De nouveau condamné lourdement en appel par la justice algérienne, notre confrère Christophe Gleizes doit être libéré

C’est un choc, d’autant plus dur que les dernières semaines étaient porteuses d’espoir. Christophe Gleizes a été condamné le 3 décembre 2025 par une cour d’appel algérienne à sept années de prison, notamment pour « apologie du terrorisme ». Le Syndicat national des journalistes (SNJ), le SNJ-CGT, la CFDT-Journalistes et le SGJ-FO tiennent à lui apporter tout leur soutien.

C’est la même lourde peine qui avait été prononcée en première instance le 29 juin. Le SNJ, le SNJ-CGT, la CFDT-Journalistes et le SGJ-FO font part de leur consternation. Les excuses sincères de notre confrère de 36 ans, entré en Algérie avec un visa de tourisme et non pas de journaliste, n’ont donc pas été entendues. Ignoré également, son appel à la clémence. La justice algérienne ne lui pardonne toujours pas sa rencontre avec un dirigeant de club accusé de « terrorisme » par le pouvoir.

Il faut pourtant rappeler que Christophe Gleizes, journaliste sportif collaborateur des magazines So Foot et Society, n’a toujours fait que son métier, et avec la plus grande intégrité, seulement guidé par sa passion pour le football algérien.

Le journalisme n’est pas un crime, et sa place n’est pas en prison. Le SNJ, le SNJ-CGT, la CFDT-Journalistes et le SGJ-FO demandent donc au président algérien de bien vouloir prononcer la grâce de notre confrère, comme il a pu le faire récemment avec Boualem Sansal, afin de rendre Christophe au plus vite à ses proches, et lui permettre de retrouver son métier.

Paris, mercredi 3 décembre 2025

Les actualités

  • Avec CFDT journalistes pour relever les défis

    Voici la motion adoptée à l’issue de l’assemblée générale des Journalistes CFDT qui s’est tenue en visioconférence les 10 et 11 décembre 2020. A l’issue des travaux, un nouveau Conseil national et un nouveau bureau ont été élus.   Pas si facile d’être journaliste en 2020 ! Crise sanitaire, crise démocratique, crise économique, les journalistes…

  • Lyon, intersyndicale : « Cette profession, que l’on dit parfois difficile à mobiliser, s’est levée »

    Mardi 24 novembre, 3000 à 4000 personnes ont manifesté à Lyon devant l’ancien Palais de justice. L’intersyndicale des journalistes a ouvert le rassemblement avec une prise de parole à cinq voix, que nous partageons ici en intégralité. Chers amis et camarades, Paris, Saint-Etienne, Villefranche-sur-Saône, Clermont-Ferrand, Roanne, Annecy, Marseille, Lille, Montpellier, Toulouse, Rennes, Rouen, Niort, Brest,…

  • Fédérations européenne/internationale des journalistes : « La France piétine la liberté de la presse »

    Alors que le vote en première lecture de la loi “Sécurité globale” a réuni une majorité à l’Assemblée nationale en France, ce mercredi 24 novembre 2020, les Fédérations internationale et européenne des journalistes (FIJ-FEJ) exigent du Premier ministre français, Jean Castex, le retrait de trois articles de ce texte, et appellent les journalistes et les…

  • Loi Sécurité globale : le conseil de déontologie journalistique et de médiation « s’inquiète du risque de voir se généraliser censure et autocensure »

    Le Conseil de déontologie journalistique et de médiation (CDJM), organe indépendant d’autorégulation de la déontologie de l’information composé à parts égales de journalistes, de représentants du public, de diffuseurs, éditeurs et agences de presse, agit dans le but de renforcer la confiance entre la société et les professionnels de l’information. Il n’est pas dans son…

  • Samedi de forte mobilisation contre la loi sécurité globale

    « Même pas drones », « floutage de gueules »… Une vingtaine de manifestations ont réuni en France samedi 21 novembre des milliers de personnes contre la proposition de loi Sécurité globale (article 24, utilisation des drones…) et le Schéma national de maintien de l’ordre. CFDT Journalistes y était, parmi les organisateurs et les participants. L’article 24 a été…