Journalistes et lanceurs d’alerte : venez à la remise du prix L’Alerte à la Une le 2/12 et soutenez la MLA !

Vous pensez que les révélations des lanceur·ses d’alerte passent trop souvent inaperçues dans le débat public ?

Chaque année, des affaires retentissantes éclatent au grand jour grâce aux révélations inédites de lanceur·ses d’alerte et au travail d’investigation de journalistes. Pour mettre en avant cette collaboration essentielle à la démocratie, la Maison des Lanceurs d’Alerte a lancé en 2023 le Prix « Alerte à la Une ».

Pour cette édition, vingt-deux enquêtes, touchant à des domaines aussi variés que l’écologie, la corruption ou la santé, entre autres, ont été présélectionnées par un jury composé de représentant·es de plusieurs organisations : le Fonds pour une presse libre, le Syndicat National des Journalistes, leSNJ-CGT, la CFDT Journalistes, The Signals Network et la Fédération Internationale des Journalistes. Ces enquêtes ont été choisies pour leur rigueur, leur impact et parce qu’elles respectent l’esprit du Prix « Alerte à la Une ». Découvrez les candidatures ➔

Une seule enquête sera récompensée… Curieux·ses de savoir laquelle ?Rejoignez-nous le 2 décembre prochain, dès 19h, au TLM, et découvrez-la avec nous !

Au programme : remise du prix « Alerte à la Une » et échanges passionnants dans un cadre festif. Plus d’infos à venir !


Vous êtes conscients du travai remarquable mené par la Maison des lanceurs d’alerte ? Soutenez-la !

Trois ans après la loi Waserman : combler le vide laissé par l’État

Promulguée il y a trois ans, la loi Waserman a marqué une étape importante pour la protection des lanceur·ses d’alerte en France. Elle a élargi la définition du statut, renforcé les mesures de protection, interdit les représailles et prévu un soutien financier devant les tribunaux. Sur le papier, la France dispose aujourd’hui de l’un des cadres les plus protecteurs d’Europe.

Mais dans les faits, l’État n’a pas mis en place les moyens humains et financiers indispensables pour que la loi soit réellement appliquée. Beaucoup de lanceur·ses d’alerte ne savent pas vers qui se tourner, et les autorités désignées comme compétentes manquent de moyens pour traiter les signalements et offrir un accompagnement psychologique, juridique et financier. Le Défenseur des droits lui-même, dans son rapport bisannuel, souligne les limites persistantes du dispositif et la difficulté pour les institutions de répondre efficacement aux besoins des lanceur·ses d’alerte.

Aujourd’hui, dans un contexte politique tendu où la démocratie et ses contre-pouvoirs sont fragilisés, les lanceur·ses d’alerte se retrouvent démuni·es face à des procédures abusives, sans protection réelle. Ils et elles dénoncent des atteintes à l’intérêt général, mais ne constituent toujours pas une priorité pour les pouvoirs publics.

Face à ce vide institutionnel, la Maison des Lanceurs d’Alerte agit !

Seule association en France dédiée exclusivement à la protection des lanceur·ses d’alerte, la MLA offre un accompagnement gratuit, indépendant et pluridisciplinaire, afin que celles et ceux qui signalent des faits contraires à l’intérêt général ne soient pas seul·es et réduit·es au silence.

Cependant, notre action repose sur des ressources limitées !
Nous avons besoin de vous pour continuer à avancer !

Dans un contexte où l’État se désengage, le soutien citoyen devient vital. Faire un don à la MLA, c’est choisir d’agir concrètement pour la démocratie.

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    Le tribunal judiciaire de Paris interdit à Médiapart, « sous astreinte de 10 000 euros par extrait publié », de publier la suite de son enquête sur le maire de Saint-Etienne, Gaël Perdriau.Fin août 2022, le site d’information et d’investigation en ligne avait révélé un chantage à la sextape contre le premier adjoint au maire.  Ce dernier, le centriste Gilles Artigues, ancien député, avait été filmé à son…