Profession

  • Un décret paru le 13 avril 2023 réactive « l’expérimentation » des « CDD multi
    remplacements ». Jusqu’au 14 avril 2025, 66 secteurs d’activité vont pouvoir
    conclure ce type de contrat, contre 11 lors d’une précédente expérimentation.
    Parmi les secteurs d’activité concernés (filières où l’on utilise déjà beaucoup de contrats courts, ou celles où il existe des postes dits « en tension », difficiles et aux salaires bas), il y a désormais celui couvert par notre convention collective des journalistes.

    Le principe : une entreprise peut conclure un CDD ou un contrat de travail
    temporaire avec un salarié qui pourra ainsi remplacer plusieurs salariés à la suite.
    Cette expérimentation rompt donc avec les règles qui prévalaient en matière de recrutement d’un CDD, à savoir : 

    • être embauché pour un motif précis et pour un temps bien défini (remplacement pour maladie, maternité, surcroît d’activité….) et à défaut, le contrat de travail à durée déterminée conclu à cet effet doit être requalifié en CDI, 
    • conclure autant de contrats CDD qu’il y a de personnes à remplacer, 
    • verser une prime de précarité (10% du salaire brut perçu pendant le CDD), même si la personne enchaîne un autre CDD après un délai de carence.


    Il s’agit donc d’expérimenter, pour une durée de deux ans, le CDD multi-remplacements dans nos rédactions… là où la précarité s’est déjà largement développée au fil des ans, et où tous les procédés sont bons pour éviter d’embaucher des journalistes en CDI et pour rogner sur les piges.

    On imagine les conséquences sur la santé de collègues amenés à passer d’un poste à l’autre, sans interruption ; on imagine aussi les conséquences sur les conditions de travail au sein des rédactions soumises à ce régime.

    Cette « expérimentation » est en revanche pain béni pour les employeurs, qui auront encore moins de raisons d’embaucher de façon pérenne sur les postes vacants et ne devront plus payer la prime de précarité !

    Nous —  SNJ, SNJ-CGT, CFDT-Journalistes, SGJ-FO —  organisations syndicales représentatives des journalistes, exprimons notre rejet de ce nouveau recul social, et notre attachement au CDI, qui est, rappelons-le, la forme normale et générale de relation de travail.


    L’intersyndicale journalistes invite les sections de nos syndicats à être vigilantes sur l’utilisation qui pourrait être faite de ce nouveau cadeau aux employeurs dans leur entreprise, à dénoncer tout abus et à réclamer que le CDI soit la norme, comme le prévoit le droit du travail.

    Paris, le 8 juin 2023

  • Dans les 14 écoles de journalisme reconnues par la profession, l’information sur l’exercice du métier à la pige n’est pas uniforme. Certaines écoles misent tout sur l’apprentissage du synopsis, d’autres insistent sur la législation, d’autres enfin… ne proposent rien. Une lacune largement pointée par les étudiants de ces écoles, lors des deux journées d’États Généraux de la Formation et de l’Emploi des jeunes journalistes, les 3 et 4 octobre 2022, organisés par la Conférence des Écoles de Journalisme (CEJ).

    L’association Profession : Pigiste et les syndicats SNJ, SNJ-CGT et CFDT-Journalistes se sont mis d’accord pour rédiger conjointement un guide, que les écoles pourront diffuser auprès de leurs étudiants. Il est paru début juin. 2023.

    Ce guide n’est pas exhaustif : il se veut simple d’accès, pour ceux qui se lancent et ont besoin de comprendre l’essentiel. Mais parions qu’il sera aussi très utile à tous les employeurs de pigistes !

    A diffuser largement !

  • Huit formations sont habilitées par les partenaires sociaux pour délivrer les formations donnant accès au certificat de compétences de compétences professionnelles « Eduquer aux médias et à l’information ». On vous explique tout !

    Pour connaitre les droits à la formation des pigistes via l’AFDAS :

  • Comme chaque année, la CFDT-Journalistes sera présente aux 48h de la pige, qui se tiennent les jeudi 29 et vendredi 30 juin à Marseille, à l’EJCAM (Ecole de journalisme de Marseille, 21, rue Virgile Marron).

    Elle y tiendra un stand. Ses représentants interviendront dans certaines tables rondes et écouteront les débats. 

    Souhaitant que ce temps profite un maximum à tous, et consciente que cela représente un effort financier, qui se cumule avec l’effort de prendre sa/ses journées, la CFDT-Journalistes renouvelle son opération de soutien financier aux journalistes pigistes adhérents qui souhaitent y aller. Cela prendra la forme de remboursement des frais de déplacement (train seconde classe, hôtel… ) et de l’inscription aux 48h.

    Jusqu’à 100€/personne

    Pour maximum 10 personnes

    Nous nous réjouissons de nous retrouver prochainement à Marseille ! #fiersdetrejournalistes

    Programme des 48h sur le site de Profession : Pigiste

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  • Journalistes, syndiquez-vous !

    Vous avez été en contact avec des militants CFDT dans votre entreprise ? Ou avez découvert la CFDT via des reportages, dans des secteurs bien différents de ceux des médias, mais avez vu l’esprit qui préside à notre action ?

    Vous avez constaté la combattivité de la CFDT menée par Laurent Berger, notamment dans l’opposition à la réforme des retraites ? Vous avez compris combien un syndicat comme le nôtre peut être utile, pour apporter des infos précieuses, donner des conseils, négocier des accords, porter des positions et revendications ?

    La CFDT a besoin de vous. Que vous démarriez dans la profession ou que soyez un.e professionnel.le aguerri. Que vous ayez des soucis avec votre hiérarchie, vos droits, ou pas. Que vous ayez du temps à consacrer à l’action syndicale ou pas. Chacun est important.

    Journaliste de l’écrit, de l’audiovisuel, du numérique, précaire ou pas, vous avez en face de vous un syndicat qui écoute, qui dialogue, qui travaille sur les dossiers, et qui est ferme quand il le faut.

    Rejoignez-nous pour partager nos valeurs et la défense de notre métier.

    Si le collectif vous attire, vous pouvez aussi, si vous le souhaitez, vous impliquer, militer en défendant les autres, sur un plan individuel ou plus global. Une grande source de satisfaction !

    Quel que soit votre choix, on compte sur vous, pour asseoir encore davantage notre légitimité envers nos interlocuteurs à tout niveau.

    Alors, découvrez nos offres !

    COMBIEN ÇA COÛTE, D’ADHÉRER A LA CFDT ?

    La cotisation mensuelle est égale à 0,75 % de son salaire annuel net imposable, divisé par 12.
    Exemple : vous gagnez 2.000€ net/mois votre cotisation sera de 15€/mois. Vous bénéficierez ensuite d’un crédit d’impôt de 66 %. Votre cotisation réelle sera de 5,10€/mois.

    Téléchargez notre bulletin d’adhésion et renvoyez le à CFDT-Journalistes – 47/49 avenue Simon Bolivar – 75950 PARIS Cedex 19 ou à journalistes@f3c.cfdt.fr

    Vous ne connaissez pas bien l’action de la CFDT en faveur des journalistes ? Suivez nos réseaux sociaux Twitter et Facebook, où nous allons égrainer durant un mois de nombreux exemples de nos actions méconnues. Et abonnez-vous à notre newsletter.

    À la CFDT, nous défendons le collectif de travail en entier, et donc au sein d’une entreprise donnée, les journalistes sont membres du même syndicat que les salariés des autres métiers. C’est important. La CFDT a son instance interne dédiée à la défense des journalistes : la CFDT- Journalistes.

    • Elle porte des propositions concrètes auprès des ministères et des parlementaires pour renforcer l’indépendance et la sécurité des journalistes, la liberté de la presse, lutter contre la précarité, défendre les salaires et les conditions de travail.
    • Elle est à la table des négociations de branche (pour les augmentations de grilles de salaires avec les employeurs)
    • Elle siège dans toutes les instances paritaires de la profession : la CCIJP, la CDADV (commission du droit d’auteur et droit voisin), la Commission arbitrale des journalistes (licenciements après 15 ans d’ancienneté ou pour faute), aux conseils d’administration des écoles de journalisme, au CDJM (Conseil de déontologie journalistique et de médiation), dont nous sommes cofondateurs, à la CPNEJ (qui étudie les agréments des écoles reconnues), à Audiens (santé, retraite), l’AFDAS (formation)…
    • Les élus CSE y trouvent un appui fort pour connaître et défendre les spécificités des journalistes.
    • Les pigistes s’y fédèrent au sein du pôle pigistes.
  • En marge de la première réunion de NAO de la branche PHR, vendredi 12 mai 2023 à Paris, dans une déclaration liminaire, les organisations syndicales ont interpellé les patrons, pour les placer devant leurs responsabilités tant devant la réforme des retraites, que les problèmes de pouvoir d’achat des salariés de la branche. Voici ce texte :

    Depuis le 19 janvier, l’intersyndicale nationale interprofessionnelle se mobilise contre le report de l’âge de la retraite à 64 ans et l’accélération de l’augmentation de la durée de cotisation. Ses appels à la grève et aux manifestations ont rencontré un large écho dans la population, qui exprime très majoritairement le même rejet.

    Malgré cela, le gouvernement est resté inflexible, refusant d’examiner les nombreuses propositions faites par les organisations syndicales et usant de divers procédés pour limiter ou empêcher le débat démocratique.

    Après un 1er-Mai historique, l’intersyndicale appelle à une 14e journée de grèves et de manifestations le 6 juin.

    « Parce que nous sommes profondément attachés à notre système de retraites par répartition et au principe de solidarité, cette loi n’est pas acceptable et n’est en rien une réforme de justice sociale », insiste l’intersyndicale dans un courrier envoyé le 5 mai aux parlementaires.

    Nous – organisations syndicales CGC Presse, F3C-CFDT, Filpac-CGT, SGJ-FO, SNJ, SNJ-CGT, SNPEP-FO – réaffirmons notre opposition à cette loi sur les retraites et notre détermination à obtenir qu’elle ne soit pas appliquée.

    Mais, à l’occasion de cette réunion de NAO de la branche PHR, nous voulons également mettre devant vos responsabilités les organisations d’employeurs que vous êtes. Le système des retraites que nous voulons maintenir et renforcer répond aux principes de répartition et de solidarité. Son financement repose sur des cotisations qui doivent assurer une pension de retraite et un âge de départ décents pour toutes et tous.
    Or, divers dispositifs portent atteinte au niveau des cotisations, à commencer par les allégements de cotisations sur les bas salaires, dont usent et abusent les employeurs.

    Il en est de même pour les abattements de cotisations spécifiques aux journalistes, parfois appliqués sans consultation des premières concernées et premiers concernés.

    Nous rappelons aussi qu’un groupe important de PHR, Sogemedia, s’est cru autorisé à ne pas affilier les journalistes qu’il emploie à la retraite complémentaire, les lésant lourdement. Condamné en première instance et en appel à payer les cotisations afférentes, il vient de former un pourvoi contre cette décision.

    Le montant des salaires joue directement sur le niveau de cotisations, dont celles qui financent les retraites. L’absence de revalorisation des salaires dans de nombreuses entreprises et branches – ou à un niveau sans commune mesure avec l’augmentation des prix constatée – impacte directement le niveau de vie actuel des salariées et salariés de nos branches. Il hypothèque également leur niveau de vie futur, en dégradant le montant de leur future pension de retraite.

    A l’heure où s’ouvre cette NAO de la branche PHR, nous tenons à rappeler ces réalités, qui guideront nos revendications. Nous osons espérer que ces dernières sauront rencontrer votre sens des responsabilités, pour aboutir à des revalorisations salariales à la hauteur des enjeux.

    Paris, le 12 mai 202

  • Arman Soldin, journaliste coordinateur vidéo en Ukraine de l’AFP, est mort mardi 9 mai sur le front en Ukraine, tué par un tir de roquette russe. Il avait 32 ans. 

    Ce journaliste français, tombé au travail, à Tchassiv Yar, en périphérie de Bakhmout, était un homme talentueux, sensible, passionné, et drôle. Il menait une mission des plus dangereuses, mais aussi des plus nécessaires, à l’heure où les moyens de désinformation sont immenses, et où raconter les faits, en guerre, demande des professionnels aguerris, comme l’était Arman Soldin.

    « Être pris sous une pluie de Grad hier avec une bande de creuseurs de tranchées est probablement l’une des pires choses que j’ai vécues depuis que je suis en Ukraine, avec des roquettes qui explosent à moins de 50 mètres. Pure terreur » avait-il témoigné sur son compte Twitter quelques jours auparavant.

    Le SNJ, le SNJ-CGT, la CFDT-Journalistes et le SGJ-FO, organisations syndicales représentatives des journalistes en France, extrêmement choquées par cette nouvelle, apportent leur soutien à la famille et aux proches d’Arman Soldin. Nous invitons toute la profession à porter ses pensées vers notre confrère.

    Le SNJ, le SNJ-CGT, la CFDT-Journalistes et le SGJ-FO demandent à son employeur, l’AFP, ainsi qu’aux autorités compétentes, de tout mettre en œuvre pour éclairer les circonstances de son décès et à engager les démarches nécessaires pour que ce crime de guerre ne reste pas impuni.

    Nous témoignons également de notre soutien et de notre respect à l’ensemble des journalistes de l’AFP, meurtris par le décès de leur collègue, ainsi qu’aux centaines de reporters de guerre actuellement sur le front en Ukraine. Nous demandons à leurs employeurs de leur fournir tous les moyens nécessaires pour exercer leur mission tout en préservant leur vie et leur intégrité. 

    Rappelons qu’Arman Soldin est le troisième journaliste français tué dans sa mission d’information en Ukraine, après Frédéric Leclerc-Imhoff, le 30 mai 2022, et Pierre Zakrzewski le 14 mars 2022.

    Enfin, nous réitérons notre exhortation, depuis le début du conflit, à ce que cette guerre meurtrière cesse

    Le 10 mai 2023

  • Pris dans une tourmente médiatique sur ses pratiques sociales, Le Monde Diplomatique a mis en ligne un article dans lequel il répond à des articles de « Libération » et « Arrêt sur images », tout en mettant en cause la CFDT-Journalistes, récemment intervenue au sein de ce titre dans le cadre d’une négociation de protocole électoral.

    Dans son texte, le directeur du journal fait état d’une « une campagne de dénigrements ». Et d’expliquer : « à l’occasion d’élections syndicales destinées à remplacer les délégués démissionnaires, une responsable de la CFDT-Journalistes – qui ne dispose d’aucune implantation au Monde diplomatique – a tenté un coup d’éclat en accusant publiquement notre journal d’exploiter les journalistes pigistes précaires. Sans succès puisque la CFDT n’a pas trouvé le moindre candidat pour monter une liste électorale alors que la CGT faisait élire tous ses candidats. »

    Ces propos appellent une réponse ferme : la CFDT-Journalistes, organisation représentative tant en ce qui concerne la convention collective des journalistes (1480) que dans la presse magazine et la presse spécialisée, ne participe à aucune «  campagne de dénigrements » et n’agit que pour l’exécution du mandat qui lui est confié.

    Faire progresser les droits des travailleurs les plus précaires

    Comme dans toute les entreprises où elle intervient, elle pointe les inégalités et entend faire progresser les droits des travailleurs, surtout s’agissant des plus précaires.

    Peut-on en effet accepter que les journalistes pigistes, qui sont la richesse du Monde diplomatique en signant chaque mois une grande partie des articles du journal, reportages et enquêtes d’une grande qualité, n’aient aucune représentation, aucune voix du chapitre, alors qu’ils sont parfois rémunérés, ramené au temps passé, moins que le SMIC horaire ?

    Ces travailleurs précaires n’ont pas non plus accès aux œuvres sociales de l’entreprise, ni à l’intéressement.

    La CFDT a tout fait pour assouplir ces conditions (électorat et éligibilité), en vain. Ailleurs dans la presse, la place des pigistes parmi les représentants du personnel ne fait plus débat. C’est non seulement une question de justice, une nécessité démocratique, et une chance pour l’entreprise : partout où ils sont élus, les pigistes apportent un regard neuf, pragmatique, et sont de véritables alliés des titres, tant ils y sont attachés et contribuent, par leur savoir-faire, à leur pertinence. 

    L’action de la CFDT a alors permis de relever un problème majeur : la disproportion entre la place des journalistes rémunérés à la pige et la façon dont ils sont considérés. Elle est dans son rôle. Mais on comprend que cela ne plaise pas à la direction d’un journal qui se retrouve ainsi en contradiction avec les valeurs qu’elle dit porter.

    Nous avons formulé des propositions qui, espérons-le, verrons le jour avec ou sans nous

    Que la CFDT cherche à proposer sa voix, sa vision de la vie au travail dans un journal où elle n’a pas déjà des élus puisse étonner a aussi pour le moins de quoi… étonner, justement ! Quand on est une organisation syndicale, la première de France, obtenant des résultats pour les salariés, on souhaite formuler ses propositions à tous. Quand on constate des inégalités (comme la mauvaise répartition des richesses), déplorer et dénoncer est vain si on ne peut pas négocier, au sein des instances qui le permettent. Avoir des élus et donc des candidats est la première étape non pas vers le pouvoir mais afin de pouvoir agir.

    Le directeur du Monde Diplomatique indique que la CFDT n’a « pas trouvé le moindre candidat », et pour cause : des pigistes souhaitaient être candidats sous notre bannière, mais comme le reste des 115 pigistes, aucun ne passait les critères d l’éligibilité très stricts. Dommage pour ces personnes qui voulaient s’engager, portaient un véritable projet et n’ont pas pu le proposer !

    Quand bien même la CFDT ne présenterait pas de liste, intervenir dans un PAP est une mission qu’elle s’efforce d’exercer, ne serait-ce que pour vérifier si les règles sont respectées, au Diplo comme ailleurs.

    Alors, un échec ? Sans doute pas. Car nous avons formulé des propositions qui, espérons-le, verrons le jour avec ou sans nous (élection aux critères innovants pour la prise en compte des précaires,  vote électronique pour favoriser la participation des pigistes répartis à travers le monde, coconstruction de solutions avec eux via l’organisation d’une grande consultation…). Et surtout nous avons pu expliquer aux pigistes découvrant la situation qu’ils pouvaient conquérir des droits.

  • MERCI LAURENT !

    Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, a annoncé dans Le Monde son prochain départ, au 21 juin 2023. La perspective de son départ après plus de 10 ans à la tête de la Confédération, qu’il a conduit à devenir la première organisation syndicale de France, et dans un contexte de réforme des retraites où il n’a pas ménagé ses efforts, est un cap. Chez les militants CFDT-Journalistes, le sentiment de reconnaissance est immense.

    Déjà, Laurent Berger a été un inlassable interlocuteur des journalistes, leur accordé un nombre incalculable d’interviews, respecté leur travail. Chapeau au passage pour l’endurance à tenir les plateaux télé, studios de radio, et moult salles de rédaction (et reconnaissons-le, quel « bon client » !).

    Ensuite, il a été un allié pour les combats de notre union fédérale CFDT-journalistes, qui a trouvé chez lui les coups de pouce nécessaires pour faire avancer ses revendications.

    En octobre 2021, pendant la campagne CCIJP il expliquait sa vision du rôle des journalistes dans notre société, et son rapport personnel à la presse, lui qui a forgé sa conscience citoyenne notamment à la lecture de Ouest France.

    En septembre 2021, invité des Assises du journalisme, il débattait avec Valérie Masson-Delmotte, du GIEC, sur la nécessaire conciliation de l’urgence climatique et de la justice sociale (fin du monde et fin du mois) à l’heure où traiter ces deux enjeux concomitamment est aussi un défi journalistique.

    Nous avions alors passé un moment chaleureux avec lui, à parler notamment du défi qui consiste à oeuvrer syndicalement dans une profession bousculée et très atomisée et de mobiliser pour défendre nos conditions de travail et le sens du collectif.

    En décembre 2022 il donnait une chambre d’écho formidable à la mobilisation pour la libération d’Olivier Dubois et embarquait nombre de militants dans le sillage de l’opération bracelets de l’espoir avec CFDT-Journalistes et le Comité de soutien à Olivier Dubois.

    Ayant toujours à coeur de se nourrir du travail des militants de terrain, il a visité un certain nombre de sections en entreprises de presse. En février 2023 en visite à la section CFDT à Bayard Presse, particulièrement engagée pour la transition écologique, l’égalité femmes hommes, les pigistes… il rappelait que le syndicalisme ne connaît aucune solution miracle mais est fait de volonté, d’écoute, et de désir de collectif.

    Sur les manifs du 1er trimestre 2023 contre la réforme des retraites nos militants journalistes ont enfilé leurs baskets à ses côtés.

    Alors, c’est fini ? Non, encore deux mois avec Laurent Berger, avant une nouvelle aventure, dans la continuité, avec Marylise Léon.

    Son héritage est grand. Il laisse une CFDT forte, ayant le goût du débat, prouvant que le syndicalisme permet de faire avancer à la fois l’entreprise et les salariés, et qu’il favorise aussi l’émancipation personnelle. Donc avec tous les atouts pour durer.

    Et puis il laissera, entre autre, des livres pour longtemps inspirants, dont cette « Bible », le BA-ba de la lutte : se syndiquer ! A la CFDT bien-sûr, 1ere OS de France !


  • Dans le contexte de montée des violences sur les manifestations et des entorses régulières du Schéma national de maintien de l’ordre par certaines forces de l’ordre, la CFDT-Journalistes rappelle que la place des journalistes est clairement protégée par ce document officiel, adopté par le Ministère de l’Intérieur en décembre 2021. Rappel des principaux articles concernant les journalistes :

    Les forces de l’ordre doivent-elles me protéger ?

    OUI. « La présence des journalistes (…) permet de rendre compte des opinions et revendications des manifestants et de la manière dont elles sont exprimées, ainsi que de l’intervention des autorités publiques et des forces de l’ordre. (…) La sécurité physique des journalistes doit être garantie. » (Art. 2.2). 

    Et « Les journalistes pouvant eux-mêmes être ciblés par certains manifestants violents, ils ont la possibilité de se positionner, de manière dérogatoire, derrière les cordons des forces de l’ordre. En outre, ils peuvent porter des équipements de protection. » (Art. 2.2.3.4)

    Dois-je prouver que je suis journaliste ?

    OUI. « Afin de donner aux journalistes les moyens d’assurer ces missions, il est nécessaire (…) que ceux-ci puissent établir leur qualité de façon claire » (Art. 2.2). On peut présenter, au choix : sa carte de presse française (CCIJP), sa carte de presse internationale (FIJ) ou une attestation de son employeur (modèle en annexe du SNMO). (Art. 2.2.1). Par ailleurs il est autorisé mais pas obligatoire de porter un brassard presse ou tout signe distinctif (Art.2.2.2). 

    Tout journaliste peut-il intégrer la boucle de communication avec les forces de l’ordre ?

    OUI. « Un référent au sein des forces, présent sur le terrain, formé et spécifiquement disponible pour cette tâche, sera désigné pour toutes les manifestations publiques d’importance et un canal d’échange dédié mis en place avec les médias (…). Cette boucle de télécommunications (…) permettra de fournir des informations opérationnelles et de régler les difficultés rencontrées. Il permettra également de signaler les violences envers les journalistes afin qu’il y soit mis fin. Les journalistes peuvent faire librement la demande d’accès à ce canal dédié, qui leur sera automatiquement accordé.» (Art. 2.2.3.1),

    Peut-on m’interdire certaines zones ?

    NON. « Aux fins de couvrir le mieux possible la manifestation, les journalistes peuvent, à la différence des autres personnes présentes, circuler librement au sein des dispositifs de sécurité mis en place. » (Art. 2.2.3.2) 

    Suis-je obligé.e de m’écarter en cas d’intervention musclée ?

    NON (mais je ne dois pas gêner leur action). « Les journalistes peuvent continuer d’exercer leur mission lors de la dispersion d’un attroupement sans être tenus, à la différence des autres personnes présentes, de quitter les lieux, dès lors qu’ils se placent de telle sorte qu’ils ne puissent être confondus avec les participants à l’attroupement et ne fassent pas obstacle à l’action des forces de l’ordre. » (Article 2.2.3.3)

    Ces droits s’appliquent-ils en cas de manif “sauvage” ?

    OUI« Ceci s’applique tant aux manifestations déclarées qu’aux manifestations qui ont été interdites ou n’ont pas été préalablement déclarées » (Art. 2.2.3.3)

    Ces droits s’appliquent-ils à certains collègues non-journalistes ?

    OUI. L’article 2.2.1 prévoit une identification par les forces de l’ordre des « accompagnants (technicien, agent de sécurité…) ».

    Lire l’intégralité du SNMO : https://www.interieur.gouv.fr/sites/minint/files/medias/documents/2021-12/schema-national-du-maintien-de-l-ordre-decembre-2021.pdf

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    Zone de Texte: https://www.interieur.gouv.fr/sites/minint/files/medias/documents/2021-12/schema-national-du-maintien-de-l-ordre-decembre-2021.pdf
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