Le master journalisme de Metz, 16ème cursus reconnu !

Le master de journalisme de l’Université de Lorraine, situé à Metz, vient d’être « reconnu » par la Commission paritaire nationale de l’emploi des journalistes (CPNEJ). Sa reconnaissance porte à seize le nombre de cursus répondant aux critères de la CPNEJ. C’est une bonne nouvelle, et nous leur adressons toutes nos félicitations ! 

La reconnaissance des formations en journalisme est un enjeu important, en tant qu’indicateur de qualité pour les aspirants journalistes, même si de nombreuses filières dites non reconnues sont également de qualité. Certaines conséquences sont très concrètes, comme le fait d’ouvrir les portes de certaines entreprises de presse, qui réservent leur recrutement de stagiaires et alternants aux cursus reconnus.

Il y a quelques mois, Gennevilliers

En mars 2025, une autre formation initiale en journalisme a été reconnue, après de nombreuses années sans aucune nouvelle reconnaissance : le master journalisme de l’université de Cergy-Pontoise, à Gennevilliers. Ayant fait partie des évaluateurs, la CFDT avait salué le fort volontarisme de cette formation pour intégrer des étudiants au profil différent, issus de milieux moins favorisés, ce qui est une richesse pour la diversité de la profession. 

De statut public, et donc avec des frais de scolarité très bas, les deux derniers cursus reconnus sont donc susceptibles de contribuer à autoriser cette voie à des jeunes sans le frein de prêts bancaires à engager, ce qui est une réalité dans bon nombre d’écoles.

Le rôle majeur des écoles

À l’heure où certaines formations en journalisme s’écartent de leur mission en formant à la défense d’un projet idéologique et politique d’extrême droite et non aux fondamentaux de la profession, que la Commission d’enquête sur l’audiovisuel public s’est elle aussi écartée de ses missions en prêtant de fausses intentions aux écoles de journalisme, nous redisons avec force notre soutien à toutes les formations jouant, elles, pleinement leur rôle :

  • placer le professionnalisme et l’éthique journalistique comme principes déontologiques, 
  • vouloir accueillir des étudiants aux profils divers, en vue d’être en prise avec les citoyens
  • faire réfléchir les étudiants sur le rôle des journalistes et la place de l’information dans notre société

Tous nos vœux de succès aux étudiants en journalisme de Metz et de Cergy, et à tous les aspirants journalistes ! 

Paris, le 15 janvier 2026

Relire l’article de Profession Journaliste d’avril 2025 sur la reconnaissance des cursus de journalisme pages 20-21 https://cfdt-journalistes.fr/wp-content/uploads/2025/04/CFDT_PJ-326_Avril-2025_Web.pdf


En savoir plus sur le master de Metz

Celui-ci forme en deux ans à la presse écrite, radio, télé, et propose une approche web approfondie, d’où son appellation complète de « Master journalisme et médias numériques ». Ainsi outre les formats web (vidéo, infographie, live-tweet…), sont intégrés dans les enseignements le datajournalisme ou encore l’investigation en open source. Il compte des promos de 20 élèves et la deuxième année peut, au choix, être réalisée en alternance. Son corps enseignant se partage entre professionnels et universitaires, le master étant adossé au laboratoire Crem (Centre de recherche sur les médiations), qui étudie notamment le journalisme et les productions médiatiques. Spéciale dédicace de CFDT-Journalistes, le master de Metz consacre depuis des années un TD de 10h à la pige, ce qui est loin d’être le cas dans toutes les écoles. https://www.masterjournalismenumerique.fr

Les actualités

  • Le PDG au tribunal : « Christophe Tostain ne peut plus représenter le Dauphiné libéré » estiment les syndicats

    Les sections syndicales CFDT, CGT, FO et SNJ du Dauphiné Libéré ont fait parvenir au président du groupe Ebra, M. Carli, une lettre ouverte pour lui demander le limogeage de Christophe Tostain, PDG du journal, poursuivi pour la seconde fois pour des violences conjugales… M. Carli, Vous êtes, depuis ce mardi 9 mars au soir,…

  • L’agression de Christian Lantenois ne doit pas être récupérée !

    Le 27 février le photojournaliste du quotidien régional L’Union l’Ardennais était violemment frappé dans un quartier où il effectuait un reportage. Un « fait divers » qui a soulevé une immense vague d’indignation, et c’est à saluer. Mais alors que pointe le risque de la récupération, rappelons qu’il s’agit avant tout d’un drame humain. Et que la…

  • 8 mars : Journalistes, débusquons les stéréotypes de genre

      Pour la journée internationale des droits des femmes, le lundi 8 mars 2021, la CFDT-Journalistes a choisi d’inviter ses adhérents et tous les journalistes à questionner leurs pratiques, à travers l’opération « l’heure du tamis ». Pour briser la chaîne des stéréotypes et ne plus être les relais d’un sexisme insidieux, passons au crible nos écrits,…

  • 8 mars : Toutes et Tous pour l’égalité et la parité dans nos rédactions

    Communiqué SNJ – SNJ-CGT – CFDT-Journalistes – Prenons la Une ! 8 mars : Toutes et Tous pour l’égalité et la parité dans nos rédactions   Le 8 mars, c’est la journée internationale de lutte pour les droits des femmes. Partout, à travers le monde, des rassemblements, des grèves et des manifestations auront lieu pour…

  • Stupeur et solidarité après l’agression de notre confrère photographe

    Samedi 27 février le photojournaliste Christian Lantenois était violemment blessé lors d’un reportage avec une consoeur sur une rixe dans un quartier de Reims. Il se trouve depuis à l’hôpital dans un état très préoccupant. Rendre compte des faits est le travail des journalistes, y compris quand il s’agit de tensions et de violences urbaines.…