Contre la réforme des retraites, le 7 mars, la mobilisation monte d’un cran

Face à la surdité de la Première ministre quant à la contestation de la réforme des retraites, l’appel est lancé par l’intersyndicale pour mettre la France à l’arrêt, mardi le 7 mars.

Depuis le 19 janvier dernier, la population ne cesse de démontrer sa très forte détermination à refuser le projet de réforme des retraites du gouvernement à travers les grèves, les manifestations mais aussi la pétition en ligne qui a dépassé un million de signatures.

Au fil des semaines, les sondages démontrent également une hausse de ce rejet massif puisque plus de 7 français sur 10 et 9 travailleurs et travailleuses sur 10 se disent opposés au projet de réforme.

Un mouvement social inédit

Ce mouvement social inédit par son ampleur est donc désormais ancré dans le paysage social. Le gouvernement, comme les parlementaires, ne peuvent y rester sourds.

 « Il faut que le gouvernement entende cette mobilisation profonde », estime Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT pour qui – et c’est important –  le 7 mars, ne sera « pas la prolongation du bordel qui s’est passé à l’Assemblée dans les rues » mais « la poursuite du mouvement syndical, orchestré et maîtrisé par les organisations syndicales ». Et d’expliquer : « On appelle à mettre le pays à l’arrêt, ce qui est différent d’un blocage. Le 7 mars il faut une mobilisation digne et respectueuse mais qui monte d’un cran ».

Les actualités

  • Baisse de l’indemnisation Sécu : double peine pour les pigistes en maladie

    C’est une dure conséquence du budget 2025 : à partir du 1er avril, l’indemnisation des arrêts maladie par la Sécurité sociale connaît une baisse importante pour les salariés du privé. Le plafond des salaires pris en compte – ceux qui servent à calculer ce que la personne doit toucher en maladie – passe de 1,8 SMIC (3243,24€ brut)…

  • France Télévisions : boycott du séminaire journalistes

    Ce mardi 25 mars, la direction de France Télévisions organise un séminaire sur le métier de journaliste. Sauf que la bonne idée sur le papier n’en est pas vraiment une, en y regardant de près. Ci-après, le communiqué intersyndical, qui explique pourquoi les syndicats n’iront pas. Séminaire journalistes : pourquoi nous n’irons pas, ou comment…

  • Est Républicain, Républicain Lorrain, Vosges Matin : motion de défiance contre le rédacteur en chef

    Durant quatre jours, de lundi 24 mars à jeudi 27 mars à midi, les salariés de l’Est Républicain, le Républicain Lorrain, et Vosges Matin (pôle ERV du groupe EBRA), sont appelés par les syndicats CFDT, CGT et SNJ à se prononcer en ligne et anonymement sur la confiance qu’ils portent ou non à leur rédacteur…

  • AFP : à l’étranger, des « free-lance » toujours plus précaires

    On pourrait penser que l’ambition d’une grande agence de presse comme l’AFP est d’améliorer sans cesse non seulement sa couverture de l’information, dans un contexte de désinformation globalisée, mais aussi la sécurité de ses journalistes. Or, parmi toutes les difficultés actuelles à l’Agence, il y a une catégorie de journalistes de l’AFP dont la situation…

  • SPIIL : signature de l’accord grille de classification. Une avancée, surtout pour les pigistes.

    C’est signé. Après deux ans de négociations, CFDT, CGT et SNJ signaient jeudi 13 mars 2025 avec le Spiil la première grille de classification et de barèmes minima de salaires, qui rentreront en application au 1er septembre 2025.  Syndicat patronal historiquement de la presse en ligne, aujourd’hui ouvert au print, le Spiil se définit aujourd’hui…