Carte de presse : conseils aux pigistes

Depuis les dernières élections à la Commission de la Carte d’Identité des Journalistes Professionnels (CCIJP), en décembre 2021, les représentants CFDT à la CCIJP sont :

Yoann Labroux-Satabin, journaliste pigiste, élu CSE à La Vie (Malesherbes Publications), membre du comité de groupe Le Monde, occupe le siège de titulaire au sein du collège journalistes de la commission de première instance. Il a aussi été élu secrétaire général de la Commission pour l’exercice 2022.

Frédérique Thiollier, journaliste secrétaire de rédaction, déléguée syndicale et secrétaire du CSE de Bayard Presse, occupe le siège de suppléante au sein de la même commission. Ils sont donc désormais vos interlocuteurs.

Yoann explique quel est leur rôle :

« En tant que commissaires, nous étudions toutes les premières demandes de carte, soumises à un double « visa » (patronal et journaliste) mais aussi les demandes de renouvellement qui nécessitent un examen approfondi. Pour ce dernier type de demande, tout avis réservé ou défavorable d’un commissaire renvoie automatiquement le dossier en commission plénière : un jeudi sur deux, l’ensemble des élus se réunissent pour débattre de ces cas « particuliers. » Interrogation sur les missions exercées, impact des revenus « hors presse », mode de rémunération… Le paritarisme et l’intersyndicale (parmi les titulaires, 5 élus SNJ, 2 élus SNJ-CGT, 1 élu CFDT) permettent de croiser les approches. La Commission nouvellement composée a l’avantage de compter sur plusieurs pigistes, au fait des situations particulières rencontrées par ces professionnels. »

LA CRISE SANITAIRE IMPACTE LES CALCULS

Certains journalistes ont perdu des revenus avec la crise. Comme la carte est attribuée en partie sur des critères de ressources, les élus CCIJP ont décidé depuis 2020 d’assouplir temporairement leurs conditions. Il faut normalement présenter plus de 50% de revenus issus de la presse (et en salaire) et que cette part dépasse 627 €. Depuis deux ans, si la moyenne est comprise entre 500 € et 627 €, le dossier est examiné avec attention. Si la moyenne est inférieure à 500€, l’activité exercée sur les derniers mois est regardée de près si elle est plus favorable au demandeur.

Pour les chômeurs indemnisés, une tolérance est également appliquée pour les titulaires de la carte demandeur d’emploi, jusqu’à la 3e année. Les élus CFDT ont également à cœur de maintenir parmi les cartés les journalistes les plus précaires qui continuent malgré tout à exercer la profession.

Par ailleurs l’aide sociale pigistes mise en place par le ministère de la Culture suite au Covid-19 est prise en compte par la CCIJP. Pour celles et ceux qui en auraient bénéficié et qui ont de faibles revenus presse, n’oubliez pas de la déclarer lors de l’envoi de votre dossier !

Pour contacter nos élus : ccijp@cfdt-journalistes.fr

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