Charlie Hebdo : dix ans après, les journalistes CFDT n’oublient pas, et veulent rester Charlie

Dix ans après la tuerie de Charlie Hebdo, les journalistes CFDT se souviennent de leurs confrères et consœurs qui ont payé de leur vie le droit à la caricature. 

Pourtant, dix ans après, les autres attentats islamistes meurtriers et la montée des extrêmes, en particulier de l’extrême-droite, y compris dans les médias, nous font craindre que le message de tolérance, de laïcité et de liberté d’expression porté par l’équipe de Charlie Hebdo, n’ait plus une signification universelle. 

À l’heure où les mots « liberté de la presse » sont des plus dévoyés, où certains conflits internationaux polarisent la vie politique et médiatique, nous estimons que l’hommage le plus droit à rendre aux victimes est de poursuivre notre travail de journalistes de la façon la plus indépendante possible.

Être Charlie, aujourd’hui, c’est tenter de défendre une information source à la fois de débat et de cohésion sociale, pour renforcer notre démocratie.

Nous adressons également nos pensées aux victimes de l’attentat antisémite de l’Hyper Cacher, aux policiers abattus alors qu’ils faisaient leur travail, ainsi qu’à tous les blessés qui tentent de continuer à vivre. La perte récente de Simon Fieschi montre combien ce n’est pas simple.

CFDT-Journalistes participera au rassemblement intersyndical en hommage à l’équipe de Charlie Hebdo, mardi 7 janvier à 15h rue Nicolas Appert à Paris, et invite tous ceux qui le pourront à venir s’y joindre.

Paris, le 5 janvier 2025


Retrouvez les archives de CFDT-Journalistes au sujet de la mobilisation post Charlie Hebdo en 2015 : https://cfdt-journalistes.fr/archives-je-suis-charlie/

Ci-après, des photos d’archives prises par les militants CFDT en 2015, à la manifestation parisienne, à Radio France, Bordeaux, chez Milan Presse, à Obernai (67) et à Gournay-en-Bray (76).

Les actualités

  • Coronavirus : le défi de la continuité de l’information

    Alors que la France se met à l’arrêt en raison de l’épidémie de Coronavirus, le travail des journalistes demeure indispensable pour traverser cette crise. La majeure partie de la population est désormais confinée sans les contacts habituels de sa vie sociale. Dans ce contexte extraordinaire et difficile pour la population, la F3C CFDT (Fédération communication…

  • Avec CFDT-Journalistes, pigistes, faire appliquer nos droits !

    Beaucoup de journaux et d’agences de presse n’appliquent pas pour leurs pigistes la loi, la convention collective, les barèmes. Et pas seulement des petites entreprises. Isolé, le pigiste ne peut pas grand chose – sauf dans de très rares cas. Mais pour l’immense majorité des pigistes, la solution du problème passe par l’action collective et…

  • Analyse. La précarisation du métier de journaliste a des conséquences sociales

    La précarisation du métier de journaliste que les organisations syndicales constatent depuis quelques années n’est pas sans avoir des conséquences sociales. Des chiffres pour commencer. Statut précaire rime avec jeune, femme, et (beaucoup) plus petit salaire. Chez les journalistes de moins de 26 ans, plus de 2 sur 3 (67,9%) sont pigistes ou en CDD en…