Le photojournaliste palestinien Loay Ayyoub doit obtenir son visa pour venir à VISA pour l’image !

Signez la pétition « Visa pour l’image : Loay Ayyoub doit pouvoir recevoir son prix à Perpignan » que nous portons en intersyndicale !

Le journaliste palestinien Loay Ayyoub pourra-t-il venir recevoir le Visa d’or de la Ville de Perpignan Rémi Ochlik, dont il est le lauréat cette année ? Invité à ce titre au festival de photojournalisme Visa pour l’image, qui se déroule du 31 août au 15 septembre 2024, il n’a pour l’instant pas pu obtenir de visa pour la France (lire l’article de Télérama).

Également nommé pour le prix Bayeux Calvados-Normandie des correspondants de guerre, notre confrère est aussi invité en France pour participer à cet événement, qui se déroule début octobre.

Avant de se réfugier en Egypte en février 2024, ce photographe a couvert pendant plusieurs mois pour le Washington Post les ravages causés par les bombardements massifs de la bande de Gaza par Israël. Il a documenté, avec d’autres, l’ampleur des massacres et des dégâts dont sont victimes les civils gazaouis. Depuis les attaques menées par le Hamas qui ont fait 1 199 morts israéliens le 7 octobre, ce sont plus de 40 000 Palestiniens qui ont perdu la vie.

Le travail de Loay Ayyoub et de ses collègues est d’autant plus crucial que ces derniers sont confrontés à une répression sans précédent. Comme viennent de le rappeler de nombreuses organisations de journalistes qui demandent des sanctions contre Israël à l’Union européenne, plus de 100 journalistes palestiniens ont été tués depuis le 7 octobre. Le Comité pour la protection des journalistes a pu établir qu’au moins cinq d’entre eux ont été ciblés. Des dizaines d’autres ont été arbitrairement arrêtés alors qu’Israël empêche les médias d’accéder librement à Gaza.

Ces attaques inédites rendent d’autant plus nécessaires le témoignage et la présence de Loay Ayyoub au festival Visa pour l’image. Les engagements de la France en matière de liberté de la presse comme en matière des droits de l’homme excluent toute tergiversation sur un visa pour notre confrère.

Nous demandons au ministère des Affaires étrangères de permettre au journaliste palestinien de venir recevoir en mains propres son prix à Perpignan et participer au prix Bayeux des correspondants de guerre.

Paris, le 29 août 2024.

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