Le congrès de la Fédération internationale des journalistes en quelques tweets

Une délégation de la CFDT-Journalistes est présente à Oman, au congrès de la Fédération internationale des journalistes où les rencontres sont fructueuses. Petit résumé de ce congrès en quelques tweets :

 

Communiqué : Le journaliste Frédéric Leclerc-Imhoff (BFMTV) tué en reportage en Ukraine

Les organisations syndicales de journalistes SNJ – SNJ-CGT – CFDT-journalistes – SGJ-FO ont appris avec douleur la mort de leur confrère Frédéric Leclerc-Imhoff, tué ce lundi 30 mai en Ukraine.

Ils présentent leurs plus sincères condoléances à sa famille et ses amis, et partagent l’immense peine des collègues de Frédéric.

Journaliste reporter d’images, Frédéric Leclerc-Imhoff, âgé de 32 ans, travaillait pour la rédaction de BFMTV en tant que pigiste. Envoyé spécial en Ukraine sous contrat CDD, il effectuait un reportage dans la région de Severodonetsk quand il a été mortellement touché par un éclat d’obus. Il était accompagné par notre confrère Maxime Brandstaetter, qui travaille pour la même rédaction, et par Oksana Leuta, leur fixeuse. Maxime Brandstaetter a été blessé mais ses jours ne sont pas en danger.

Les syndicats SNJ – SNJ-CGT – CFDT-Journalistes – SGJ-FO exigent que les autorités mettent tout en oeuvre pour éclaircir au plus vite les circonstances précises de ce drame.

Depuis le début de l’invasion de l’Ukraine, en février, au moins 8 journalistes ont été tués en reportage. Cette spirale meurtrière contre les professionnels de l’information est insoutenable.

Réunis au 31e congrès mondial de la Fédération internationale des journalistes (FIJ) à Mascate (Oman) du 31 mai au 3 juin, le SNJ – SNJ-CGT – CFDT-Journalistes et SGJ-FO demandent donc de soutenir le projet de convention internationale des Nations Unies pour la protection des journalistes et des professionnels des médias, présenté par la FIJ, forte de ses 600 000 adhérents dans 150 pays.

Les auteurs des crimes qui visent des reporters de guerre ne peuvent rester
impunis.

Paris, le 30 mai 2022.

Aller le 7 mars au Panthéon, et 5 autres choses à faire pour la libération d’Olivier Dubois

Le 8 mars, cela fera 11 mois que le journaliste Olivier Dubois est otage au Mali, enlevé alors qu’il était en reportage à Gao. Vous vous sentez impuissant ?  

Voici 6 idées simples et faisables, pour contribuer à sa libération, à le faire connaitre, à soutenir ses proches, à faire monter vers lui l’espoir de le revoir, en espérant que cette rumeur lui parvienne. Chacun peut faire quelque chose, journaliste ou citoyen… ou les deux !

1. Aller devant le Panthéon le lundi 07 mars de 20h à 22h

Le portrait d’Olivier y sera projeté par Reporters sans frontières et un rassemblement organisé. Quiconque peut s’y rendre. Venez seul.e, avec vos proches, amis, collègues, contacts, faire masse ! Rendez-vous place du Panthéon, côté bibliothèque Sainte-Geneviève.

2. Suivre et partager les publications de son comité de soutien

Facebook : https://www.facebook.com/FreeOlivierDubois2021

Twitter : https://twitter.com/FreeOlivierDub1

Instagram : https://www.instagram.com/freeolivierdubois/?hl=fr

et utiliser le #FreeOlivierDubois

3. Diffuser cette vidéo

Elle est parfaite pour sensibiliser ceux qui n’ont jamais entendu parler d’Olivier Dubois.

3. Mieux le connaître pour mieux en parler

De nombreux articles ont été écrits sur lui, mais une émission musicale passée sur RFI en janvier – Couleurs Tropicales – l’a vraiment décrit de manière très vivante, grâce à sa compagne Déborah, qui nous raconte son parcours, ses valeurs et ses goûts éclectiques, de IAM à Joe Dassin, de Terry Gilliam à Albert Londres, en passant par la marche, les voyages, la cuisine, la Martinique, et bien-sûr le Mali.

4. Lui écrire un mail

Il lui sera remis à sa libération, et pour le moment fera chaud au coeur à ses proches, et les aidera à tenir le coup.

      freeolivierdubois@gmail.com

4. Etre solidaire aussi des deux autres journalistes otages au Mali

En lisant et diffusant ce communiqué commun d’organisations syndicales de journalistes malienne (Union nationale des journalistes du Mali – Unajom), françaises (SNJ, SNJ-CGT et CFDT-journalistes), et internationale (Fédération internationale des journalistes), ainsi que la Maison de la presse du Mali, au sujet d’Hamadoun Nialibouly et Moussa M’Bana Dicko, journalistes de radios locales également captifs actuellement.

MERCI !

Reporters sans frontières s’inquiète du sort des journalistes après l’invasion de l’Ukraine par la Russie

« Alors que les chars russes sont entrés sur le territoire ukrainien, les journalistes, premiers témoins, risquent d’être pris pour cibles », rappelle Reporters sans frontières. RSF appelle dès lors les belligérants et les organisations internationales « à assurer la protection des journalistes ».

En plus des journalistes locaux, plus de 1 000 correspondants étrangers seraient sur le terrain, selon les chiffres de l’armée ukrainienne qui délivre des accréditations. Cette situation inquiète RSF qui écrit, citant Jeanne Cavelier, la responsable du bureau Europe de l’Est et Asie centrale de RSF : « Nous connaissons les méthodes du pouvoir russe : les journalistes en sont des cibles privilégiées, comme c’est le cas en Crimée depuis l’annexion en 2014 et dans les territoires occupés par les séparatistes du Donbass soutenus par Moscou ».

En cas de conflit armé, les journalistes doivent être protégés au même titre que les civils, mais dans le cas de le cas russe, « la bataille se joue aussi sur le terrain de l’information », note RSF. « Au moins deux médias ukrainiens ont été la cible de cyberattaques : le site web de Kanal 5, chaîne de télévision détenue par l’ancien président Petro Porochenko, et le Kiyv Post, journal anglophone.

Lire l’intégralité du communiqué de RSF : Invasion de l’Ukraine par la Russie : les journalistes ne sont pas des cibles | RSF

Enfin, en Ukraine, l’ambassade de France a ouvert une cellule de crise – Conflit avec la Russie, à destination des Français se trouvant en Ukraine, comprenant une cellule de réponse téléphonique. La cellule de réponse téléphonique est joignable au +380 44 590 36 39.

A la suite des bombardements, l’espace aérien ukrainien a été fermé à compter du 24 février. « Il est recommandé jusqu’à nouvel ordre de rester à l’abri compte tenu des risques entraînés par tout déplacement à l’intérieur du pays », indique l’Ambassade.

Le journaliste afghan Elyaas Ehsas enfin reconnu « réfugié » en France !

Sept ans après avoir dû fuir son pays, le journaliste afghan Elyaas Ehsas obtient enfin l’asile en France et peut désormais envisager d’y reconstruire sa vie.

« J’ai reçu hier une réponse positive de l’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides, NDLR). Je suis officiellement réfugié en France. Je ressens une joie immense, et, après tout ce temps d’attente et d’inquiétude, un incroyable sentiment de tranquillité. Le cauchemar est terminé, et c’est à vous, amis, collègues, soutiens, que je dois ça. »

En 2015, le jeune journaliste, membre de l’ethnie Hazara, honnie par les talibans, est menacé de mort pour ses reportages et notamment pour avoir qualifié les talibans de « terroristes ».

Les appels téléphoniques des islamistes étant de plus en plus inquiétants, il quitte alors Kaboul pour l’Europe, traversant,souvent à pied, le Pakistan, l’Iran, la Turquie, la Grèce, pour arriver en Suède au bout de deux mois. Elyaas Ehsas a finalement gagné la France en 2020. Mais, en raison des accords de Dublin, l’Hexagone a refusé de lui accorder asile, puisqu’il avait déjà formulé une première demande en Suède, qui lui avait cependant été refusée.

Bras de fer

S’ensuit alors un bras de fer avec la préfecture de police et le ministère de l’Intérieur. Se sentant menacé, le journaliste est contraint de se cacher. Il redoutait que la France l’expulse vers la Suède, d’où il aurait été renvoyé vers l’Afghanistan, le conduisant vers une mort certaine.

Durant des mois, le SNJ, le SNJ-CGT, la CFDT-Journalistes, la Fédération internationale des journalistes et l’avocat d’Elyaas ont fait pression à tous niveaux pour qu’Elyaas obtienne le statut de réfugié. Le ministère de l’Intérieur a finalement accepté de réexaminer son dossier, à la demande
notamment de plusieurs parlementaires.

Le SNJ, le SNJ-CGT et la CFDT-Journalistes, membres de la FIJ, se félicitent de ce dénouement, qui a néanmoins nécessité une obstination de tous les instants d’Elyaas Ehsas.

Nous espérons qu’il pourra bâtir son avenir professionnel en France. Mais nous n’oublions pas pour autant le sort de nos consœurs et confrères afghans. Celles et ceux qui ont dû s’exiler en France doivent bénéficier de l’asile politique. Et avec la FIJ, nous demandons instamment aux autorités
françaises de rapatrier les journalistes qui, traqués au quotidien par les talibans – tout particulièrement nos consœurs – aspirent à quitter en urgence l’Afghanistan. Leur vie en dépend.

Paris, le 3 février 2022.

45 journalistes ont été assassinés à travers le monde en 2021, déplore la Fédération internationale des journalistes

En 2021, 45 journalistes et professionnels des médias ont été assassinés   dans 20 pays.

« Les journalistes sont ciblés de manière croissante par ceux qui veulent faire taire les messagers », rappelle la Fédération internationale des journalistes (FIJ, dont CFDT Journalistes est membre) à l’heure de dresser, comme tous les ans, sa triste liste annuelle de journalistes et de professionnels des médias tués dans l’exercice de leur métier.

Ce chiffre représente l’un des plus bas bilans depuis que la FIJ a commencé à publier des rapports annuels sur les journalistes tués dans l’exercice de leur profession. On déplorait ainsi 65 journalistes tués en 2020.

L’Asie en tête de la liste macabre

On y constate que la région Asie-Pacifique est en tête de la macabre liste régionale avec 20 assassinats, devant les Amériques (10), l’Afrique (8), l’Europe (6) et le Moyen-Orient et le Monde arabe (un seul). Un accident mortel a également coûté la vie à deux journalistes en Iran.

« Si cette diminution est une bonne nouvelle, elle n’est qu’un maigre réconfort face à la violence continue qui a coûté la vie à des journalistes dans des pays comme l’Afghanistan (9), le Mexique (8), l’Inde (4) et le Pakistan (3) », souligne encore la FIJ.

« Cela apporte également une preuve supplémentaire à un constat récurrent : les journalistes et les travailleurs des médias sont le plus souvent tués pour avoir dénoncé dans leurs médias la corruption, la criminalité et les abus de pouvoir dans leurs communautés, villes et pays. »

« Ces 45 collègues que nous avons perdus cette année nous rappellent le terrible sacrifice que les journalistes du monde entier continuent de faire pour servir l’intérêt public et nous leur restons à jamais redevables, ainsi qu’aux milliers d’autres qui ont payé le prix ultime », souligne pour sa part Anthony Bellanger, le secrétaire général de la FIJ.

Une violence qui monte en France

Si aucun meurtre de journaliste n’a – heureusement – été commis en France contre des journalistes, on ne peut que déplorer – et s’inquiéter – de la violence qui monte dans le pays envers les professionnels de l’information qui se retrouvent confrontés, quasi quotidiennement, aux insultes, aux menaces, voire aux coups de la part d’une minorité d’extrémistes agités par la propagande de populistes adeptes des « fakes news ».

Une situation que ne cesse de dénoncer CFDT-Journalistes, qui soutient une proposition de loi visant à aggraver les peines pour les auteurs d’agressions envers les journalistes.

Victoire de la solidarité : le journaliste afghan Elyaas Ehsas éligible au droit d’asile en France

Communiqué intersyndical SNJ – SNJ-CGT – CFDT-Journalistes avec la Fédération internationale des journalistes.

Ça y est ! Elyaas Ehsas, journaliste afghan, a enfin obtenu, après une année de lutte, de pouvoir déposer une demande d’asile en France, alors qu’il était jusque-là menacé d’expulsion du territoire français.


La forte solidarité des syndicats de journalistes français (SNJ, SNJ-CGT, CFDT-Journalistes), afghan et suédois, l’engagement sans relâche de la Fédération internationale des journalistes (FIJ), les multiples recours de son conseil, le soutien de nombreux parlementaires, mais aussi les incessantes adresses aux ministères de l’Intérieur et des Affaires étrangères, ont eu raison d’un situation kafkaïenne.

Elyaas Ehsas, reporter de guerre menacé dans son pays par les talibans, risquait d’être reconduit en Suède, pays par lequel il était officiellement entré dans l’espace Schengen et qui comptait l’expulser vers l’Afghanistan.

Un paradoxe d’autant plus incompréhensible que la famille d’Elyaas, évacuée en France après la prise du pouvoir par les talibans, allait pouvoir demander l’asile car doublement menacée par les talibans, du fait de sa proximité avec le reporter de guerre et parce que la jeune sœur du journaliste est une sportive, membre de l’équipe nationale afghane de basket.

Cette victoire d’Elyaas est le résultat de son long combat mené depuis 2015, date à laquelle il a gagné l’Europe après avoir fui à pied l’Afghanistan, où il était menacé de mort par les talibans en raison de son métier de journaliste et du fait de son appartenance à la minorité hazara, particulièrement ciblée par les talibans.

Sa demande d’asile en Suède ayant été rejetée et craignant que la Suède, selon ses pratiques habituelles, l’expulse vers l’Afghanistan, il a quitté ce pays en 2020 et a rejoint la France.

La lutte et la solidarité envers notre confrère doivent se poursuivre jusqu’à ce que soit officiellement reconnu son statut de réfugié. Un signe fort dont s’honorerait la France, face aux exactions des talibans contre nos consœurs et confrères et contre la liberté de la presse.

Avec la FIJ, poursuivons notre aide et notre soutien aux journalistes afghans qui cherchent à quitter leur pays pour échapper aux menaces dont ils font l’objet.

Paris, le 19 novembre 2021.

Réfugiés afghans : « Face à l’horreur, face à l’urgence, un changement de politique s’impose »

Dans une tribune collective publiée par « Monde », les représentants des principales organisations de défense des droits humains et de syndicats de journalistes et de magistrats dénoncent le traitement que la France réserve aux citoyens afghans, qu’ils soient déjà arrivés en Europe ou en attente d’une évacuation.

« C’était en plein mois d’août. Kaboul venait de tomber entre les mains des talibans. Cela a commencé par quelques coups de fil : des collègues, des amis nous demandaient d’aider un de leurs proches, confrères ou consœurs afghans, de les évacuer au plus vite d’ Afghanistan, avant que les troupes américaines se retirent, le 31 août.

Alors nous nous sommes mobilisés. Nous, c’est-à-dire des artistes, des journalistes, des avocats, des chercheurs, des magistrats, des défenseurs des droits humains regroupés dans des associations ou des syndicats basés en France.

Chacun de notre côté, nous avons travaillé sans relâche, souvent avec peu d’effectifs et de moyens, pour identifier et établir des listes des personnes en danger qui nous contactaient, désespérées. Ces listes, nous les avons remises au gouvernement français, pour demander une évacuation, le soutien et l’aide de la France.

Une aide sur laquelle certains d’entre nous ont compté au premier abord, forts des mots que vous avez prononcés, monsieur le président, lors de votre allocution du 16 août : « De nombreux Afghans, défenseurs des droits, artistes, journalistes, militants, sont aujourd’hui menacés en raison de leur engagement. Nous les aiderons parce que c’est l’honneur de la France d’être aux côtés de celles et ceux qui partagent nos valeurs. »

Car depuis le 31 août, malgré l’horreur, malgré l’urgence, seule une poignée de citoyens afghans a été évacuée par la France. Un nombre dérisoire malgré les engagements pris…

Car depuis le 31 août, malgré l’horreur, malgré l’urgence, notre pays continue de réserver aux citoyens afghans le même traitement qu’auparavant, quitte à bafouer ses engagements internationaux.

Pourchassés, placés en rétention, menacés d’expulsion

A 7 000 kilomètres de Kaboul et de Kandahar, ici, en France, des Afghans continuent d’être pourchassés, placés en rétention, menacés d’expulsion. Pour quoi ? Pour être remis entre les mains des talibans, un régime non reconnu par la France ? D’autres continuent d’être refoulés à nos frontières ou attendent la délivrance de visas, « gelée » parfois depuis plus d’un an. Des visas auxquels leurs proches ont pourtant droit au titre du rapprochement familial !

Il y a longtemps que ces pratiques ruinent la réputation de terre d’asile et d’accueil de la France. Aussi, face à l’horreur, face à l’urgence, un changement de politique s’impose. Vous l’avez dit vous-même le 16 août : « Nos liens d’amitié sont anciens et profonds » avec le peuple afghan. Aujourd’hui, ce peuple attend de la France autre chose qu’inaction et dérobade.

Bien sûr, les conditions d’évacuation sont difficiles. Bien sûr, tous les Afghans ne s’exileront pas. Mais ceux et celles, parmi les plus en danger, que nous représentons doivent être protégés : ils sont dans la ligne de mire des talibans.

A quand le respect de la dignité, de nos lois ?

Certains ont travaillé pendant des décennies pour informer au sujet des talibans. D’autres ont dénoncé leurs agissements, les ont portés devant la justice ou les ont condamnés. Certains symbolisent tout ce que ce régime rejette : les arts, les libertés, la culture, la démocratie, l’Etat de droit. D’autres font partie de minorités, persécutées, exclues de la société conçue par les talibans.

Aujourd’hui, parmi ceux et celles qui lancent un appel à la France, certains sont activement recherchés, leurs noms inscrits sur des listes noires. D’autres sont victimes d’agressions et d’exactions quotidiennes. Tous et toutes sont des cibles, vus comme des traîtres, des espions ou des ennemis. Tous et toutes sont pris au piège des talibans, les femmes étant doublement visées.

Que fait la France pour leur venir en aide ? A quand la mise en place d’une procédure d’évacuation claire et la délivrance rapide de visas humanitaires ? A quand le respect du droit au rapprochement familial, l’arrêt des placements en rétention et des expulsions ? A quand le respect de la dignité, de nos lois, de nos engagements internationaux ? A quand l’arrêt du double langage ?

Y a-t-il une réelle volonté politique de mettre en œuvre tous les moyens – certes complexes mais possibles – pour évacuer et accueillir dignement ces personnes en danger ?

Monsieur le président, le 16 août, vous avez déclaré : « Un tournant historique est à l’œuvre ». Quel rôle la France, pays des droits humains, réputée pour sa tradition d’accueil et d’asile, veut-elle jouer dans ce tournant ? Va-t-elle être à la hauteur de l’enjeu de l’histoire, ou va-t-elle se contenter de beaux discours ?

Vous avez le devoir, monsieur le président de la République, de respecter vos engagements. Vis-à-vis des principes que vous affirmez défendre. Vis-à-vis des Afghans. Et vis-à-vis des Français qui vous ont écouté.

Le contraire serait une honte et une indignité.

La France doit soutenir la convention FIJ contre l’impunité des assassins de journalistes

 

Ce mardi 2 novembre 2021 est célébrée la Journée mondiale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes.

Dans un communiqué commun, les syndicats CFDT-Journalistes, SNJ et SNJ-CGT estiment que la France doit soutenir la convention FIJ contre l’impunité des assassins de journalistes.

Ce 31 octobre, deux journalistes sont morts parce qu’ils exerçaient leur mission d’informer.

Orlando Dinoy, reporter pour le site en ligne Newsline Philippines et présentateur sur Energy FM, a été tué ce 31 octobre de six balles par un homme armé qui a fait irruption dans son appartement à Bansalan, sur l’île de Mindanao aux Philippines. Le même jour, le journaliste Alfredo Cardoso Echeverria a succombé à ses blessures. Fondateur du site d’information Las Dos Costas, il avait été enlevé puis retrouvé blessé par balles à bord de son véhicule à Acapulco, dans le sud du Mexique.

Depuis le début de l’année, 37 journalistes ont été tués dans le monde dans l’exercice de leur mission d’information.

Le Mexique ou les Philippines comptent parmi les pays les plus dangereux pour les journalistes et les professionnels des médias, tout comme la Somalie, la Syrie, l’Irak, le Soudan du Sud, l’Afghanistan, ou encore le Brésil qui détiennent le record de meurtres non élucidés de journalistes. La Turquie, elle, reste la plus grande prison de journalistes au monde avec quelque soixante détenus.

Les journalistes français ont eux aussi payé un lourd tribut puisque plus de vingt consœurs et confrères ont été assassinés dans l’exercice de leur fonction depuis le début du siècle, dont huit dans l’attentat terroriste contre la rédaction de Charlie Hebdo.

Le SNJ, le SNJ-CGT et la CFDT-Journalistes n’oublient pas leur confrère Olivier Dubois, seul otage français dans le monde. Ce journaliste de 46 ans a été enlevé le 8 avril au Mali par le groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans (Alliance djihadiste au Sahel). Depuis, malgré les nombreuses mobilisations, aucune nouvelle de lui de la part des autorités françaises.

Le prix Nobel de la paix 2021 a été attribué à deux journalistes, la Philippine Maria Ressa et le Russe Dmitri Mouratov, pour « leur combat courageux pour la liberté d’expression » : le SNJ, le SNJ-CGT et la CFDT-Journalistes rappellent que le combat pour la liberté de la presse dans le monde ne doit jamais cesser. Les Etats doivent protéger les journalistes car il n’y a pas de démocratie sans presse libre.

A l’occasion de la Journée internationale des Nations-Unies contre l’impunité des crimes commis contre les journalistes ce 2 novembre 2021, le SNJ, le SNJ-CGT et la CFDT-Journalistes, membres de la Fédération internationale des journalistes (FIJ, 600 000 adhérents à travers le monde), demandent à la France de soutenir la Convention FIJ contre l’impunité des assassins de journalistes et de leurs commanditaires afin qu’elle soit soumise à l’Assemblée générale des Nations Unies.

Le SNJ, le SNJ-CGT et la CFDT-Journalistes appellent les journalistes, les médias et tous les citoyens à soutenir la campagne mondiale de la FIJ contre l’impunité (#EndImpunity) intitulée : « We want justice. We want the truth ».

Logement, soutiens bénévoles : voilà comment nous, journalistes, pouvons concrètement aider les journalistes afghans exilés en France

Après l’effroi, place à l’action. 

CFDT-Journalistes s’associe à la Maison des journalistes, structure unique au monde qui héberge et accompagne les journalistes contraints à l’exil et accueillis en France.  Face à la dramatique situation afghane, nous, journalistes et professionnels des médias, devons tous être solidaires avec nos confrères étrangers.

 

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La Maison des Journalistes, un partenaire expert

Depuis près de 20 ans, la Maison des journalistes soutient des journalistes exilés venus des quatre coins du monde. Plus de 400 professionnels des médias, originaires de plus de 80 pays différents, y ont trouvé un refuge et un nouveau départ pour leur vie en France.

Les journalistes accueillis à la MDJ viennent du monde entier.

Une actualité brûlante – Alors que les talibans au pouvoir menacent de représailles tous les défenseurs de la liberté de la presse et d’expression, la MDJ accueille en urgence 8 journalistes afghans dans ses locaux parisiens. D’autres attendent une place.

Un soutien concret – Faire un don à la Maison des journalistes (avec réduction d’impôt sur le revenu de 66 %), c’est s’engager pour le respect de la liberté de la presse et d’expression en France et dans le monde, et c’est contribuer à :

  • L’accueil et l’hébergement d’au moins 14 hommes et femmes journalistes à Paris pour une durée moyenne de 10 mois, dont 7 Afghans
  • L’accompagnement social et administratif durant toutes les étapes nécessaires à la demande d’asile politique en France.
  • Renvoyé Spécial, le programme de rencontres en collèges et lycées des journalistes de la MDJ afin de les sensibiliser à l’importance de la liberté d’expression et aux valeurs démocratiques.
  • Un programme d’activités culturelles, professionnelles et linguistiques visant leur intégration dans la société française pour une nouvelle vie.
  • Des projets culturels de grande envergure (notamment expositions) initiés par les journalistes de la MDJ.
  • L’Oeil de la MDJ, journal en ligne de l’association, qui offre aux anciens et actuels résidents un espace pour exercer leur liberté d’informer.
Hicham Mansouri, responsable du journal en ligne de la Maison des journalistes (L’Oeil), où s’expriment les journalistes accueillis.

Mobiliser les compétences et le réseau des journalistes en France 

La MDJ est fondée sur la solidarité confraternelle. Les journalistes en France peuvent aider leurs confrères afghans en France : 

  • Par de la traduction anglais-français ou arabe-français
  • En intégrant le comité d’accompagnement de L’Oeil de la MDJ (relecture)
  • En animant des ateliers pour transmettre une technique journalistique (l’interview, le podcast…)
  • En intervenant auprès de la direction de leur média pour qu’il devienne mécène de la MDJ ou pour qu’il donne la parole à ces journalistes en quête d’expression
  • En mettant en relation la MDJ avec des propriétaires d’appartements non occupés
  • En fournissant un équipement informatique et de prise de son non obsolète
  • En organisant une visite de leur propre rédaction
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… pour apporter votre aide concrète ou simplement recevoir de leurs nouvelles. Vous serez recontactés.

La CFDT-Journalistes est l’instance chargée des mobilisations collectives autour de la profession de journaliste au sein du syndicat CFDT. Elle défend le rôle capital des journalistes en France et dans le monde.

Contacts : journalistes@f3c.cfdt.fr et camille.peyssard@maisondesjournalistes.org

 

De gauche à droite : Manuela Bermudez (trésorière de CFDT-Journalistes), Elise Descamps (secrétaire générale adjointe de CFDT-Journalistes) et Camille Peyssard (responsable des partenariats de la Maison des journalistes)

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