Face aux menaces, injures et agressions, les journalistes ne doivent pas rester seuls

Dans cette période troublée, alors que la campagne électorale anticipée des législatives est aussi courte que rude, les journalistes sont trop souvent pris à partie par des militants de presque tous les bords.

Du côté du Rassemblement National, on leur promet de « s’occuper de leur cas » lorsque le parti d’extrême droite sera au pouvoir. La France Insoumise a stigmatisé certains d’entre eux par une campagne d’affichage lors de la campagne électorale pour l’élection européenne. Quant à la majorité, par la voix de la ministre de la Culture, Rachida Dati, elle remet en cause le travail des journalistes, les accusant d’avoir « favorisés la montée du RN » en mettant trop en avant les « contestataires »… ce qui revient à les désigner à la vindicte publique.

Cette situation est intenable pour les journalistes de terrain, trop souvent confondus avec quelques éditorialistes des chaînes d’information continue ou de media penchant à l’extrême droite. Nous le répétons haut et clair, les journalistes n’ont pas à pâtir de la violence qu’engendre la situation politique du pays.

La CFDT-Journalistes réaffirme qu’il ne serait se concevoir de démocratie sans une presse libre et indépendante, ainsi que par le travail des journalistes qui, en toute rigueur, effectuent leur travail de collecte de l’information dans le strict respect des règles déontologiques. Et demande que les journalistes intègrent la liste des métiers ou fonctions amenant des circonstances aggravantes quand ils sont victimes de violences physiques ou psychiques. Comme les élus, les enseignants, les gardiens d’immeuble…

La CFDT-Journalistes a déjà accompagné devant la justice, en se portant partie civile, des journalistes ayant été agressés lors de reportages.

Elle invite ceux de ses confrères qui seraient pris à partie à ne rien laisser passer et à déposer systématiquement plainte face à toute agression physique ou verbale, d’où qu’elle vienne, et à nous faire remonter les informations par mail à : journalistes@f3c.cfdt.fr

Membres de l’Observatoire français des atteintes à la liberté de la presse et du groupe de contact entre les représentants des journalistes et le Ministère de l’Intérieur, nous relaierons ces situations.

Vous trouverez ici en PDF l’affichette à accrocher dans vos rédactions.

Les actualités

  • « Laissez-nous accueillir nos confrères et consœurs palestiniens de Gaza », l’appel de plus de 400 journalistes francophones

    Dans une tribune adressée au Président de la République Emmanuel Macron, publiée lundi 8 septembre notamment par Le Monde, Libération, La Croix, L’Humanité, et soutenue par CFDT-Journalistes, plus de 400 journalistes francophones demandent à la France la levée de la suspension des évacuations des journalistes gazaouis qui le souhaitent et l’accès immédiat de la presse internationale…

  • Schéma national des violences urbaines : les journalistes doivent pouvoir exercer leur mission

    COMMUNIQUE INTERSYNDICAL SNJ / SNJ-CGT / CFDT-Journalistes / SGJ-FO Depuis quelques jours, l’ensemble de la profession dénonce le Schéma national des violences urbaines (SNVU), publié cet été en catimini par le ministère de l’Intérieur et la police nationale. Alors que la liberté de la presse est sacralisée dans la Constitution, le SNVU  enfonce un sérieux…

  • Les journalistes, persona non grata lors de violences urbaines !

    Les journalistes ne seront plus protégés ! Les journalistes ne pourront plus exercer leur métier ! Les journalistes risquent d’être évacués par la force ! Oui, sur le terrain de la contestation populaire, celle qualifiée par les autorités comme « violences urbaines », ils sont devenus indésirables. Le ministère de l’Intérieur vient en effet de dégainer en catimini un nouveau texte applicable dans le cadre des « violences urbaines ». Il s’agit d’un guide destiné aux seuls policier et nommé SNVU (schéma national des violences urbaines),…

  • Des aides à la presse qui n’emploie pas de journalistes, c’est grave !

    Le ministère de la Culture a publié le 2 septembre un décret modifiant une partie des critères de reconnaissance des titres de presse (print et web) par la CPPAP, reconnaissance qui donne droit à des avantages postaux, fiscaux, et à postuler à certaines aides directes à la presse. Alors qu’avait été introduite en 2022 l’obligation…

  • Minima conventionnels de salaires des journalistes entrés en vigueur au 1er septembre : Agences et Spiil

    Le 1er septembre 2025 sont entrés en vigueur les revalorisations des barèmes des salaires minimum dans le secteur des agences de presse ainsi que le barème nouvellement créé dans la presse indépendante (surtout pure players) avec le Spiil. Le résumé en quelques slides ! Relire notre communiqué au moment de la signature de l’accord avec…