Audiovisuel : alerte sur l’emploi !

En cette fin d’année 2024, la CFDT-Journalistes est particulièrement préoccupée par les annonces de suppressions de postes dans différents médias. Des cadeaux empoisonnés au pied du sapin dans nos télévisions et radio. La presse écrite n’est pas non plus en reste, mais sera l’objet d’une note ultérieure.


Le 6 décembre dernier, nos représentants CFDT de Canal+ ont appris, lors d’un CSE extraordinaire, la mise en place d’un plan social, concernant près de 250 postes de CDI, CDD, pigistes et intermittents. Cela lié à l’arrêt de la chaîne C8.


Chez BFM une restructuration se dessine avec la fermeture annoncée de BFM Paris (27 journalistes à reclasser) mais aussi les menaces sur les antennes locales de BFM Toulon, BFM DICI et BFM Grand littoral.


Le « pôle TV » d’NRJ n’est pas épargné avec un plan de sauvegarde de l’emploi à NRJ 12, suite à son départ de la TNT, et une vente qui se profile de Chérie 25. Au total et pour l’instant, une centaine d’équivalents temps plein pourraient disparaitre.

Chez Europe 2 et RFM, les radios musicales de Lagardère, une rupture conventionnelle collective est annoncée, en raison d’une baisse des audiences. 45 départs souhaités, dont 5 journalistes à Paris, et 11 journalistes en province.

A France Télévisions, la baisse annoncée du budget 2025 devrait faire disparaitre 180 ETP, c’est-à-dire 180 équivalents temps plein, sans doute essentiellement de CDD. Lire le liminaire du CSE du 19/12.

Pourtant, toutes ces rédactions travaillent déjà en temps normal à flux tendu ! Les conséquences vont être graves : pressions supplémentaires pour ceux qui restent, baisse de la qualité, baisse de l’offre, baisse de la proximité.

Même dans les rédactions qui vont procéder à des reclassements, ce sont autant d’emplois en moins sur le marché.


Nous craignons que ce cumul de menaces sur l’emploi ne soit que la face visible d’un iceberg au volume inconnu.


Face à ces plans sociaux et autres suppressions de postes, n’hésitez pas à nous indiquer les éventuelles menaces qui planent dans vos médias respectifs.
Nos connaissances de ces situations délicates nous permettrons d’intervenir, d’alerter et d’agir avant d’être mis devant le fait accompli.

Dans ce contexte préoccupant, nous vous souhaitons tout de même de bonnes fêtes de fin d’année.

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