Vous pouvez déclarer toutes vos heures de plusieurs mois en une fois ou établir plusieurs demandes, au mois le mois.
  2. Le syndicat (SNME ou S3C) contresigne votre déclaration sur l’honneur et saisi le dossier CNAS en ajoutant bien la mention « Dossier pigistes,». Attention c’est bien votre syndicat seulement qui peut adresser votre dossier à la CNAS, n’envoyez donc rien directement à la CNAS.
  3. Après instruction des dossiers, la CNAS vire les sommes au syndicat, qui versera les indemnités aux adhérents.. 

* La carence de déclenchement de 6H45 signifie que si l’on fait grève au total moins de 6h45 sur la durée totale du mouvement, on n’est pas indemnisé du tout. Mais si on dépasse ce seuil, toutes les heures sont indemnisées, y compris les premières 6h45. 

Plus d’infos : pigistes@f3c.cfdt.fr

Les actualités

  • Déduction forfaitaire spécifique : non aux petits arrangements des employeurs avec la Sécurité sociale !

    Communiqué SNJ – SNJ-CGT – CFDT-Journalistes – SGJ-FO     Un cadeau empoisonné pour les journalistes, un cadeau tombé du ciel pour les patrons. En fin d’année 2022, la direction de la Sécurité sociale a mis un terme à la déduction forfaitaire spécifique, extinction réclamée par les syndicats de journalistes. Mais cette mort annoncée est aménagée…

  • La Fédération internationale des journalistes annonce suspendre l’Union russe des journalistes

    Depuis Bruxelles, le 22 février 2023, la Fédération internationale des journalistes (FIJ) annonce suspendre de ses instances l’Union russe des journalistes (RUJ) à la suite d’un vote du Comité exécutif mondial de la Fédération. L’adhésion du RUJ a été suspendue, avec effet immédiat, après que le Comité exécutif a approuvé une « décision provisoire d’expulsion », la…

  • Contre la réforme des retraites, le 7 mars, la mobilisation monte d’un cran

    Face à la surdité de la Première ministre quant à la contestation de la réforme des retraites, l’appel est lancé par l’intersyndicale pour mettre la France à l’arrêt, mardi le 7 mars. Depuis le 19 janvier dernier, la population ne cesse de démontrer sa très forte détermination à refuser le projet de réforme des retraites…

  • Journalistes ukrainiens sous les bombes : La FIJ lance un appel à la solidarité

    Le 24 février 2023, cela fera un an que la Russie a envahi l’Ukraine. Les Fédérations internationale et européenne des journalistes (FIJ/FEJ) lancent une nouvelle campagne de collecte de fonds pour soutenir les journalistes ukrainiens sur le terrain. L’Ukraine est devenue le pays le plus meurtrier pour les journalistes en 2022 avec 12 collègues tués…

  • Plan social à la Mutualité Française : les journalistes frappés de plein fouet

    L’annonce, le 14 février dernier d’un important plan social au sein de la Fédération Nationale de la Mutualité Française (FNMF) – avec à la clé la suppression de 62 postes d’ici juillet 2023, dont tous ceux des journalistes – a été un choc pour les élus du CSE qui dénoncent « la violence et la…