En refusant d’accréditer un journaliste du Monde aux AMFIS, son université d’été, l’empêchant ainsi de couvrir cet événement politique, la direction de La France Insoumise met à mal la liberté de la presse et l’accès à l’information. Elle rejoint ainsi, hélas, des pratiques qui, jusque-là, étaient l’apanage de mouvements autoritaires d’extrême droite tels que le Front National puis le Rassemblement National.
Par ailleurs, en interdisant à ses membres de répondre aux demandes d’entretien de Libération, la direction de LFI se lance dans des méthodes fâcheuses que l’on pensait jusqu’à présent mises en œuvre uniquement par l’administration de M. Trump ou de M. Orban.
La CFDT-Journalistes a toujours dénoncé, en son temps, de tels agissements lorsqu’ils venaient de l’extrême droite. Elle continuera à le faire d’où qu’ils viennent. La liberté de la presse est une règle absolue. Le principe selon lequel un media choisit lui-même le journaliste chargé de couvrir l’activité de tel ou tel parti n’est pas négociable.
La CFDT-Journalistes apporte tout son soutien aux rédactions du Monde et de Libération, ainsi qu’à ses journalistes Olivier Pérou et Charlotte Belaïch, frappés par des oukases d’un autre temps.
