Ça tangue sérieusement  dans le groupe Centre France

Du jamais vu ! Par deux fois, les 29 janvier et le 8 février dernier, aucun des journaux du groupe Centre France n’est paru (8 quotidiens et 9 hebdomadaires, répartis sur 14 départements et 4 régions). De surcroît, l’édition Puy-de-Dôme de La Montagne, LE quotidien phare, ne parait plus du tout depuis dix jours.

En cause ? la suppression de postes à l’imprimerie de Clermont-Ferrand (siège du groupe) et à celle de l’Yonne Républicaine. Entre ces deux dates, plusieurs titres ont cessé de paraître, les  grèves d’un ou plusieurs jours, reprenant de nombreux griefs, dénoncés par l’Intersyndicale : « Des effectifs sabrés par le plan de départ volontaire (à La Montagne, NDLR), des conditions de travail dégradées, l’information de proximité mise à mal, plusieurs agences et services fragilisés, des risque psychosociaux multiples, souligne notamment Philippe Dessaigne, délégué syndical CFDT au Berry Républicain. Et plus généralement, avec la sensation, pour beaucoup de salariés, d’être menés en bateau avec des promesses de concertation jamais tenues, le  coup de grâce ayant été porté le 4 février (pour la Montagne) aux salariés, par la direction : il n’y aura pas d’augmentation générale des salaires en 2025, au titre des NAO 2024 ».  

Les syndicats court-circuités !

Par ailleurs, ce matin même, Soizic Bouju, la directrice générale du groupe, a envoyé à tous les salariés une lettre incisive, mettant en cause le sérieux des représentants syndicaux à Centre France, avec des formules lapidaires. « Faute d’avoir été compris, entendus ou relayés par la voie du dialogue avec vos représentants du personnel, il est désormais impérieux d’en appeler directement à votre perception et de vous informer personnellement des échanges et tentatives de résolution que nous avons sans relâche mis en œuvre. »

Il faut dire que plusieurs CSE extraordinaires se préparent dans le groupe, et que jeudi prochain, 13 février, à Clermont-Ferrand se tiendra une AG qui s’annonce très suivie, même à distance via des débrayages marqués. A suivre, donc.

Et solidarité avec les collègues !

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