CCIJP, 2e tour : et si on votait aussi pour défendre une institution démocratique ?

Plus que quelques heures pour voter aux élections carte de presse ! 

Oui, on le sait, il y a toujours mieux à faire. Vous alliez voter et puis cette urgence vous en a soudainement détourné… 

Mais pourtant, l’enjeu vaut bien d’y consacrer 2 petites minutes.

Vous ne le savez peut-être pas, mais la Commission de la carte est une instance presque unique au monde. Dans la plupart des pays, la carte de presse est délivrée par un syndicat, par une association professionnelle, par un employeur, voire directement par l’Etat et un ministère ! Parfois, il n’existe aucune carte de presse, y compris chez nos voisins européens. Nous estimons que le modèle de la CCIJP permet d’éviter tout clientélisme ou influence idéologique.

La CCIJP française est une institution démocratique : indépendante, paritaire et intersyndicale (on y trouve à égalité des représentants des employeurs et des élus journalistes de différents syndicats, issus des élections triennales), professionnelle (ses membres sont des journalistes et employeurs en activité ou jeunes retraités, qui représentent la diversité des formes de médias). 

Son indépendance se traduit concrètement : elle a beau avoir délégation de l’État pour délivrer les cartes de presse, sa mission est définie par le Code du travail, sa seule boussole. Ses ressources proviennent entièrement des droits de dossier payés par les journalistes et leurs employeurs. Aucun changement politique ne peut infléchir sa ligne ou sa composition.

Voter aux élections CCIJP, c’est donc aussi renforcer la légitimité de cette commission qui, bien sûr, reste perfectible. 

Le vote CFDT contribue à ce que cette institution joue pleinement son rôle démocratique : en la rendant encore plus transparente, en faisant vivre encore davantage le pluralisme, en redonnant du sens à la carte de presse (nous proposons d’envoyer la Charte de Munich à tous les titulaires) et en représentant encore mieux toutes les formes d’exercice de la profession. 

Alors ne reportez plus et votez : https://www.e-votez.net/ccijp/ 

Tous nos arguments : https://cfdt-journalistes.fr/campagne-ccijp-2024/

Les actualités

  • Communiqué. Le journaliste syrien Hussam Hammoud doit être protégé

    Le journaliste syrien Hussam Hammoud a appris lundi que sa demande de visa humanitaire avait été refusée par la France. Il travaille sur des sujets cruciaux, comme le terrorisme pour plusieurs médias français. Sa vie est aujourd’hui menacée en Turquie et en Syrie. Syndicats et sociétés de journalistes attendent que les autorités reviennent sur leur…

  • Faites passer cette vidéo de personnalités et d’anonymes pour la libération d’Olivier Dubois !

    Au 500ème jour de captivité de notre confrère journaliste pigiste Olivier Dubois, correspondant au Mali de Libération, le Point Afrique et Jeune Afrique, la CFDT-Journalistes participe à une vidéo d’une trentaine d’acteurs de la profession, de militants des droits et des proches d’Olivier, pour demander sa libération. Que cet appel soit entendu par tous ceux…

  • 500 jours de captivité d’Olivier Dubois : lettre intersyndicale à Catherine Colonna

    Notre confrère Olivier Dubois est otage au Mali depuis presque 500 jours. La CFDT-Journalistes, le SNJ, le SNJ-CGT et le SGJ-FO ont écrit conjointement ce jour à la ministre des Affaires étrangères Catherine Colonna pour demander que tous les efforts soient faits pour sa libération. Communiqué à télécharger   A l’attention de Mme Catherine COLONNA…

  • Couvrir la guerre (1) : « C’était la première fois que j’étais pris sous le feu des bombes »

    Grand reporter à France 24 et journaliste depuis seize ans, Tarek Kai, 40 ans, a effectué deux reportages en février et en avril derniers pour raconter la guerre en Ukraine. Il explique combien les témoignages de ceux qui fuyaient les combats l’ont marqué et combien la préparation et les règles de sécurité sont essentielles pour…

  • Couvrir la guerre (3) : « A Moscou, le couperet peut tomber »

    Travailler comme journaliste en Russie s’est encore complexifié depuis le début de la guerre en Ukraine. Pour les journalistes Russes, mais aussi pour les journalistes du monde entier correspondants en Russie pour les médias de leurs pays. Benjamin Quénelle, français, correspondant à la pige des quotidiens  nationaux français La Croix et Les Echos, raconte sa position…