Le film de C8 pro-Bardella nous avertit sur sa vision de la presse : aux ordres. Soutien à notre consoeur Barbara Zandronis !

Jeudi 20 février, la chaîne C8 diffusait un film de communication sur Jordan Bordella. C’est bien ainsi qu’il s’agit de nommer ce « documentaire » tout à la gloire du président du RN et sans aucun contradictoire. 

L’équipe le suit notamment en décembre 2023 dans un studio de la radio Guadeloupéenne RCI, où il est interviewé par la journaliste Barbara Zandronis sur son mandat de député européen. L’interview est vive. La journaliste veut obtenir des réponses précises. Il l’accuse d’être agressive. Le ton monte, et le montage tronquant la réalité des échanges renforce l’impression de punching-ball.

Coup classique des politiques n’appréciant pas la contradiction, il lui demande dans quel parti elle a une carte. 

Désaveu en prime-time

Les caméras le suivent furieux en sortant du studio, et filment le directeur de la radio s’excusant pour cette séquence. Désaveu d’une journaliste par sa direction face à l’extrême-droite, en prime-time.

Dans ce film de propagande, Jordan Bardella commente la séquence en adressant un certificat de mauvaise conduite au sujet de la journaliste. 

Il sait alors qu’il a les coudées franches : la journaliste a été écartée de la présentation du journal de RCI après cette interview houleuse, avant de quitter la radio. 

A aucun moment la société de production, Genton Productions, n’a demandé à Barbara Zandronis l’autorisation de diffuser cette séquence, alors même qu’elles ont été prises sans son autorisation.

Film de propagande

En plus de contrevenir au droit à l’image de la journaliste, ce film de propagande l’utilise pour asseoir sa vision de la presse : aux ordres. 

CFDT-Journalistes adresse tout son soutien à la journaliste Barbara Zandronis, dénonce le coup de com’ réalisé sur son dos par Jordan Bardella, par la société de production, et par le diffuseur C8, et appelle l’ensemble des citoyens à ouvrir les yeux sur les intentions de l’extrême-droite.

S’attaquer aux journalistes, c’est s’attaquer au bon fonctionnement de notre démocratie. 

Paris, le 21 février 2025

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