Agressions de journalistes : il est temps de renforcer la loi

CFDT-journalistes soutient une proposition de loi déposée par le député Belkhir Belhaddad visant à renforcer la protection des journalistes.

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Samedi 15 janvier 2022 à Paris, une équipe de l’AFP qui couvrait une manifestation d’opposants au passe vaccinal a été violemment prise à partie par une foule haineuse.

Ces confrères rejoignent la trop longue liste des journalistes agressés lors de manifestations, mais aussi lors de reportages en contexte à priori plus « tranquille », du micro-trottoir sur un marché à une enquête / magazine en milieu rural en passant par un meeting politique. Ce phénomène est inacceptable et doit cesser.

Protéger les journalistes

Depuis le printemps 2021, CFDT-Journalistes travaille avec le député de Moselle, Belkhir Belhaddad (LREM) à l’élaboration d’une proposition de loi visant à mieux protéger les journalistes.

Actuellement, si un journaliste n’est pas grièvement blessé (si ce sont des violences volontaires avec une ITT inférieure ou égale à 8 jours) son agresseur ne risque qu’une amende courante (tribunal d’instance, pas tribunal judiciaire, 750€ maximum). Cela peut conduire à banaliser cette violence.

Le code pénal prévoit à l’article 222-12 des peines alourdies quand les violences sont commises sur un certain nombre de personnes : magistrat, avocat, gendarme, policier, agent de sécurité privé, pompier, gardien d’immeuble, enseignant, agent d’un exploitant de réseau de transport public de voyageurs, toute personne chargée d’une mission de service public, professionnel de santé, mais aussi prostituée, etc. L’agression devient alors immédiatement un délit quelle que soit la gravité des blessures et la plus petite peine encourue (celle sans ITT ou avec ITT<8 jours) passe alors à cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende.  Les journalistes ne font pour l’heure pas partie de cette liste. Les faire entrer dans le cadre de ces professions « protégées » serait un alignement logique sur ce que la loi prévoit pour d’autres personnes reconnues comme ayant un rôle public dans notre société.

Le texte déposé à l’Assemblée nationale

Le texte a été déposé le 21 décembre à l’Assemblée nationale. Il est soutenu par la majorité et nous souhaitons vivement qu’il soit examiné d’ici la fin de la mandature. Alors que les tensions sont fortes en France, que s’approchent des échéances électorales importantes et que l’Europe nous presse d’agir, CFDT Journalistes appelle l’ensemble des parlementaires à s’en saisir et voter en sa faveur.

Parce que les journalistes ne sont pas des punching-balls, parce que la presse est un vecteur important de la démocratie, ensemble, protégeons les journalistes.

A Paris, le 17 janvier 2022

Procès de Tarascon : la justice doit considérer les violences contre les journalistes comme des délits

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Au CNMJ, les nouveaux risques du métier en débats

Emoi après l’agression de Christian Lantenois

Stop aux agressions de journalistes lors des manifestations

Droit voisin : les syndicats de journalistes demandent une rémunération encadrée par la gestion collective

Dans un communiqué commun, CFDT-Journalistes, SGJ-FO, SNJ et SNJ-CGT demandent une rémunération encadrée par la gestion collective à « part équitable ». Pour CFDT-Journalistes, ce ne sont pas dans les entreprises que devront être négociées les conditions de rémunération, mais bien au niveau des branches professionnelles. Voici le communiqué :

La loi de juillet 2019 instituant un droit voisin au profit des éditeurs et des agences de presse prévoit qu’une « part appropriée et équitable » des sommes collectées soit reversée aux journalistes.

Alors que la loi offre aux éditeurs la possibilité de se regrouper au sein d’un organisme de gestion collective (OGC), face à la force de frappe représentée par les GAFAM, rien de tel n’est prévu pour les journalistes.

Les éditeurs ont, à juste titre, mis à profit ces dispositions, pour mettre sur pied un tel OGC dont la direction a été confiée à Jean-Marie Cavada. Les organisations syndicales représentatives de journalistes – SNJ, SNJ-CGT, CFDT-Journalistes et SGJ-FO – considèrent que l’efficacité, tout comme l’équité, commandent que symétriquement, la part revenant aux journalistes soit collectée et répartie par un OGC comparable.

Cet organisme existe et travaille avec les journalistes depuis plusieurs décennies, assurant déjà la gestion collective des droits de près de 15 000 journalistes : c’est la Scam (Société civile des auteurs multimédia).

C’est pourquoi nous demandons que la gestion de la part des droits voisins revenant aux journalistes soit confiée à celle-ci et qu’il nous apparaît essentiel, dès à présent, de faire part de cette position collective et unitaire aux organisations patronales de la presse ainsi qu’aux autorités concernées, gouvernement et Parlement.

Paris, le 14 janvier 2022.

A La Provence, 650 salariés ne veulent pas se trouver otages d’une querelle juridique entre deux investisseurs

A La Provence, les 650 salariés de la rédaction, des fonctions support, du portage de journaux, de la régie… appellent par le biais de leur intersyndicale dont la CFDT  fait partie, (qui dispose d’une section, d’un élu, d’un délégué syndical et d’un représentant syndical), à l’ouverture des deux offres déposées en vue du rachat de 89% des parts de l’entreprise par NJJ d’un côté, la holding de Xavier Niel (actionnaire minoritaire à hauteur de 11%), et CMA CGM, le leader marseillais du transport maritime, de l’autre.

La vente, qui doit s’opérer dans le cadre de la liquidation du groupe Bernard Tapie, est conduite par le liquidateur Me Brouard, qui avait lancé un appel d’offres portant sur le prix de rachat bien sûr, mais aussi sur le projet social et économique.

L’ouverture des offres reportée

Les offres sont déposées devant le tribunal de Bobigny depuis plus d’un mois, où le juge commissaire doit les ouvrir. Sauf qu’il a annoncé récemment le report de l’ouverture des plis sine die… Car les deux repreneurs potentiels se sont déjà lancés dans une bataille devant les tribunaux.

Le 11 janvier, le tribunal de commerce de Marseille, que le liquidateur avait saisi en référé en ce sens, a demandé la suspension de la clause de préférence dont dispose Xavier Niel, en tant qu’actionnaire minoritaire, afin de permettre à l’offre de CMA CGM d’avoir la possibilité de se présenter sans être retoquée par le conseil d’administration.

NJJ doit faire appel de ce jugement devant la cour d’appel d’Aix. La société de Xavier Niel est en outre toujours bénéficiaire d’un droit de préemption.

Les salariés ont très peur de se trouver otages d’une querelle juridique entre ces deux investisseurs, tous deux très désireux d’acquérir le titre.

Ils demandent à avoir accès aux offres, quelles que soient les procédures en cours et le droit légitime de chacun à faire valoir ses droits. Et ce pour pouvoir peser dans le choix du meilleur projet, non pas pour rembourser l’Etat mais surtout pour assurer l’avenir de La Provence, et de ses 650 salariés, dont 180 journalistes qui assurent au quotidien l’information de tout un territoire.

Emmanuel Macron : « Comme je suis optimiste pour la France, je suis optimiste pour la presse »

C’est en comité restreint que se sont déroulés les vœux aux associations, organisations et syndicats de presse, mardi 11 janvier 2022 au Palais de l’Elysée à Paris.

Le Président de la République, Emmanuel Macron, y a plaidé en faveur d’une presse libre, forte et indépendante, mais aussi d’une presse de qualité, qui prenne le temps de vérifier et recouper les informations pour lutter contre les « infox », répondre au complotisme et à enfermement algorithmique. Il venait de recevoir le rapport « Les Lumières à l’ère numérique » de la commission Bronner.

Selon la tradition, c’est le président de l’Association de la Presse Présidentielle qui a d’abord présenté ses vœux au Président de la République n’hésitant pas, dans son discours, à le titiller quelque peu sur des thématiques comme le « secret des sources » parfois mis à mal, le « secret d’Etat » trop souvent utilisé pour justifier un manque de transparence, déplorant aussi que dans notre République, des médias puissent être poursuivis pour « violation du secret des affaires » ou que le modèle économique des entreprises de presse soient trop fragile face aux GAFAM.

Mais en premier lieu, il a bien sûr été évoqué la situation d’Olivier Dubois, journaliste pigiste retenu en otage au Mali pour lequel le Président de la République a affirmé « le soutien de la Nation », expliquant, sans donner de détails, que les services de l’Etat sont « pleinement mobilisés » pour obtenir sa libération.

« Distinguer le vrai du faux »

Dans le contexte sanitaire et politique actuel, « jamais le besoin d’une presse forte et indépendante n’a été aussi justifié » a estimé le Président de la République, évoquant une presse qui sait « distinguer le vrai du faux » et « raconter le monde de manière éclairée » : dans le contexte pandémique, Emmanuel Macron estime ainsi que « sans le travail de la presse, la vague des fausses informations aurait été plus puissante et plus dangereuse ».

Le Chef de l’Etat a aussi évoqué l’engagement du pays pour la défense des droits de l’Homme dans le monde, citant entre autres l’initiative Marianne pilotée depuis l’Elysée et rappelant que sur 400 Afghans protégés par la France, un tiers sont des journalistes ; il a aussi rappelé le « combat pour toutes les libertés, y compris celles de la caricature et de la satyre (…) qui sont au cœur de l’Histoire de France et de la liberté de la presse ». L’occasion de préciser que la Maison du Dessin de presse, dont le projet était porté par Georges Wolinski avant son assassinat dans les locaux de Charlie Hebdo le 7 janvier 2015, verra prochainement le jour à Paris, dans le 6e arrondissement.

Estimant encore que « la presse est un bien commun qui relève de l’exigence démocratique et citoyenne », Emmanuel Macron a rappelé que depuis 2020, ce sont 483 millions d’euros qui ont été versés au soutien de la filière presse.

Et d’espérer, avant de souhaiter une bonne année à chacun, que 2022 sera une année de combat pour la réhabilitation de l’information documentée avant de conclure : « Comme je suis optimiste pour la France, je suis optimiste pour la presse ».


Les propositions de CFDT-Journalistes pour des actions concrètes

En marge de cette cérémoinie, CFDT-Journalistes a remis à la ministre de la Culture et de la Communication, Roselyne Bachelot, ainsi qu’au cabinet d’Emmanuel Macron une note revendicative sur les « actions concrètes possibles à court terme pour améliorer concrètement le travail des journalistes »:

LUTTER CONTRE LA PRECARITE ECONOMIQUE ET SOCIALE

  • Donner des moyens pour lutter contre le travail illégal dans la profession (journalistes rémunérés en autoentrepreneurs ou droits d’auteur au lieu du salariat, cf loi Cressard) et les contrats précaires non autorisés (CDD à répétition, CDDU) : Nommer des inspecteurs du travail dédiés à ces salariés et ces fraudes, créer une cellule interministérielle Culture+Travail, rappeler la loi aux éditeurs.
  • Accorder une dérogation aux règles internationales de sécurité sociale pour permettre à environ 500 correspondants à l’étranger de médias français, vivant à l’étranger, de bénéficier de la sécurité sociale française et de sortir de l’angoisse de la maladie, l’accident, la grossesse, la vieillesse après une carrière au service de l’info des Français.

AFFIRMER LE ROLE DEMOCRATIQUE DES JOURNALISTES

  • Dire stop à la montée de la violence envers les journalistes en soutenant la priorisation de la loi portée par le député LREM de Moselle Belkhir Belhaddad, ajoutant les journalistes dans la liste des victimes de violences volontaires amenant des circonstances aggravantes.
  • Tout entreprendre pour la libération d’Olivier Dubois, otage au Mali.

SOUTENIR UNE INFORMATION DE QUALITE

  • Soutenir le projet de loi protégeant les lanceurs d’alerte (cf PPL Wasermann) et lutter contre son détricotage en cours au Sénat sous la pression des lobbies : les lanceurs d’alerte sont des informateurs précieux pour les journalistes et doivent être protégés.
  • Faire entrer les syndicats de salariés dans le paritarisme de la CPPAP pour que l’attribution des aides à la presse prenne en compte la connaissance de l’intérieur des salariés.

A lire aussi, les autres sujets sur lesquels planche CFDT-Journalistes :

Lanceurs d’alerte : CFDT-Journalistes écrit aux Sénateurs

Par mail, CFDT Journalistes s’est adressé aux Sénateurs afin de soutenir la proposition de loi sur les lanceurs d’alerte, que certains amendements risquent d’affaiblir considérablement. Voici ce courrier :

Madame, Monsieur le Sénateur

Dans le cadre de votre mission parlementaire, vous allez être amené à vous prononcer sur les propositions de loi n°4375 et 4398 qui concernent les lanceurs d’alerte ; ces propositions de loi devant transposer la directive (EU) 2019/1937 adoptée en 2019.

CFDT-Journaliste, membre de la Maison des lanceurs d’alerte, s’inquiète d’un certain nombre d’amendements, adoptés en commission des lois, qui ne prennent pas la mesure des enjeux et pourraient, s’ils étaient adoptés, réduire singulièrement la portée de ce texte.

La proposition de loi sur la protection des lanceurs d’alerte portée par le député Sylvain Waserman est en effet issue de plus de deux années de mobilisation de la société civile. Elle a été adoptée à l’unanimité des groupes politiques en première lecture à l’Assemblée nationale, et porte en elle l’espoir d’un réel renforcement des droits des lanceurs d’alerte.

Cette loi est d’une importance cruciale pour notre pays. Elle doit permettre de protéger celles et ceux qui se soucient de l’intérêt général et nous alertent sur les crises sanitaires, sociales et écologiques en cours et à venir.

Vous avez aujourd’hui le pouvoir de changer la donne en proposant des amendements qui rétablissent les avancées votées unanimement par l’Assemblée.

À la veille de la présidence française du Conseil de l’Union européenne, peut-on sérieusement envisager que la France ne respecte pas ses engagements européens en adoptant de telles dispositions ? Elle se doit au contraire donner l’exemple.

Vous remerciant de votre attention, veuillez agréer, Madame, Monsieur le sénateur, l’expression de nos sincères salutations.

A Paris, le 6 janvier 2021

Pour le bureau national de CFDT-Journalistes
Laurent Villette
Secrétaire national.

Les aides postales et fiscales à la presse enfin conditionnées à la présence de journalistes

A l’issue d’un an de concertations entre le ministère de la Culture et les organisations syndicales de journalistes et d’éditeurs viennent d’être entérinées des conditions plus strictes pour l’accès aux aides postales et fiscales à la presse, qui devra pour cela justifier d’un contenu de nature journalistique et produit effectivement par des journalistes professionnels. Le décret du 21 décembre 2021 modifiant l’article D18 du Code des postes et des communications électroniques constitue un vrai pas en avant, auquel la CFDT-Journalistes et la F3C-CFDT ont contribué activement par leurs propositions et leur vigilance constante tout au long des débats.

La nouvelle écriture du décret n’apporte pas de réponses à l’ensemble des revendications de la CFDT notamment la limitation du recours en volume aux agences ou les critères d’appréciation par la CPPAP des tailles de rédaction justifiant l’octroi des aides. Cependant, cette version nous paraît de nature à être un outil potentiellement plus efficace que le texte précédent en vue de garantir à la fois le contenu journalistique des titres percevant des aides à la presse et le respect du droit du travail.

Un lien entre contenu journalistique
et auteurs journalistes

La CFDT est satisfaite que sa proposition de rédaction du décret établissant un lien entre contenu journalistique et auteurs journalistes (ils étaient précédemment distincts) ait été retenue. Selon ce texte, il n’est plus possible de prétendre recourir, pour des contenus journalistiques, à des contributeurs non salariés ou à des contributeurs salariés non journalistes. La rédaction est ainsi rétablie comme le lieu unique de production de l’information journalistique « maison » (ce à quoi s’ajoute les achats aux agences). Ce décret apparait comme un outil supplémentaire de lutte contre le recours illégal à l’autoentrepreneuriat ou le paiement en droits d’auteur qui sont un fléau actuellement dans la profession.

A partir de sa mise en application le 24 juin 2022, les titres en question (les journaux et écrits périodiques présentant un lien direct avec l’actualité) devront : 
> Présenter un contenu original composé d’informations ayant fait l’objet d’un traitement à caractère journalistique, notamment dans la recherche, la collecte, la vérification et la mise en forme de ces informations.
> Ce traitement, qui peut être apporté par des agences de presse agréées au sens de l’ordonnance du 2 novembre 1945, est réalisé par une équipe rédactionnelle composée de journalistes professionnels au sens de l’article L. 7111-3 du code du travail. 
> La composition de cette équipe est appréciée en fonction de la taille de l’entreprise éditrice, de l’objet de la publication et de sa périodicité » (Alinéa I de l’article D18).

Cela semble en effet ubuesque, mais jusqu’à maintenant un titre de presse écrite n’avait pas besoin de justifier qu’il employait vraiment des journalistes pour bénéficier de tarifs postaux et de conditions fiscales avantageux. Seuls les SPEL (services de presse en ligne) d’IPG (information politique et générale) devaient justifier d’au moins un journaliste professionnel. C’est le recours aux chargés de contenu, et non journalistes, chez Sciences et Vie (Reworld Média) qui avait poussé la ministre Roselyne Bachelot à confier une mission sur la question à Laurence Franceschini, conseillère d’Etat, présidente de la CPPAP.

La CFDT-Journalistes et la F3C-CFDT soulignent également le retrait de la dérogation un temps imaginée pour la presse technique et professionnelle, qui ne se serait alors pas vue appliquer ces critères. Il s’agit d’une reconnaissance de la nature pleinement journalistique de ces publications et du rôle capital assuré par les journalistes professionnels au sein de ces titres. Ce décret clarifie, en creux, la place des experts dans les titres de presse recevant des aides publiques, mais qui ne peuvent en aucun cas être pris en compte dans la composition de la rédaction.

Enfin, la CFDT-Journalistes et la F3C-CFDT soulignent avec satisfaction l’ajout d’une « clause de revoyure » dans deux ans ainsi qu’elles l’avaient proposé. Nous réitérons par la même occasion notre demande d’entrée dans la CPPAP afin que cette instance soit paritaire au sens commun du terme et afin qu’elle puisse bénéficier, dans ses appréciations, du regard des représentants des salariés, qui sont les producteurs de l’information.

Enfin, ce texte sera précisé par un autre concernant les seules publications de presse d’information politique et générale, et qui définira des seuils chiffrés. La CFDT attend une fermeté dans leur définition.

La nouvelle écriture du décret n’apporte pas de réponses à l’ensemble des revendications de la CFDT notamment celle concernant l’équilibre qui doit être recherché entre l’attribution d’une aide financière et la nécessité de respecter ou d’établir des dispositions sociales ou celle relative à la limitation du recours en volume aux agences, et n’intègre pas non plus de précisions sur les critères d’appréciation par la CPPAP des tailles de rédaction. 

Cependant, cette version nous paraît de nature à être un outil potentiellement plus efficace que le texte précédent en vue de garantir le contenu journalistique des titres percevant des aides à la presse, tout en rappelant qu’un contenu journalistique est forcément réalisé par des journalistes au sens de la loi.

La dernière modification, qui lie véritablement contenu journalistique et auteurs de ce contenu, et qui est apparue conséquemment à une proposition de reformulation par la CFDT, constitue pour nous une avancée significative par rapport aux versions précédentes débattues depuis un an. Selon ce texte, il n’est plus possible de prétendre recourir, pour des contenus journalistiques, à des contributeurs non salariés ou à des contributeurs salariés non journalistes. La rédaction est ainsi rétablie comme le lieu unique de production de l’information journalistique « maison » (ce à quoi s’ajoute les achats aux agences), étant bien entendu que font partie de la rédaction les journalistes multi-employeurs. Ce décret apparait comme un outil supplémentaire de lutte contre le recours illégal à l’autoentrepreneuriat ou le paiement en droits d’auteur qui sont un fléau actuellement dans la profession.

Par ailleurs les contributeurs salariés non journalistes gardent leur place pour ce qui est de contributions non journalistiques, mais ne peuvent en aucun cas compter dans la composition de la rédaction. 

45 journalistes ont été assassinés à travers le monde en 2021, déplore la Fédération internationale des journalistes

En 2021, 45 journalistes et professionnels des médias ont été assassinés   dans 20 pays.

« Les journalistes sont ciblés de manière croissante par ceux qui veulent faire taire les messagers », rappelle la Fédération internationale des journalistes (FIJ, dont CFDT Journalistes est membre) à l’heure de dresser, comme tous les ans, sa triste liste annuelle de journalistes et de professionnels des médias tués dans l’exercice de leur métier.

Ce chiffre représente l’un des plus bas bilans depuis que la FIJ a commencé à publier des rapports annuels sur les journalistes tués dans l’exercice de leur profession. On déplorait ainsi 65 journalistes tués en 2020.

L’Asie en tête de la liste macabre

On y constate que la région Asie-Pacifique est en tête de la macabre liste régionale avec 20 assassinats, devant les Amériques (10), l’Afrique (8), l’Europe (6) et le Moyen-Orient et le Monde arabe (un seul). Un accident mortel a également coûté la vie à deux journalistes en Iran.

« Si cette diminution est une bonne nouvelle, elle n’est qu’un maigre réconfort face à la violence continue qui a coûté la vie à des journalistes dans des pays comme l’Afghanistan (9), le Mexique (8), l’Inde (4) et le Pakistan (3) », souligne encore la FIJ.

« Cela apporte également une preuve supplémentaire à un constat récurrent : les journalistes et les travailleurs des médias sont le plus souvent tués pour avoir dénoncé dans leurs médias la corruption, la criminalité et les abus de pouvoir dans leurs communautés, villes et pays. »

« Ces 45 collègues que nous avons perdus cette année nous rappellent le terrible sacrifice que les journalistes du monde entier continuent de faire pour servir l’intérêt public et nous leur restons à jamais redevables, ainsi qu’aux milliers d’autres qui ont payé le prix ultime », souligne pour sa part Anthony Bellanger, le secrétaire général de la FIJ.

Une violence qui monte en France

Si aucun meurtre de journaliste n’a – heureusement – été commis en France contre des journalistes, on ne peut que déplorer – et s’inquiéter – de la violence qui monte dans le pays envers les professionnels de l’information qui se retrouvent confrontés, quasi quotidiennement, aux insultes, aux menaces, voire aux coups de la part d’une minorité d’extrémistes agités par la propagande de populistes adeptes des « fakes news ».

Une situation que ne cesse de dénoncer CFDT-Journalistes, qui soutient une proposition de loi visant à aggraver les peines pour les auteurs d’agressions envers les journalistes.

Rétrospective – Une année 2021 de mobilisations CFDT-Journalistes

L’année 2021 fut dense en actualité syndicale. Les 120 articles postés sur notre site ne sont qu’un aperçu des positions que nous prenons, des combats que nous menons dans les entreprises, des avancées des négociations avec le ministère de la Culture… Des nouvelles conditions des aides à la presse à la réécriture du Schéma national de maintien de l’ordre en passant par notre grand débat avec Julia Cagé  et Benoit Huet concernant la gouvernance des médias, l’aide sociale aux pigistes, nos focus sur la place des femmes chaque 8 du mois, et évidemment la campagne carte de presse, redécouvrez un an de mobilisation des journalistes CFDT.

Décembre 2021

21/12 – Procès de Tarascon : la justice doit considérer les violences contre les journalistes comme des délits

20/12 – Aide sociale pigistes : un tableau pour s’y retrouver !

18/12 – Aide sociale pigistes : les critères sont assouplis !

17/12 – CCIJP : bienvenue aux nouveaux élus CFDT en commission et au secrétariat général

16/12 – Instrumentalisés par les lobbies, les sénateurs détricotent la loi sur la protection des lanceurs d’alerte

16/12 – Reporters d’Envoyé Spécial agressés par un propriétaire terrien : les syndicats de journalistes parties civiles au procès

16/12 – La CFDT-Journalistes signataire de la tribune d’“Informer n’est pas un délit” sur la concentration des médias

09/12 – Vous gagnez moins de 2000€ net ? Vérifiez que vous bénéficiez bien de la prime inflation !

08/12 – Abstention, désintérêt : faut-il réformer l’élection à la CCIJP ?

08/12 – Le 8 du mois – Sexisme dans les organisations et les contenus de la presse écrite : ne pas en rester au constat ! (Haut Conseil à l’égalité)

06/12 – Campagne présidentielle : la violence n’a pas le droit de cité

06/12 – Nouveau schéma national du maintien de l’ordre : des avancées pour les journalistes

05/12 – 24h pour voter CFDT à la CCIJP !

02/12 – Télétravail : la CFDT du groupe EBRA signe l’accord « Vivre ensemble au sein de l’entreprise »

02/12 – 20 Minutes : des faits de « harcèlement » et « discrimination » d’un salarié handicapé retenus par l’inspection du travail

Novembre 2021

30/11 – Licenciement – Des indemnités supplémentaires pour les journalistes avec la Commission arbitrale !

22/11 – 2è tour élections CCIJP – Bernadette Chamonaz : « Pourquoi je suis candidate CFDT »

19/11 – Victoire de la solidarité : le journaliste afghan Elyaas Ehsas éligible au droit d’asile en France

18/11 – Au Monde, la CFDT demande un 14e mois exceptionnel pour saluer l’investissement des salariés

17/11 – Presse magazine et presse hebdomadaire régionale : des augmentations de salaire bien modestes

17/11 – Virgin/RFM (Lagardère) : du PGE au PSE !

17/11 – CFDT Journalistes soutient la proposition de loi du député Sylvain Waserman sur les lanceurs d’alerte

16/11 – Contre les violences sexistes et sexuelles, la CFDT mobilisée avec #NousToutes

16/11 – Réfugiés afghans : « Face à l’horreur, face à l’urgence, un changement de politique s’impose »

08/11 – Finis les comportements sexistes au travail : tolérance zéro à Radio France

02/11 – La France doit soutenir la convention FIJ contre l’impunité des assassins de journalistes

Octobre 2021

22/10 – Forte hausse des tarifs de pige au Figaro !

17/10 – L’exploitant agricole ayant agressé des journalistes d’Envoyé Spécial devant le tribunal de police

12/10 – Projet de PSE chez Virgin Radio et RFM : 30 postes de journalistes menacés

11/10 – Laurent Berger : « Les journalistes sont un des vecteurs de la démocratie. »

10/10 – Election à la Commission de la carte : dès le premier tour, votez CFDT !

08/10 –Le 8 du mois : quelle place des femmes parmi les photographes et photographies de presse ?

08/10 – Le Prix Nobel de la paix attribué aux journalistes d’investigation Maria Ressa et Dmitri Mouratov

03/10 – Représentativité syndicale chez les journalistes : la CFDT affiche la plus forte progression

Septembre 2021

29/09 – Spécial Assises du journalisme – En entreprise, la CFDT se mêle aussi d’écologie

22/09 – Pigistes, vous avez subi la crise Covid ? Vous n’avez qu’un mois, à partir du 30 septembre, pour demander l’aide sociale de l’Etat

20/09 – Quand les complotistes confondent journalisme et propagande

19/09 – Les journalistes pris pour cibles : l’éducation aux médias est une priorité

16/09 – Un journaliste de Reporterre condamné pour avoir fait son travail ? Inadmissible pour CFDT-Journalistes

16/09 – Logement, soutiens bénévoles : voilà comment nous, journalistes, pouvons concrètement aider les journalistes afghans exilés en France

12/09 – Aide sociale Covid de l’Etat aux pigistes : enfin bientôt ouverte !

10/09 – Tous à Tours du 29/09 au 1er/10 pour les Assises du journalisme ! Présence de Laurent Berger, et invitation des adhérents CFDT

Août 2021

31/08 – Afghanistan : l’intersyndicale journalistes reçue au Ministère des Affaires étrangères

30/08 – Journalistes afghans : Rassemblement de soutien mardi 31 août à 12h30 à Paris

25/08 – Le temps presse pour mettre en sécurité les journalistes Afghans !

20/08 – Afghanistan : les journalistes dans le viseur des Taliban

07/08 – Manif antivaccin : stop aux agressions de journalistes

Juillet 2021

30/07 – Réforme de l’assurance chômage : le livre noir de la CFDT

28/07 – Volteface sur les aides à la presse : le ministère de la Culture entend mieux les patrons que les syndicats

27/07 – La loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881 a 140 ans !

24/07 – Etudiants en journalisme : quels droits pendant vos stages d’été ?

24/07 – Les journalistes, maillons de l’Etat de droit : ce que prépare l’Europe

23/07 – Lanceurs d’alerte : proposition de loi du député Waserman

22/07 – Groupe EBRA : quand la culture du non-dit confine au mépris du lecteur !

20/07 – Logiciel espion Pegasus : face aux ingérences, redoublons de vigilance !

08/07 – VIDEO. Grand débat avec Julia Cagé et Benoît Huet. « Et si on tentait la cogestion ? »

08/07 – Congé paternité : journalistes, ne passez pas à côté de vos droits !

Juin 2021

23/06 – Tous derrière les pigistes pour refuser le statut d’autoentrepreneur

22/06 – 76 jours de captivité pour Olivier Dubois. Nous n’oublions pas notre confrère

22/06 – Victoire CFDT pour les précaires : le Conseil d’Etat retoque la réforme de l’Assurance chômage :

18/06 – Europe 1 en grève : et si on écoutait les journalistes plutôt qu’espionner leurs AG ?

06/06 – Lanceurs d’alerte : « Trois semaines plus tard, je perdais mon travail »

02/06 – Pour une loi protégeant davantage les lanceurs d’alerte : journalistes, signons l’appel !

Mai 2021

28/05 – DIF : Journalistes, ne perdez pas vos droits à la formation !

28/05 – Il est grand temps de relancer le dialogue social dans toutes les branches de la presse et des médias !

26/05 – International – Emprisonnement de Roman Protasevich en Biélorussie, mais aussi Palestine, Iran, Chine, Brésil… : les échos des syndicats de journalistes dans le monde

24/05 – Loi Sécurité Globale : le Gouvernement désavoué

23/05 – Journalisme et écologie : échangeons le 2 juin entre journalistes adhérents CFDT

20/05 – Risques du journalisme : 5 raisons de revoir la CNMJ 2021

18/05 – La CFDT-Journalistes rejoint la Maison des lanceurs d’alerte

15/05 – Propriété des médias : et si on tentait la cogestion ? Le 26 mai, grand débat CFDT-Journalistes avec Julia Cagé et Benoît Huet

10/05 – Pologne, Hongrie… : en Europe, construire des médias indépendants pour contrer l’ingérence politique

09/05 – Relations entre la presse et les forces de l’ordre : la commission Delarue rétablit les équilibres

08/05 – Le 8 du mois – Nécessaires accords égalité pro : focus sur celui négocié à Bayard Presse

06/05 – Vaccination : nous demandons que les journalistes fassent partie des personnes prioritaires

05/05 – Enlèvement du journaliste français Olivier Dubois au Mali : solidarité des syndicats de journalistes

04/05 – Morgan Large, Nadiya Lazzouni : pour le ministère de l’intérieur, ces journalistes n’ont pas besoin de protection policière !

03/05 – Presse magazine : les salariés méritent des augmentations !

Avril 2021

30/04 – Nouveaux risques : rencontre avec Jacqueline Papet, cofondatrice de la Conférence nationale des métiers du journalisme

30/04 – 3 mai – Journée mondiale de la liberté de la presse : solidarité avec tous les journalistes victimes, merci à ceux qui les soutiennent

30/04 – 1er mai : visio avec Laurent Berger et Marylise Léon pour tous à 10h30

29/04 – 90% des journalistes de 20 Minutes en grève

27/04 – Journalistes et manifestants : Gérard Fumex relaxé au nom de la liberté d’informer

26/04 – Fin des aides aveugles à la presse :  la ministre de la Culture fait le bon choix, avec l’obligation d’emploi de journalistes. Mais attention aux dérogations !

17/04 – Filialisation de Faut pas rêver, Télématin, Des racines et des ailes, Thalassa…. Attention danger !

17/04 – Echobox, la mauvaise recette de France Télévisions pour faire du click sur Facebook

16/04 – Le groupe EBRA confond règlement intérieur et charte déontologique

15/04 – Décret pigistes : il est temps , employeurs, d’assumer vos responsabilités

13/04 – Une protection est demandée au ministre de l’intérieur pour deux journalistes gravement menacées

12/04 – Grèce : assassinat d’un journaliste, sur fond de dégradation de la liberté de la presse

08/04 – Egalité salariale femmes-hommes : participez à l’enquête de la Fédération internationale des journalistes !

06/04 – Soutien à deux journalistes menacées en Bretagne, appel à manifester ce 6 avril

04/04 – Faux CLP, vrai journaliste ? Un abus qui peut coûter cher !

02/04 – La retraite de Plantu : Bonne route, Jean, toi le compagnon syndical de route !

Mars 2021

31/03 – Conditionner les aides à la presse : les propositions de CFDT-Journalistes

24/03 – Journalistes et forces de l’ordre : constats et propositions à la commission Delarue

24/03 – Education aux médias : vers une certification des journalistes intervenants

24/03 – Amende requise pour un journaliste considéré comme un manifestant

23/03 – Journalistes en TPE, votez pour un syndicat qui agit, votez CFDT !

22/03 – Conseil de déontologie : un espace de dialogue unique, soutenu par la CFDT-journalistes

08/03 –  8 mars : Journalistes, débusquons les stéréotypes de genre

04/03 – 8 mars : Toutes et Tous pour l’égalité et la parité dans nos rédactions

04/03 – Stupeur et solidarité après l’agression de notre confrère photographe

Février 2021

28/02 – Article 24 de la loi « sécurité globale » : CFDT-Journalistes adresse une lettre ouverte aux sénateurs

24/02 – Je suis venu te dire que je m’en vais : ces journalistes qui quittent la profession…

17/02 – Chez NRJ, vraie activité partielle ou travail dissimulé ?

17/02 – En Biélorussie : un procès hautement symbolique

09/02 – Déontologie journalistique : « Valeurs actuelles » allergique à la critique

Janvier 2021

29/01 – Lettre ouverte à la ministre de la culture : il faut rétablir la Délégation à la photographie !

26/01 – Grève à l’Equipe : la direction doit retirer son projet de PSE

22/01 – Examinée au Sénat, la loi Sécurité globale toujours objet de manifestations

13/01 – Préavis de grève à France Télévisions : non à la régionalisation à marche forcée 

11/01 – Liberté d’informer : Julian Assange doit être libéré !

11/01 – En 2021, journalistes, rejoignez la CFDT !

Procès de Tarascon : la justice doit considérer les violences contre les journalistes comme des délits

CFDT-Journalistes, le SNJ et le SNJ-CGT étaient, lundi 20 décembre 2021, parties civiles au procès de l’agriculteur ayant agressé des journalistes lors d’un reportage.

Le prévenu, un gros exploitant local, répondait devant le tribunal de police de Tarascon de « violences légères » envers une équipe de reporters du magazine de France 2 Envoyé Spécial qui enquêtaient sur l’exploitation de travailleurs saisonniers dans le sud de la France en 2020.

Reporters d’Envoyé Spécial agressés par un propriétaire terrien : les syndicats de journalistes parties civiles au procès

A l’audience, le prévenu a refusé obstinément de reconnaître des violences pourtant filmées par les journalistes victimes et ne s’est pas excusé, expliquant son geste par un accès  « de colère » !

Son avocat a comparé les faits à d’autres violences légères comme celles qui consistent « à arroser une personne avec un tuyau d’arrosage » ou  « ébouriffer quelqu’un sans son consentement (sic) ».

Le président du tribunal, qui a visionné les images du reportage d’Envoyé Spécial  a, lui, donné une tout autre vision de l’agression, la décrivant comme « violente tant physiquement que verbalement. Si vous vouliez faire peur aux journalistes, et bien vous avez réussi votre coup, ils ont eu très peur », a t’il estimé.

Ne plus tolérer de tels actes de violence

Pour le représentant du ministère public, qui a réclamé 700 € d’amende contre l’exploitant agricole soit quasiment le maximum prévu par la loi (750€), ce dossier aurait dû être jugé devant un tribunal correctionnel car le fait de foncer sur les journalistes avec un véhicule 4X4 de 2 tonnes qui représente une arme par destination aurait pu blesser plus grièvement notre confrère.

L’avocat des syndicats de journalistes (SNJ – CFDT-Journalistes – SNJ-CGT)  a demandé au tribunal de condamner l’intéressé à 1 € symbolique et aux entiers dépens de l’instance au nom des agressions répétées contre une profession de plus en plus menacée en France et de l’atteinte intolérable faite à la liberté de la presse.

Nous syndicats de journalistes, dénonçons ces violences inadmissibles et nous demandons à la justice de les considérer comme des délits qui sont susceptibles d’être poursuivis devant un tribunal correctionnel et non comme des contraventions de simple police.

Le nombre dagressions ne cesse de croître et nous ne pouvons plus tolérer de tels actes de violence à l’égard des journalistes qui ne font que leur métier, celui dinformer et d’éclairer légitimement les citoyens.

Dans une démocratie, la liberté dinformer librement est une garantie de progrès. La bafouer, cest interdire le libre accès à une information éclairée et certifiée.

CCIJP : bienvenue aux nouveaux élus CFDT en commission et au secrétariat général

CFDT Journalistes félicite ses nouveaux élus à la CCIJP (Commission de la Carte d’Identité des Journalistes Professionnels), qui viennent de prendre leurs fonctions lors de l’assemblée générale CCIJP du 16 décembre 2021, suite à leur élection du 7 décembre.

Yoann Labroux-Satabin, journaliste pigiste, élu CSE à La Vie, membre du comité de groupe Le Monde,  et Frédérique Thiollier, journaliste secrétaire de rédaction, déléguée syndicale et secrétaire du CSE de Bayard Presse, succèdent ainsi à Isabelle Bordes et Hakima Bounemoura. Ces élus sortantes se sont investies pour la profession durant respectivement trois mandats et deux mandats, sans posture et avec ténacité, en particulier pour que soient reconnues les spécificités des précaires. La CFDT-Journalistes salue leur engagement sans faille.

Nos nouveaux élus tiennent à porter les valeurs CFDT au sein de cette instance, dans un esprit ouvert et constructif, en bonne collaboration avec les autres représentants, toutes couleurs syndicales confondues, sans renoncer à faire vivre le débat au sein de la Commission de la carte.

Le fort taux d’abstention du dernier scrutin et les fréquentes incompréhensions sur le rôle de la CCIJP nécessitent en effet un travail de fond afin de réaffirmer avec force le rôle de ce haut lieu du paritarisme. La CFDT-Journalistes se donne pour objectif d’aller encore plus loin dans l’effort de transparence et de pédagogie, comme de renforcer l’équité de traitement entre les journalistes mensualisés et pigistes.

CFDT Journalistes se félicite également de l’élection de Yoann Labroux-Satabin comme Secrétaire général de la CCIJP (collège Journalistes) pour l’année à venir, représentant ainsi le syndicat au sein du Bureau de la Commission. La présence d’un pigiste à ce poste est une excellente nouvelle pour l’inclusion de toutes les réalités de la profession : c’était notre intention en présentant un journaliste non-mensualisé comme tête de liste.