Education aux médias : de nouvelles formations certifiées pour les journalistes

L’idée est partie de la CFDT : proposer des formations à l’éducation aux médias et à l’information certifiées par la Cpnef de l’audiovisuel, en collaboration avec la Cpnef de la presse et la CPNEJ (journalistes). Et après un long travail pour monter les formations et lancer les appels d’offres, huit organismes répartis sur tout le territoire sont habilités. Les premières sessions vont pouvoir débuter.

Des enjeux de démocratie

Pour les Commissions paritaires nationale emploi et formation professionnelle (CPNEF) de l’audiovisuel, de la presse et des journalistes, l’éducation aux médias et à l’information (EMI) répond à des enjeux de démocratie, d’exercice de la citoyenneté, et de défense des valeurs de la République. Elle interroge les notions de liberté d’opinion, d’expression et de responsabilité.

En créant une certification en éducation aux médias et à l’information, ces CPNEF confirment l’importance de cette mission et participent à la reconnaissance et la formalisation de l’EMI.

L’objectif du certificat de compétences professionnelles (CCP) Interbranche Eduquer aux médias et à l’information est d’apporter aux journalistes un socle commun de compétences pour concevoir une intervention EMI, animer un atelier de pratique journalistique et transmettre les fondements de l’esprit critique. En donnant de la visibilité aux compétences à acquérir pour concevoir et animer un atelier de pratique journalistique, cette certification est un vecteur de promotion et de reconnaissance des spécificités de l’éducation aux médias et à l’information. Dotant chaque professionnel certifié de compétences complémentaires à son métier d’origine, cette certification permet aux certifiés d’être mieux identifier par les structures pouvant être amenées à organiser des ateliers EMI. La certification permet également de garantir, tant au professionnel qu’à la structure commanditaire, la neutralité et l’indépendance des journalistes-intervenants.

Huit organismes de formation habilités

Huit organismes de formation sont habilités à délivrer des formations menant au CCP Interbranche Eduquer aux médias et à l’information : la Fédération de l’audiovisuel participatif, l’EMI CFD, L’Onde porteuse, l’Ecole publique de journalisme de Tours (EPJT), la Skol Radio, l’Ina en partenariat avec Savoir*Devenir, et l’ESJ Lille.

L’ingénierie de certification a bénéficié de l’appui technique de l’Afdas et du soutien financier de l’Engagement de Développement de l’Emploi et des Compétences (EDEC) « Culture, Création, Communication, Sport et Tourisme » au titre du Plan d’investissement dans les compétences.

Pour accéder à ces formation et aux prises en charge, rapprochez-vous de l’AFDAS, opérateur de compétences des secteurs de la presse et de la culture.

Sept.info vend du rêve, mais c’est au détriment de ses pigistes

Au festival « Livre à Metz », les 8, 9 et 10 avril, l’éditeur du très beau magazine suisse Sept.info est présent. CFDT-Journalistes aussi pour informer ses lecteurs sur ses pratiques peu conformes avec ce qu’il prône par ailleurs et rappeler que le journalisme de qualité, ça se paie ! 

Dans un contexte de défiance médiatique, le public peut être tenté de délivrer ses bons et mauvais points. CFDT-Journalistes alerte les lecteurs, auditeurs, spectateurs, de médias grand public comme de niche, et les invite à se questionner sur les conditions de travail des journalistes et leurs conséquences sur la fabrication de l’information.

La charge de travail des journalistes est devenue insupportable dans certaines rédactions. Les journalistes pigistes subissent une précarité accrue. CFDT-Journalistes soutient l’indépendance des médias, mais cette indépendance ne peut pas conduire à un modèle économique reposant sur le quasi-bénévolat.

Des piges à un tarif bien trop bas

Avec la « slow information » prônée par Sept.info, le temps est gage d’un travail de qualité. Mais le temps, c’est de l’argent. Et l’argent, c’est l’indépendance du journaliste, comme le rappelle la Charte de déontologie des journalistes de Munich (1971) : « En considération de sa fonction et de ses responsabilités, le journaliste a droit non seulement au bénéfice des conventions collectives, mais aussi à un contrat personnel assurant sa sécurité matérielle et morale ainsi qu’une rémunération correspondant au rôle social qui est le sien et suffisante pour garantir son indépendance économique ». Or :

  • Sept.info rémunère ses journalistes pigistes extrêmement peu. Exemple : 20 feuillets (30. 000 signes) sont payés 700 francs suisses, environ 600€. Soit 35€ le feuillet. Si le pigiste veut le convertir en salaire et passer par du portage salarial, il lui en restera moins de la moitié… pour plusieurs semaines de travail.
  • Sept.info, défenseur du reportage au long cours, présent dans tous les salons de France et d’ailleurs, ne prend en charge aucun frais de déplacement ou de séjour. Il oublie qu’Albert Londres et Joseph Kessel – qu’il met en avant dans ses mooks – n’auraient pas pu réaliser de reportage sans un financement de leurs voyages et de leur travail.
  • Quand le travail est fait, il arrive alors que Sept le trouve finalement… mauvais, quelle que soit la qualité d’enquête et d’écriture reconnue précédemment au journaliste. Sans raison, ou plutôt quand le pigiste ose demander son dû. Pas de parution, pas de paiement. Il a pris le soin pour cela de leur faire signer non pas un contrat mais une “convention” stipulant qu’il s’en réservait le droit. Pratique !

Vendre du rêve, c’est le parti pris de Sept.info. Qui en paie le prix ? Le pigiste.

CFDT-Journalistes demande à Sept.info :

  • de payer tous les pigistes à qui il doit de l’argent ;
  • de mettre en place des contrats de travail : des droits et devoirs de part et d’autre ;
  • de verser des cotisations sociales ou l’équivalent qui sera à la charge du journaliste ;
  • de revoir ses tarifs à la hausse ;
  • de prendre en charge les frais de reportage.

Vous aussi, vous pouvez le demander à Sept.info ! redaction@sept.info

La CFDT-Journalistes et la F3C-CFDT travaillent toute l’année à une juste rémunération des journalistes et une juste reconnaissance de leur travail, apport essentiel à la production de valeur.

Baisse et arrêt des piges à Néon et Management : la CFDT a pesé pour améliorer les conditions de départ volontaire

La CFDT, le SNJ et la CGT ont signé le 22 février 2022 deux protocoles de départ conventionnel pour les pigistes touchés par la baisse ou la fin d’activité à Néon et à Management (Prisma Media). Deux textes aux termes mieux-disants que leur version initiale proposée par la direction du groupe et que les conditions de départ de la clause de cession en cours.

La parution de Néon, dans sa formule papier, s’est arrêtée en décembre 2021, et le repositionnement sur le web seul a entraîné la fin du recours aux pigistes. Celle de Management est passée d’une périodicité mensuelle à une périodicité bimestrielle (tous les deux mois) depuis janvier 2022, entraînant donc non pas un arrêt mais une baisse du volume de piges.

Pour accompagner les pigistes réguliers pénalisés par cette disparition ou par cette baisse d’activité, et qui seraient candidats à un départ volontaire, la direction a ouvert la négociation sur un accord collectif, visant à accompagner par une série d’indemnités les pigistes de ces deux titres, sous condition d’un minimum d’ancienneté et de revenus sur les trois années cumulées : 2019, 2020, 2021.

Seuil d’éligibilité abaissé, nombre de pigistes bénéficiaires accru

La CFDT a été présente à chacune de ces réunions, et a cherché à améliorer le seuil d’éligibilité retenu par la direction tant sur le plan de l’ancienneté requise que du niveau de revenu. En parvenant à convaincre d’abaisser ces paramètres, elle a obtenu un accroissement du nombre de pigistes potentiellement concernés par un départ, lequel, notamment, est passé de 15 à 25 pour ceux de Management.

Outre les indemnités de licenciement conventionnelles, calculées selon l’ancienneté, et les deux mois de préavis rémunérés par anticipation lors du départ, la direction a mis sur la table des indemnités, dites « supplémentaires » ou « transactionnelles », arrimées également à l’ancienneté. La CFDT a bataillé, avec succès, pour obtenir un montant plus élevé que ceux initialement proposés.

Néon : pouvoir revenir dès janvier 2023

Les deux accords ne sont pas identiques.

Pour les pigistes de Néon, les syndicats n’ont pas réussi à obtenir proportionnellement le même niveau d’indemnités transactionnelles que pour ceux de Management.

La CFDT a toutefois obtenu que les pigistes de Néon partant avec cet accord puissent avoir la possibilité de revenir travailler dans le groupe Prisma Media dès janvier 2023. Un point qui nous a semblé essentiel, puisque ces pigistes sont de jeunes journalistes, qui, en début de carrière, ne pouvaient se voir interdire toute contribution à une groupe de presse d’une telle dimension.

Management : un salaire de référence moins favorable que pour Néon

En revanche, pour les pigistes de Management, le calcul de la rémunération de référence servant à chiffrer le montant global de ces diverses indemnités, reste basé sur la moyenne des 12 derniers mois, ou des 24 derniers mois selon les textes en vigueur (on retient la moyenne la plus favorable) décompté à partir de la date de départ du pigiste.

Aucun des syndicats, CFDT, CGT et SNJ n’a pu obtenir que ce calcul s’opère sur les meilleures années 2020 et 2021, comme c’est le cas pour Néon.

 

A noter que les 3 syndicats représentatifs ont signé cet accord.

 

Télécharger l’accord Management_

Télécharger l’accord Néon

Le Courrier Messin : et le droit du travail dans tout ça ?


A Metz, la presse locale a récemment rapporté une polémique autour du nouveau bimensuel Le Courrier Messin, de la société Indola Presse, fortement soutenu financièrement par la municipalité, via l’achat d’espaces publicitaires, ce qui interroge sur l’indépendance du titre en question.

La CFDT-Journalistes et le S3C-CFDT Lorraine s’étonnent qu’un journal reçoive de confortables subsides publiques alors qu’il ne respecte pas le code du travail.

Au Courrier Messin comme à Bonnes Terres ou l’Estrade, les autres publications d’Indola Presse, les auteurs des articles sont payés en facture – ils sont autoentrepreneurs – ce qui est rigoureusement interdit en France pour l’emploi de journalistes et empêche tout accès de leur part à la carte de presse et aux dispositions de la convention collective des journalistes, notamment en terme de formation et de prévoyance.

Les tarifs pratiqués ne permettent pas non plus aux intéressés de financer eux-mêmes ces frais et de prétendre vivre dignement de ce métier : la rétribution au feuillet pratiquée par Indola Presse est inférieur au plus bas des barèmes conventionnels minimum appliqués en France.

Le droit des journalistes bafoué

Lancer un titre de presse aujourd’hui ne peut pas se faire en bafouant le droit. Indola est répertoriée en tant qu’entreprise d’Édition de revues et périodiques et en tant qu’entreprise de presse elle est donc tenue de rémunérer ses journalistes en salaire. Certes, tous ses contributeurs ne répondent pas nécessairement à la définition du journaliste professionnel, mais dès lors qu’ils reçoivent plus de la moitié de leurs revenus de travaux journalistiques réalisés pour une entreprise de presse, ils doivent l’être.

Rappelons aussi que le statut d’autoentrepreneur n’est pas adapté aux collaborations régulières et aux relations de travail instituant de fait un lien de subordination. Indola Presse doit choisir : il s’agit soit de presse soit de communication. Mais dans ce dernier cas, alors, ne trompons pas les lecteurs et les citoyens, et ne parlons pas de presse et encore moins de presse indépendante.

Alors que le ministère de la Culture est actuellement en train de réformer le régime économique des aides à la presse, en vue de renforcer la place des journalistes et que la crise de confiance des citoyens dans les médias invite à tout faire pour que la confusion des genres ne soit pas de mise, la CFDT-Journalistes et le S3C-CFDT Lorraine appellent :

  • la société Indola Presse à mettre ses pratiques sociales en accord avec la loi ;
  • les annonceurs collectivités locales à introduire des clauses de  Responsabilité Sociale et Environnementale dans leurs choix ;
  • les services de l’État à jouer leur rôle de contrôle pour faire respecter la Loi
    – les journalistes à refuser toute rémunération qui ne leur permettrait pas d’accéder à la reconnaissance de leur professio ;
  • les lecteurs à prendre conscience que journaliste est un métier, qui doit être protégé.

Le 31/01/2022
Contacts : journalistes@f3c.cfdt.fr et lorraine@f3c.cfdt.fr

Aide sociale pigistes : un tableau pour s’y retrouver !

L’aide sociale d’Etat aux pigistes subissant la crise sanitaire bénéficie
  • d’une enveloppe de 14,5 millions d’euros à verser en 2021 (sur les baisses effectives de 2020) > AIDE 1
  • d’une autre enveloppe de 14,5 millions d’euros à verser en 2022 (sur les baisses effectives de 2021) > AIDE 2
L’AIDE1 n’ayant pas été entièrement consommée a été créée une AIDE1bis, avec des critères plus souples, qui seront conservés pour l’AIDE2. La principale modification réside dans le fait que la baisse de revenu fiscal de référence n’est plus indispensable pour que le pigiste soit éligible à l’aide. S’il a perdu des piges mais compensées par d’autres revenus (hors journalisme par exemple) ou par son conjoint.e, il reste éligible.

Tableau à télécharger ici

Tableau récapitulatif

AIDE 1 AIDE 1 bis AIDE 2
Année concernée par la baisse de piges  

2020

2021
Dépôt des dossiers Du 30/09/2021 au 15/11/2021 (clos) De février à mi-mars 2022 (ouverts à tous les non aidés au 20/12/21, qu’ils aient déposé un dossier inéligible en 2021 ou pas) Sans doute mai 2022
Versement de l’aide 20/12/2021 Fin mars ou avril 2022 Sans doute juin ou juillet 2022
Critères d’éligibilité

(sélection des dossiers pouvant être aidés)

 

·      Au moins 5 bulletins de paie en 2019

·      Au moins 3 000€ de piges en 2019

+ Piges totales annuelles ayant baissé entre 2019 et 2020

 

+ RFR ayant baissé entre 2019 et 2020 (la baisse de piges ne suffit pas si compensée par d’autres revenus du pigiste ou conjoint.e)

NB : Revenus de remplacement (ARE, chômage partiel, IJ sécu) comptant comme des revenus donc pigiste non aidé si par exemple l’ARE compense ses baisses de piges (même si droits acquis antérieurement).

·       Au moins 5 bulletins de paie en 2019

·       Au moins 3 000€ de piges en 2019

+ Piges totales annuelles ayant baissé entre 2019 et 2020

Calcul de l’assiette de piges à compenser Piges 2019 moins piges 2020

>>> les « élus » à l’aide 1 ne sont pas pénalisés par rapport à ceux de l’aide 1bis car les critères de l’assiette à compenser sont les mêmes

Piges 2019 moins piges 2021
Taux de compensation des pertes RFR inférieur à 10 000 € en 2020 : 80%

RFR entre 10 000 et 20 000 € en 2020 : 70%

RFR entre 20 000 et 30 000 € en 2020: 60%

RFR entre 30 000 et 40 000 € en 2020: 50%

RFR entre 40 000 et 60 000 € en 2020: 30%

RFR entre 60 000 et 80 000 € en 2020: 10%

RFR supérieur à 80 000€ en 2020 : pas d’aide

 

Taux par tranches encore inconnus (sera fixé en fonction du nombre des dossiers et des pertes globales, pour rester dans l’enveloppe budgétaire)
Exemple 1 RFR de 9000 € (peu importe qu’il soit en baisse ou pas)

Baisse de piges : 3000€

Taux de compensation : 80%

Montant de l’aide : 80% de 3.000 = 2.400€

 

Exemple 2 RFR de 50.000€ (peu importe qu’il soit en baisse ou pas)

Baisse de piges : 10.000€

Assiette à compenser : 10.000€

Taux de compensation : 30%

Montant de l’aide : 30% de 10.000 = 3.000€

 

Exemple 3 RFR de 81000€ (peu importe qu’il soit en baisse ou pas)

Baisse de piges : 20.000€

Taux de compensation : 0%

Montant de l’aide : 0 €

 

Dans tous les cas, ne sont pas aidés ·      Ceux n’ayant pas de baisse de piges (même s’ils ont une baisse de RFR)

·      Ceux ayant commencé la pige après 2019

·      Ceux non payés en salaire (en tous cas seules les pertes de piges salariées sont compensées)

Sans doute cas similaires
NB sur le RFR : le RFR (revenu fiscal de référence), figurant sur l’avis d’impôt, correspond aux revenus globaux du foyer fiscal, donc pigiste + éventuel.le conjoint.e. Il est diminué en cas d’abattement fiscal du journaliste mais pour l’aide 1bis l’abattement a pu être neutralisé pour ne pas diminuer artificiellement les revenus de 2019 et donc être cause d’inéligibilité.

Point sur l’AIDE 1

  • 1107 dossiers ont été déposés sur la plateforme
  • 605 dossiers ont été éligibles soit un total de pertes cumulées (assiette) de 4,158 millions d’euros.
  • Sur les 605, 11 ont un RFR > 80000 euros et n’auront pas d’aide
  • Sur les 594 éligibles qui auront une aide, la moitié ont un RFR < 20000 euros  : 128 ont un RFR<10000 euros. Ils seront compensés à 80% de leurs pertes. 226 ont un RFR entre 10000 euros et 20000 euros. Ils seront compensés à 70% de leurs pertes.
Donc au global cela fait 2,63 M€  distribués autour du 20/12. Et il restera 11,4M euros à distribuer en février 2022 (AIDE1 Bis)

Calendrier à retenir

  • 20/12/21 : versement AIDE 1
  • De février à mi-mars 2022 : dépôt dossiers AIDE1bis
  • Fin mars ou avril 2022 : versement AIDE1bis
  • Mai 2022 : dépôt dossiers AIDE 2
  • Sans doute juin ou juillet 2022 : versement AIDE2
Lire aussi

Aide sociale pigistes : les critères sont assouplis !

Communiqué intersyndical SNJ, SNJ-CGT, CFDT-Journalistes et SGJ-FO, et association Profession : Pigiste

C’est une grande nouvelle : l’aide sociale accordée par le ministère de la Culture pour compenser les pertes de revenus des pigistes provoquées par la crise sanitaire verra ses critères d’éligibilité assouplis.

 

En effet, face aux faibles résultats de la première phase de cette aide, en raison notamment d’une série de critères trop restrictifs, les organisations syndicales représentatives des journalistes, SNJ, SNJ-CGT, CFDT-Journalistes et SGJ-FO, et l’association Profession : Pigiste ont pris l’initiative d’interpeller les ministres de la Culture, Roselyne Bachelot, et de l’Economie, Bruno Le Maire, afin de leur demander d’améliorer les critères et de ne pas utiliser ces sommes à autre chose qu’à soutenir les journalistes pigistes.

 

Lors d’une réunion qui s’est tenue ce 16 décembre, nous avons obtenu la confirmation qu’une phase de repêchage aurait lieu en début d’année prochaine et qu’une grande partie de nos demandes avaient été entendues.

 

A retenir :

  • Les journalistes rémunérés à la pige qui ont été écartés du dispositif mis en place jusqu’au 15 novembre pourront poster à nouveau leur dossier en février 2022 avec davantage de chance de le voir pris en compte.
  • Celles et ceux qui se pensaient inéligibles et qui ont raté l’information, pourront également également renouveler leur demande. Cela concerne aussi celles et ceux qui n’ont eu connaissance de cette aide que trop tard ou encore qui ne la découvrent que maintenant.
  • Les revenus de substitution, allocations chômage, indemnités journalières, etc., seront neutralisés. Seule la baisse de piges rendra un dossier éligible.
  • Un seul critère : avoir touché moins de piges en 2020 qu’en 2019, quel que soit le revenu global.

 

Le SNJ, le SNJ-CGT, la CFDT-Journalistes, le SGJ-FO et Profession : Pigiste appellent tous les journalistes pigistes à redoubler de vigilance pour se tenir informés à partir de fin janvier. Le nouveau dispositif sera ouvert à compter de début février et durant six semaines.

 

Par ailleurs, les pigistes qui ont d’ores et déjà été sélectionnés comme éligibles recevront l’aide aux environs du 20 décembre.

 

Sur une enveloppe de 14,5 millions d’euros disponibles en 2021 pour compenser les pertes de 2020, seuls 2,63 M€  seront versés dans la première phase. Les bénéficiaires sont seulement 594 (dont la moitié a un revenu fiscal de référence inférieur à 20 000 € !) alors que le nombre de pigistes concernés par des pertes de revenus était estimé entre 5 000 et 6 000 fin 2020.

 

La perte en piges sera compensée à hauteur de 80% pour les journalistes dont le revenu fiscal de référence (RFR) est inférieur à 10 000 €, 70% si le RFR est compris entre 10 000 et 20 000 €, 60% pour la tranche de 20 000 à 30 000 €, 50 % si le RFR est de 30 000 à 40 000 €, 30 % pour les RFR de 40 000 à 60 000 € et 10% de 60 000 à 80 000 €.

 

Les annonces d’hier sont donc particulièrement appréciées, en vue d’assouplir des critères trop restrictifs et d’élargir le nombre de bénéficiaires.

 

Toutefois, nous rappelons aux employeurs leurs responsabilités vis-à-vis des journalistes pigistes. Les difficultés qu’ont connues ces derniers sont dues pour beaucoup au fait que de trop nombreux employeurs ne les ont pas pris en compte dans les mesures d’activité partielle.

 

Le 17 décembre 2021.

 

Lire aussi notre présentation de ce dispositif

Aide sociale Covid de l’Etat aux pigistes : enfin bientôt ouverte !

L’aide sociale Covid de l’Etat aux journalistes rémunérés à la pige est enfin sur les rails ! D’un montant de 15 millions d’euros par an (accordée en 2021 puis 2022), elle vise les plus précaires. Conditions d’éligibilité, montant de l’aide : on vous explique le dispositif, dont les derniers éléments seront arrêtés prochainement.

 

Le 27 août 2020, le Président de la République annonçait la mise en place d’un plan de soutien à la filière presse comprenant un fonds de lutte contre la précarité, doté de 18 M€ par an sur deux ans (soit 36 M€), afin d’accompagner les acteurs les plus fragiles de la profession de journaliste.

Plus d’un an après, et de nombreuses réunions de concertations entre les organisations syndicales de journalistes, l’association Profession pigiste et le ministère de la culture, l’aide financière aux journalistes rémunérés à la pige ayant pâti de la crise en 2020 et 2021 est enfin sur le point d’être lancée, sur la base d’une demande volontaire des intéressés.

Le montant total de l’aide sociale était, aux dernières nouvelles, à notre connaissance, de 14,75 M€ par an (29,5 M€ sur 2 ans) soit 82% de l’enveloppe du fonds.

Cette aide n’est pas forfaitaire mais proportionnelle à la baisse des revenus du pigiste et limitée à ceux ayant le moins de ressources (revenus du foyer inclus). Elle sera accordée une première fois cet automne 2021 (portant sur les revenus de 2020) puis à nouveau en 2022 (sur les revenus 2021). Le décret est paru le 10 septembre 2021 mais il faudra attendre les ultimes arrêtés avant de pouvoir concrètement déposer son dossier.

 

A qui sera attribuée l’aide financière ?

Les critères ci-dessous sont cumulatifs :

  • être journaliste  (au sens du deuxième alinéa de l’article 2 de la loi du 29 juillet 1881)
  • être rémunéré à la pige, c’est-à-dire salarié (présomption de salariat prévue à l’article L. 7112-1 du code du travail) sans référence horaire (en cas de revenus mixtes, seule la baisse des piges sera prise en compte)
  • justifier de cinq bulletins mensuels de pige au cours de l’année 2019
  • avoir perçu en 2019 un montant annuel des revenus bruts de pige supérieur ou égal à 3 000 euros
  • avoir subi une diminution des revenus de pige annuels entre l’année 2019 et l’année 2020 (l’aide qui sera accordée en 2022 prendra elle en compte la baisse entre 2019 et 2021)
  • avoir, au titre des revenus de l’année au titre de laquelle l’aide est versée, un revenu fiscal de référence  (prenant donc en compte les revenus du conjoint/de la conjointe le cas échéant) inférieur à celui des revenus de l’année 2019 et faible (le montant sera fixé par arrêté des ministres chargés de la Communication et des Comptes publics pour chaque année au titre de laquelle l’aide est versée)

Quelles sont les conditions d’exclusion de l’aide ?

  • avoir exercé toute activité lucrative, salariée ou indépendante, à temps complet, c’est-à-dire, pour une activité salariée, au moins  1 607 heures ou à la durée fixée par la convention collective appliquée dans l’entreprise si celle-ci est inférieure à la durée légale, et pour une activité indépendante, un revenu soumis à cotisation sociale dont le montant brut annuel est au moins égal au montant du salaire minimum de croissance en vigueur au 1er janvier de l’année considérée calculé sur la base de 1 607 heures.

OU

  • avoir fait valoir ses droits à la retraite en 2019 ou au cours de l’année au titre de laquelle l’aide est versée (2020 puis 2021 pour l’aide qui sera versée en 2022), avec prise d’effets au cours de l’une de ces années. Le journaliste pigiste dont la retraite a pris effet en 2021 demeure éligible à l’aide versée au titre de l’année 2020.

On récapitule !

Eligibilité = minimum 5 fiches de paie de piges en 2019

⊕ minimum 3000 € brut de piges en 2019

⊕ une baisse de piges entre 2019 et 2020

⊕ une baisse du revenu du foyer entre 2019 et 2020

Toute activité à temps complet et tout départ en retraite demandé préalablement annule l’aide.

En 2022 il faudra remplacer dans cette formule 2020 par 2021.

Quel sera le montant de l’aide ?

Est d’abord calculée une assiette, c’est-à-dire le montant de la baisse des revenus du pigiste en question sur laquelle va être calculée l’aide. L’assiette est la différence entre les revenus de pige annuels nets perçus par le bénéficiaire en 2019 et les revenus de pige annuels nets perçus l’année au titre de laquelle l’aide est versée, diminuée des éventuels revenus de remplacement perçus au titre d’un événement intervenu au cours de l’année concernée (allocations de chômage, indemnités d’activité partielle et d’activité partielle de longue durée, indemnités journalières et allocations versées par les organismes de sécurité sociale ou, pour leur compte, par les employeurs, à l’occasion de la maladie, de la maternité ou de la paternité et de l’accueil de l’enfant, des accidents du travail et des maladies professionnelles).

Puis est calculé un taux, c’est-à-dire le pourcentage appliqué à l’assiette, qui n’est pas unique (seront proportionnellement plus aidés les pigistes les plus précaires). Le taux mentionné est fixé, pour chaque année au titre de laquelle l’aide est versée, par arrêté des ministres chargés de la Communication et des Comptes publics (l’arrêté 2020 n’est pas encore pris). Il est modulé en fonction du revenu fiscal de référence des revenus de l’année au titre de laquelle l’aide est versée et du nombre de parts composant le foyer fiscal du demandeur cette même année.

Cela donnera un pourcentage d’assiette.

Plafonnement : Si le montant de l’aide ainsi calculé est supérieur à la différence entre le revenu fiscal de référence des revenus de l’année 2019 et celui des revenus de l’année au titre de laquelle l’aide est versée, le montant de l’aide versée au bénéficiaire est plafonné à cette différence.

On récapitule !

Aide = Piges 2020 (en net)

— Piges 2019 (en net)

— Revenus de remplacement (ARE, IAP, IJ…)

⊗ le pourcentage correspondant au pigiste en question

Plafond de l’aide = Revenu fiscal de référence 2020 (celui du foyer fiscal, pas seulement du pigiste) — Revenu fiscal de référence 2019 (celui du foyer fiscal, pas seulement du pigiste)

Concrètement, comment obtenir cette aide ?

La gestion de cette aide sera confiée à un opérateur (son nom n’est pas encore public) chargé

– de réceptionner et d’instruire les demandes d’aide ;
– d’opérer des contrôles en vue de s’assurer de la réalité des éléments déclarés ;
– en cas d’inéligibilité, d’en notifier le rejet au demandeur ;
– en cas d’éligibilité de la demande, de notifier au demandeur une décision d’attribution précisant le montant d’aide qui lui sera attribuée ;
– de verser l’aide aux bénéficiaires ;
– le cas échéant, de recouvrer les sommes indûment perçues pour le compte de l’Etat ;
– de traiter les réclamations et recours relevant de sa responsabilité.

Les pièces à fournir, les dates auxquelles envoyer ce dossier de demande à l’opérateur ne sont pas encore connues et seront fixées par arrêté.

ATTENTION : il est inutile de se tourner vers ses employeurs (hormis pour les inciter à faire connaitre cette aide à leurs pigistes bien-sûr). A la différence du chômage partiel, l’aide sociale pigistes n’est pas attribuée par l’employeur mais directement par l’Etat. Cette aide ne doit pas non plus être confondue avec celle versée par Audiens.

Quel a été le rôle des organisations syndicales représentatives des journalistes dans la mise en place de cette aide ?

La CFDT-Journalistes, le SNJ, le SNJ-CGT, le SGJ-FO, mais aussi l’association Profession:Pigiste ont été convoqués à une petite  dizaine de réunions avec le ministère de la Culture entre septembre 2020 et juin 2021. Il nous a été demandé notre avis à chaque étape de la construction de l’aide, et nous avons dans la mesure du possible essayé d’y répondre à l’unisson. Nos organisations n’étaient pas toujours d’accord mais nous sommes fiers d’avoir, vu l’enjeu, réussi à nous entendre.

Une des difficultés a été de choisir à qui devait être attribuée cette aide. La population de journalistes rémunérés à la pige n’est en effet pas très bien connue, car tous ne sont pas détenteurs de la carte de presse et tous ne sont pas pigistes la majeure partie de leur temps. Les chiffres fournis par Audiens étaient très instructifs mais s’ils permettaient de savoir la masse de pigistes ayant perdu des piges, ils ne permettaient pas de savoir qui parmi eux ne vivaient que de la pige et qui avait reçu par ailleurs du chômage partiel.

Nous aurions souhaité que tous les pigistes ayant subi une perte de revenus soient aidés, mais bien que l’enveloppe semble élevée (14,75 M€ par an), l’aide accordée par personne est d’autant plus faible que le nombre de personnes est élevé. Ne souhaitant pas saupoudrer l’aide, nous avons fait certains choix. Par exemple prendre en compte les revenus de leur conjoint. Ce dernier point a fait l’objet de vifs débats et d’un douloureux renoncement car il nous semblait incompatible avec la nécessaire indépendance financière des conjoints. Nous avons tranché par souci d’aider les plus fragiles.

Cependant nous avons aussi décidé d’appliquer un plancher (minimum 5 fiches de paie et 3000 euros brut en 2019) et donc que ne soient pas aidés les pigistes ayant gagné moins que cela en 2019. Cela en vue d’aider prioritairement les journalistes à rester dans la profession.

L’aide sociale Covid ne doit pas compenser le chômage partiel non attribué ni les licenciements déguisés  !

Nous rappelons également que cette aide, certes appréciable pour les intéressés, et que nous saluons, ne peut pas remplacer le devoir des employeurs à assurer un maintien de revenus de leurs pigistes réguliers, quelles que soient les circonstances. La crise sanitaire n’enlève rien au fait qu’un pigiste est un salarié et ne plus lui donner de travail correspondant en droit du travail à un licenciement, qui doit être traité comme tel (avec indemnités de licenciement et droit au chômage). Rappelons que le décret d’avril 2020 a déterminé l’éligibilité des pigistes au chômage partiel (il suffit de 4 fiches de paie sur l’année, sans minium de revenus) et que tout employeur ne l’appliquant pas et ne donnant pas par ailleurs de travail à son pigiste procède de fait à un licenciement. Malheureusement un pigiste non officiellement licencié ne peut prétendre au chômage « classique » à Pôle emploi (pas chômage partiel) car Pôle emploi demande que soit cochée la case « fin de contrat », or la pige est un CDI et le CDI est réputé courir tant qu’il n’est pas officiellement rompu. Les organisations syndicales ont à multiples reprises alerté le ministère de la Culture et celui du Travail sur ces manquements.

Voir aussi notre page Spécial Covid 

Tous derrière les pigistes pour refuser le statut d’autoentrepreneur

Refusons le statut d’autoentrepreneur pour les journalistes !

Cette pratique illégale se banalise dans certains médias, en contradiction avec la loi Cressard qui est très claire : le salariat est le seul mode de rémunération possible pour les journalistes, et donc, chez les multiemployeurs, la pige, la vraie, en salaire. Avec des conséquences graves : faible rémunération, faible protection sociale, faible lien avec la rédaction, aucune sécurité de l’emploi, pas de droits chômage ni chômage partiel, aucun droit syndical, donc aucune voix au chapitre, pas d’accès à la carte de presse ni à la formation…

Aux pigistes à qui l’on annonce que dans telle rédaction « c’est sur facture » nous disons « tenez bon! ». Refusez ces conditions, dénoncez-les, rappelez la loi, saisissez les représentants du personnel, l’inspecteur du travail….

A tous ceux qui ont le pouvoir, dans les rédactions, d’infléchir ces fonctionnements, nous disons « tenez bon ! ». Refusez que l’on traite ainsi les pigistes, refusez que votre entreprise soit hors la loi.

C’est ce message, prioritaire, que nous portons les 24 et 25 juin 2021 à l’occasion de la 10è édition des 48h de la pige. Cet événement, dont la CFDT-Journalistes est partenaire, est organisé par l’association Profession Pigiste.Sur deux jours, en présentiel, à Paris, des dizaines d’ateliers et table-rondes pour glaner des astuces pour bien débuter à la pige, mieux vivre de la pige, savoir comment proposer des sujets, comment défendre ses droits…. et s’engager syndicalement. Plusieurs de nos élus CFDT en entreprise, pigistes, y interviennent, pour témoigner de leurs combats. Nous en sommes fiers !

En savoir plus sur Profession pigiste
Cette association, que CFDT-Journalistes, soutient, fédère, informe et soutient les journalistes rémunérés à la pige, en complémentarité des syndicats. Elle anime un groupe facebook fermé pour échanger au quotidien, organise toute l’année des Apéros pigistes partout en France, les 48h de la pige, alimente un Abécédaire de la pige en ligne (guide pratique pour les aider à défendre leurs droits), édite une charte des bonnes pratiques à destination des rédactions

Victoire CFDT pour les précaires : le Conseil d’Etat retoque la réforme de l’Assurance chômage :

La CFDT et les organisations syndicales qui ont déposé un recours devant le Conseil d’État pour suspendre les nouvelles mesures de détermination de l’allocation d’assurance chômage ont obtenu gain de cause.

C’est une grande satisfaction. La plus haute juridiction administrative a ainsi reconnu que dans le contexte actuel la réforme de l’assurance chômage ne peut entrer en vigueur au 1er juillet. Selon le Conseil d’État « la situation économique est trop incertaine pour une application immédiate des nouvelles règles de calcul de l’allocation »

Cette suspension sonne comme un désaveu pour une réforme mal calibrée.

Décision sur le fond attendue

L’accord conclu entre organisations syndicales et patronales en 2017 demeure donc d’actualité. C’est une bonne nouvelle pour les demandeurs d’emploi les plus exposés à la crise économique provoquée par la pandémie. Les travailleurs les plus précaires ont besoin d’un soutien et d’un accompagnement. Pas d’une sanction.

Dans l’attente de la décision du Conseil d’État sur le fond qui interviendra dans plusieurs mois, la CFDT demeure mobilisée et continuera d’illustrer concrètement les conséquences néfastes de ces mesures pour les travailleurs les plus exposés.

Enlèvement du journaliste français Olivier Dubois au Mali : solidarité des syndicats de journalistes

Communiqué CFDT, SNJ, SNJ-CGT, FIJ et  FEJ du 5 mai 2021.

 

Le journaliste français Olivier Dubois a été enlevé le 8 avril à Gao, au Mali. L’information, gardée confidentielle jusqu’ici pour favoriser une libération rapide, a été rendue publique ce 5 mai par la diffusion d’une vidéo de 20 secondes sur les réseaux sociaux, où le Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (GSIM), principal groupe djihadiste malien, revendique l’enlèvement. 

 

« Je m’appelle Olivier Dubois. Je suis Français. Je suis journaliste. J’ai été kidnappé à Gao le 8 avril 2021 par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans. Je m’adresse à ma famille, à mes amis et aux autorités françaises pour qu’elles fassent tout ce qui est en leur pouvoir pour me faire libérer », déclare-t-il, vêtu d’un costume traditionnel, dans une tente.

 

Olivier Dubois est journaliste rémunéré à la pige, collaborant à plusieurs journaux et télévisions français : Le Point, Libération, Jeune Afrique, notamment ; mais aussi, Journal du Mali, un journal local. Quelques jours avant son enlèvement, il avait publié dans le Point Afrique une interview du chef d’une organisation autonome de lutte contre les djihadistes en Pays Dogon.

 

Se présentant sur son compte Twitter comme « Tête chercheuse en mouvement, qui aime découvrir, tout le temps, toujours », Olivier Dubois connait très bien le Mali, pays où il vit depuis plus de cinq ans à Bamako avec sa compagne et ses deux enfants. « Il est extraverti, très humain, va toujours plus loin, tout en maîtrisant parfaitement les situations. C’est un des journalistes les plus connectés et les mieux implantés de la région. C’était sa dernière année avant de rentrer en France et il avait décidé de se consacrer au reportage terrain. Avant sa prise d’otage il partait rencontrer un commandant opérationnel du GSIM« , confie une source proche au Mali.

Journaliste très connaisseur

 

Le journal la Croix cite les militaires français qui ont pu le rencontrer sur le terrain : « un grand connaisseur de la région » du Sahel, avec « beaucoup de contacts ». « Il est très honnête, très correct, très impartial », affirme l’un d’eux.

 

Il s’agit du premier enlèvement d’un ressortissant français depuis la libération de la travailleuse humanitaire Sophie Pétronin le 8 octobre 2020, après quatre ans de détention.

 

Le SNJ, le SNJ-CGT, la CFDT-Journalistes, la FIJ et la FEJ expriment leur solidarité avec la famille d’Olivier Dubois et leur espoir que tout soit fait pour permettre sa libération la plus proche et sûre. 

 

Nous, organisations syndicales représentatives des journalistes en France, en Europe et dans le monde, rappelons que la couverture de l’actualité internationale, notamment dans les zones dangereuses, repose en grande partie sur des journalistes pigistes, correspondants de plusieurs médias, et que ces professionnels méritent une pleine assistance financière, logistique, psychologique, et de la gestion des risques, de la part de leurs rédactions. 

 

Le SNJ, le SNJ-CGT et la CFDT-Journalistes demandent aux différentes directions des médias pour lesquels Olivier Dubois travaille, de tout mettre en œuvre pour sa libération.

 

Le 05 mai 2021 –

 

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