France Télévisions : les éditions d’Ici en grève

Mise à jour

Conflit à France 3 et FTR : les élus quittent la séance !


Ce jeudi 23 novembre, après lecture de la déclaration des élus, la Présidente de France Télévisions a voulu dérouler sa présentation de situation générale en accordant « deux secondes » (sic) au conflit en cours à France 3 et FTR.

Les élus lui ont demandé une date précise et rapide de reprise des négociations, par respect pour les salariés en grève. Réponse lapidaire : « le directeur du Réseau a la totalité de mon mandat, et il va le conserver ».
Après une suspension de séance, la présidente a proposé une éventuelle date de négociation vers la fin de la semaine prochaine.

Une provocation teintée de mépris pour les salariés. L’ensemble des élus et représentants syndicaux a donc quitté la séance. Face à cette absence de réponse et alors que les salariés ont entamé leur troisième semaine de conflit, les organisations syndicales ne peuvent accepter cette tentative délibérée de laisser ce conflit dégénérer.

Constatant le refus de la direction de reprendre rapidement les négociations, les organisations syndicales demandent aux pouvoirs publics de combler ce vide en désignant une personne extérieure à l’entreprise afin de mener une médiation.


Une grève pour défendre les éditions régionales

La grève qui impacte fortement les journaux régionaux Ici, dure depuis plusieurs semaines. « L’impact sur nos antennes est très important : près de 240 JT annulés soit 87% des éditions. Et le mouvement continue », faisait valoir, en début de semaine, l’intersyndicale CFDT, CGT, FO, SNJ et Sud dans un communiqué.

Dans ce texte, les syndicats tiennent d’abord à souligner « la magnifique mobilisation des salariés pour défendre leurs conditions de travail, retrouver le sens de leur métier et sauvegarder la crédibilité de leur antenne régionale. » Et de critiquer « la direction du réseau, en bon petit télégraphiste de la direction générale, a proposé de réduire les éditions Ici du soir à 30mn en incluant une page d’information nationale et internationale réduite à 7 minutes. Par ailleurs, la direction des programmes de FTV serait chargée de fournir un programme de comblement à 19h45. »

« Le seul objectif de cette direction semble être de sauver un projet imposé par la P-DG de FTV. Peu importe l’impact sur les salariés, sur nos missions de service public ou nos principes déontologiques et éditoriaux. »

Pour l’intersyndicale, « les propositions de la direction, faites sans conviction, ne sont pas à la hauteur de la mobilisation des salariés. » Les syndicats insistent : ils réitèrent à la direction leur demande d’un moratoire sur les tranches d’information nationale et internationale le temps de remettre à plat le projet. Et appellent les salariés à poursuivre leur mobilisation dans la plus grande unité.

Les actualités

  • Levée de la censure contre Médiapart:  une victoire pour la liberté d’informer !

    Le tribunal judiciaire de Paris a levé, ce mercredi 30 novembre à 15 h, l’ordonnance qui empêchait Mediapart de publier sa nouvelle enquête sur le maire de Saint-Etienne et qui aura été interdite pendant 13 jours. La justice a donc tranché, annulant ainsi l’ordonnance du tribunal judiciaire de Paris dénoncée comme une « censure »…

  • Recours contre la censure : les syndicats de journalistes et la FIJ aux côtés de Mediapart

    Le SNJ, le SNJ-CGT, la CFDT-Journalistes et la Fédération internationale des journalistes (FIJ) se portent, ce vendredi 25 novembre 2022, intervenants volontaires aux côtés de Mediapart. Le site d’information en ligne demandera en effet aujourd’hui devant le tribunal judiciaire de Paris l’annulation de l’interdiction de publier de nouvelles révélations sur Gaël Perdriau, le maire de…

  • Mediapart : Une attaque sans précédent contre la liberté de la presse

    Suite à la censure de Médiapart, voici une tribune que CFDT-Journalistes et la F3C-CFDT cosignent ce mardi 22 novembre : Nous, sociétés de journalistes, associations de défense du droit à l’information, organisations et collectifs de journalistes, médias, dénonçons avec force la décision du tribunal judiciaire de Paris de faire injonction à Mediapart de ne pas publier…

  • Censure: la CFDT-journalistes solidaire de Médiapart, victime d’une procédure-bâillon

    Le tribunal judiciaire de Paris interdit à Médiapart, « sous astreinte de 10 000 euros par extrait publié », de publier la suite de son enquête sur le maire de Saint-Etienne, Gaël Perdriau.Fin août 2022, le site d’information et d’investigation en ligne avait révélé un chantage à la sextape contre le premier adjoint au maire.  Ce dernier, le centriste Gilles Artigues, ancien député, avait été filmé à son…

  • Inadmissible : un journaliste de La Montagne essuie des propos racistes de la part d’un élu

    Alors qu’il était en reportage, Malik Kebour, journaliste à La Montagne, a fait l’objet de réflexions racistes de la part d’un élu local, mercredi 16 novembre 2022, rapporte son journal. Sur le ton de ce qu’il estime être « une plaisanterie », le maire d’une commune lui a en effet demandé s’il avait bien ses…