Lanceurs d’alerte : CFDT-Journalistes écrit aux Sénateurs

Par mail, CFDT Journalistes s’est adressé aux Sénateurs afin de soutenir la proposition de loi sur les lanceurs d’alerte, que certains amendements risquent d’affaiblir considérablement. Voici ce courrier :

Madame, Monsieur le Sénateur

Dans le cadre de votre mission parlementaire, vous allez être amené à vous prononcer sur les propositions de loi n°4375 et 4398 qui concernent les lanceurs d’alerte ; ces propositions de loi devant transposer la directive (EU) 2019/1937 adoptée en 2019.

CFDT-Journaliste, membre de la Maison des lanceurs d’alerte, s’inquiète d’un certain nombre d’amendements, adoptés en commission des lois, qui ne prennent pas la mesure des enjeux et pourraient, s’ils étaient adoptés, réduire singulièrement la portée de ce texte.

La proposition de loi sur la protection des lanceurs d’alerte portée par le député Sylvain Waserman est en effet issue de plus de deux années de mobilisation de la société civile. Elle a été adoptée à l’unanimité des groupes politiques en première lecture à l’Assemblée nationale, et porte en elle l’espoir d’un réel renforcement des droits des lanceurs d’alerte.

Cette loi est d’une importance cruciale pour notre pays. Elle doit permettre de protéger celles et ceux qui se soucient de l’intérêt général et nous alertent sur les crises sanitaires, sociales et écologiques en cours et à venir.

Vous avez aujourd’hui le pouvoir de changer la donne en proposant des amendements qui rétablissent les avancées votées unanimement par l’Assemblée.

À la veille de la présidence française du Conseil de l’Union européenne, peut-on sérieusement envisager que la France ne respecte pas ses engagements européens en adoptant de telles dispositions ? Elle se doit au contraire donner l’exemple.

Vous remerciant de votre attention, veuillez agréer, Madame, Monsieur le sénateur, l’expression de nos sincères salutations.

A Paris, le 6 janvier 2021

Pour le bureau national de CFDT-Journalistes
Laurent Villette
Secrétaire national.

Les actualités

  • Renouvellement de la carte de presse : dématérialisation et plus grande souplesse

    La campagne de renouvellement de la carte de presse a débuté le 3 novembre 2020. Les titulaires ont reçu un courrier de la Commission de la carte d’identité des journalistes professionnels (CCIJP) leur indiquant la marche à suivre. Quelques nouveautés et possibles confusions nécessitent de faire le point. LES FRAIS : AVANCER OU NON LA PART EMPLOYEUR ?…

  • Proposition de loi Sécurité collective : un texte inacceptable contre la presse et les journalistes

    Le groupe parlementaire LREM a déposé une proposition de loi sur la sécurité collective qui devrait venir en discussion dans les jours à venir. Ce texte, élaboré sans aucune concertation avec les organisations syndicale de journalistes, porte atteinte à la liberté de la presse et au libre exercice de la profession de journaliste. En effet,…

  • Avec ou sans carte de presse, quelles sorties pour les journalistes ?

    « La carte de presse suffit pour les déplacements des journalistes : il n’est pas utile d’avoir en plus une attestation de l’employeur. Les autres personnels de rédaction peuvent se déplacer avec une attestation permanente de l’employeur. » C’est ce qu’a indiqué le ministère de la Culture aux syndicats de journalistes, après consultation de la cellule de…

  • Arrêts maladie et maternité : la discrimination envers les pigistes en passe d’être levée

    Communiqué du 7 octobre 2020 La CFDT-journalistes et la F3C CFDT (Fédération Communication conseil culture) se réjouissent de l’imminence de la publication d’un arrêté qui va permettre de niveler les conditions d’accès des journalistes pigistes aux indemnités journalières de congé maladie, maternité et paternité sur l’ensemble des salariés, de même que les pensions d’invalidité. En…

  • Groupe NRJ : Mauvais coef’, mauvaise affaire ! La direction doit faire toute la lumière sur les salaires

    Communiqué SNJ-CFDT du 24 septembre 2020 Quand les coefficients de rémunération indiqués sur les fiches de paie de certains journalistes et animateurs sont erronés, nous fronçons les sourcils. Quand le montant minimum de classification inscrit juste à côté est obsolète depuis quatre ans, nous devenons suspicieux. Les minima conventionnels sont-ils bien respectés ? C’est la question…