EBRA…NLÉS et sous le choc !

Communiqué CFDT du bureau d’informations générales du groupe EBRA, à Paris

Pas de départs contraints mais des contraintes dès le départ : en présentant enfin son plan de transformation Ebra 2030, Sophie Gourmelen a tapé fort.

Près de 400 postes supprimés, partout ou presque, dont un quart chez Ebra services qui va perdre 50% de ses effectifs. On garde toutes les imprimeries mais on dégraisse fortement, en supprimant une rotative sur deux (DNA et DL). Les ventes, l’accueil, l’entretien ? On dégraisse, encore. Et on externalise…

Les rédactions étaient à l’os, on s’attaque à la moelle. Seul le Big et la vidéo sauvent un peu les meubles, au prix d’une profonde réorganisation dont on ignore encore presque tout. Et la régie Ebra médias, déjà fusionnée et mise au régime sec juste avant l’arrivée de Sophie Gourmelen. Sophie Gourmelen, disait vouloir « faire mieux avec ce qu’on a », il faudra surtout faire autrement avec beaucoup moins : 15% des effectifs vont disparaitre.

Il faudra aussi faire avec… l’IA. Sur le papier c’est propre, seule l’intelligence humaine s’occupera du rédactionnel, l’IA n’intervenant que pour « décharger » les salariés de tâches pénibles, répétitives, automatisables. Les ultimes vérifications devront rester aux mains des journalistes – il faudra y veiller, partout et sur la durée : l’IA n’a pas de carte de presse. Comme il faudra veiller à l’aspect réellement « volontaire » des départs et autres « repositionnements », surtout là où les coupes s’annoncent massives.

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