La visite en France du président argentin Javier Milei est une insulte à la liberté de la presse  

Le président argentin Javier Milei préside ce mardi le forum d’affaires Argentina Week à Paris. Emmanuel Macron recevra ce jeudi à l’Elysée, en grande pompe, ce président d’extrême droite, libertarien, qui mène son pays, l’Argentine, à la catastrophe sociale, avec une précarisation sans précédent de la population. 

Depuis son installation à la Casa Rosada en décembre 2023, Javier Milei multiplie les agressions contre les journalistes, qu’il qualifie « d’ennemis » ou de « corrompus ».

Sous prétexte de faire des économies budgétaires, Javier Milei avait ainsi brutalement fermé l’agence de presse publique Télam en mars 2024. C’est comme si la France décidait de fermer l’Agence France Presse !

En avril dernier, il a même suspendu l’accès des journalistes accrédités à la Casa Rosada, le siège de l’exécutif à Buenos Aires. 

Javier Milei a fait voter en février 2026 une réforme du droit du travail, qui a abouti à l’abrogation du statut du journaliste professionnel, une loi historique qui, depuis 80 ans, reconnaît les spécificités du métier de journaliste en Argentine et établit des garanties fondamentales de cette profession. 

Selon le Sipreba, le syndicat de la presse de Buenos Aires, les agressions contre les journalistes ont augmenté de 66 % en 2025. 

La venue de Javier Milei en France est une insulte à la liberté d’informer et d’être informé. 

Le SNJ, le SNJ-CGT, la CFDT-Journalistes et le SGJ-FO, affiliés français à la Fédération internationale des journalistes, condamnent la visite en France de cet ennemi de la liberté de la presse.

Paris, le 29 septembre 2026

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