NAO agences de presse : c’est oui, mais du bout des lèvres

Les NAO concernant les agences de presse viennent de s’achever avec deux accords signés par la majorité des organisations syndicales, l’un concernant les employés, techniciens et cadres (CCN 3221), l’autre concernant les journalistes (CCN 1480), cela dans ce secteur économiquement en difficulté, très dépendant des donneurs d’ordres que sont les journaux de presse écrite et chaînes de radio et de télévision.

Concernant les employés, techniciens et cadres, après une année 2024 sans accord de NAO, les parties se sont accordées pour revaloriser les salaires mensuels bruts minima garantis à compter du 1er juillet 2025 comme suit :

  • Le salaire minimum du groupe 1 est revalorisé de +3,50% ;
  • Le salaire minimum du groupe 2 est revalorisé de +4,22% ;
  • Le salaire minimum du groupe 3 est revalorisé de +2,53% ;
  • Le salaire minimum des groupes 4 et 5 et le salaire minimum des cadres du groupe 6 sont revalorisés de +2,00% ;
  • Le salaire minimum des cadres des groupes 7 à 9 sont revalorisés de +1,50%.

Pour les journalistes, ces personnels ayant bénéficié en 2024 d’une revalorisation par la signature d’un accord de NAO, les augmentations accordées sont moindres et seront applicables au 1er septembre 2025 avec des salaires mensuels bruts minima garantis des groupes 1 à 8 à + 0,80 %.

Les discussions ont toutefois permis d’améliorer un peu le sort des journalistes pigistes, catégorie plus précaire et plus fragile. Les piges des agences de presse écrite sont ainsi revalorisées de +3,45% pour atteindre un montant de 60 euros brut minimum pour le feuillet de 1500 signes. Celles des agences de presse photographiques de +1,25% pour atteindre un montant de 73 euros brut minimum pour une demi-journée et un montant de 146 euros brut minimum pour une journée. Pour les agences de presse radios, il a été acté :

  • +1,40% pour atteindre un montant de 47 euros pour la fourniture d’un son ;
  • +0,98% pour atteindre un montant de 52 euros pour la fourniture d’un papier ;
  • +0,80% pour une journée inférieure ou égale à 6 heures et +0,80% pour une journée supérieure à 6 heures ;

En ce qui concerne les piges des agences de presse audiovisuelles, l’augmentation du barème sera de +0,80%.

L’accord concernant les journalistes a été signé sans enthousiasme, considérant que cette grille reste au-dessus du SMIC et que ces augmentations, aussi modestes soient-elles, permettent de la défendre. Mais c’est surtout l’effort consenti pour les pigistes qui a incité la CFDT à signer l’accord.

Les nouvelles grilles sont à consulter en cliquant sur le lien ci-dessous

Les actualités

  • « Sécurité globale » : LDH et Journalistes demandent le retait pur et simple

    Communiqué commun Une proposition de loi sécurité globale contre la liberté de la presse   La proposition de loi dite de « sécurité globale », déposée par la majorité gouvernementale, entend interdire la diffusion, par tous moyens, de l’image d’un policier, d’un gendarme ou d’un militaire en opération, dans le but de porter atteinte à leur intégrité physique ou psychique.…

  • Renouvellement de la carte de presse : dématérialisation et plus grande souplesse

    La campagne de renouvellement de la carte de presse a débuté le 3 novembre 2020. Les titulaires ont reçu un courrier de la Commission de la carte d’identité des journalistes professionnels (CCIJP) leur indiquant la marche à suivre. Quelques nouveautés et possibles confusions nécessitent de faire le point. LES FRAIS : AVANCER OU NON LA PART EMPLOYEUR ?…

  • Proposition de loi Sécurité collective : un texte inacceptable contre la presse et les journalistes

    Le groupe parlementaire LREM a déposé une proposition de loi sur la sécurité collective qui devrait venir en discussion dans les jours à venir. Ce texte, élaboré sans aucune concertation avec les organisations syndicale de journalistes, porte atteinte à la liberté de la presse et au libre exercice de la profession de journaliste. En effet,…

  • Avec ou sans carte de presse, quelles sorties pour les journalistes ?

    « La carte de presse suffit pour les déplacements des journalistes : il n’est pas utile d’avoir en plus une attestation de l’employeur. Les autres personnels de rédaction peuvent se déplacer avec une attestation permanente de l’employeur. » C’est ce qu’a indiqué le ministère de la Culture aux syndicats de journalistes, après consultation de la cellule de…

  • Arrêts maladie et maternité : la discrimination envers les pigistes en passe d’être levée

    Communiqué du 7 octobre 2020 La CFDT-journalistes et la F3C CFDT (Fédération Communication conseil culture) se réjouissent de l’imminence de la publication d’un arrêté qui va permettre de niveler les conditions d’accès des journalistes pigistes aux indemnités journalières de congé maladie, maternité et paternité sur l’ensemble des salariés, de même que les pensions d’invalidité. En…