Soutenez la campagne FIJ « Femmes journalistes en zones de conflit : changer le récit, rester en sécurité »

Qu’elles couvrent des guerres ou des mouvements de protestation, les femmes journalistes travaillant dans les zones de conflit prennent des risques immenses au nom de la liberté d’informer. La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) et son Conseil du genre les mettent en lumière cette année dans le cadre de leur campagne autour de la Journée Internationale des droits des femmes, le 8 mars.

Dix femmes ont été tuées dans l’exercice de leurs fonctions en 2022, la plupart au cours de reportages effectués dans des zones de conflit.

Les femmes journalistes sont confrontées à des défis extrêmes lorsqu’elles couvrent les conflits, qu’il s’agisse d’attaques et de menaces militaires, d’intimidations policières, de surveillance ou de violences sexistes ordinaires. Leur sécurité est régulièrement mise en danger, et beaucoup ont développé leur propre stratégie pour rester en sécurité.

D’autres problèmes liés au travail se posent dans certaines régions du monde, comme l’absence de contrats de travail ou d’assurance, l’absence d’équipements de protection adaptés aux corps des femmes et le manque de formation à la sécurité, les lacunes en matière de sécurité numérique et les arriérés de salaire qui obligent de nombreuses journalistes à prendre des risques supplémentaires pour être payées.

Mais le reportage dans les zones de conflit et les zones de tensions est aussi une opportunité pour les femmes journalistes de changer le récit d’un conflit, de défier les stéréotypes de genre et de couvrir l’actualité différemment. Les voix des femmes sont essentielles pour comprendre pleinement une histoire. Parfois, être une femme devient même un atout pour accéder à certains lieux et contacter des sources.

PARTAGEZ LA CAMPAGNE

Téléchargez et partagez le visuel de la campagne en anglaisfrançais et espagnol sur les réseaux sociaux. Partagez les témoignages de femmes journalistes couvrant les conflits dans le monde entier. Utilisez les hashtags #WomenReportingConflicts #IWD2023 et identifiez @IFJGlobal sur Twitter, Facebook, Instagram et LinkedIn.

EXIGEZ LA RATIFICATION DE LA CONVENTION DE L’OIT C190

Faites campagne pour la ratification de la convention n°190 de l’OIT contre la violence et le harcèlement dans le monde du travail. En savoir plus sur ce que les syndicats peuvent faire pour encourager les gouvernements à ratifier la convention et agir au niveau national. 

Message clé pour les réseaux sociaux : La violence ne fait pas partie du travail. Les femmes journalistes méritent un environnement de travail sûr. Mettez fin à la violence au travail, ratifiez la convention C190 de l’OIT #RatifiezC190 #IWD2023

SOUTENEZ LA CONVENTION SUR LA SECURITE DES JOURNALISTES

Malgré de nombreux protocoles, directives et propositions, les journalistes sont toujours confronté.e.s à des menaces quotidiennes, et l’impunité continue d’aggraver la situation. Lisez la Convention internationale sur la sécurité et l’indépendance des journalistes dirigée par la FIJ et faites pression sur votre gouvernement et vos partis politiques pour qu’ils la soutiennent.

Message clé pour les réseaux sociaux : Les femmes journalistes ont besoin d’une convention internationale pour protéger leur sécurité. Soutenez la Convention sur la sécurité et l’indépendance des journalistes lancée par la FIJ. #IWD2023

LISEZ LES TEMOIGNAGES DE FEMMES JOURNALISTES (cliquez sur l’image)

Les actualités

  • Baisse de l’indemnisation Sécu : double peine pour les pigistes en maladie

    C’est une dure conséquence du budget 2025 : à partir du 1er avril, l’indemnisation des arrêts maladie par la Sécurité sociale connaît une baisse importante pour les salariés du privé. Le plafond des salaires pris en compte – ceux qui servent à calculer ce que la personne doit toucher en maladie – passe de 1,8 SMIC (3243,24€ brut)…

  • France Télévisions : boycott du séminaire journalistes

    Ce mardi 25 mars, la direction de France Télévisions organise un séminaire sur le métier de journaliste. Sauf que la bonne idée sur le papier n’en est pas vraiment une, en y regardant de près. Ci-après, le communiqué intersyndical, qui explique pourquoi les syndicats n’iront pas. Séminaire journalistes : pourquoi nous n’irons pas, ou comment…

  • Est Républicain, Républicain Lorrain, Vosges Matin : motion de défiance contre le rédacteur en chef

    Durant quatre jours, de lundi 24 mars à jeudi 27 mars à midi, les salariés de l’Est Républicain, le Républicain Lorrain, et Vosges Matin (pôle ERV du groupe EBRA), sont appelés par les syndicats CFDT, CGT et SNJ à se prononcer en ligne et anonymement sur la confiance qu’ils portent ou non à leur rédacteur…

  • AFP : à l’étranger, des « free-lance » toujours plus précaires

    On pourrait penser que l’ambition d’une grande agence de presse comme l’AFP est d’améliorer sans cesse non seulement sa couverture de l’information, dans un contexte de désinformation globalisée, mais aussi la sécurité de ses journalistes. Or, parmi toutes les difficultés actuelles à l’Agence, il y a une catégorie de journalistes de l’AFP dont la situation…

  • SPIIL : signature de l’accord grille de classification. Une avancée, surtout pour les pigistes.

    C’est signé. Après deux ans de négociations, CFDT, CGT et SNJ signaient jeudi 13 mars 2025 avec le Spiil la première grille de classification et de barèmes minima de salaires, qui rentreront en application au 1er septembre 2025.  Syndicat patronal historiquement de la presse en ligne, aujourd’hui ouvert au print, le Spiil se définit aujourd’hui…