500 jours de captivité d’Olivier Dubois : lettre intersyndicale à Catherine Colonna

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Notre confrère Olivier Dubois est otage au Mali depuis presque 500 jours. La CFDT-Journalistes, le SNJ, le SNJ-CGT et le SGJ-FO ont écrit conjointement ce jour à la ministre des Affaires étrangères Catherine Colonna pour demander que tous les efforts soient faits pour sa libération.

Communiqué à télécharger

 

A l’attention de
Mme Catherine COLONNA
Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères 37 Quai d’Orsay
75351 Paris cedex 07

Madame la Ministre,

Paris le 19 août 2022

Ce 20 août 2022 marque le 500ème jour de captivité au Mali du journaliste français Olivier Dubois. Il a été pris en otage le 8 avril 2021 dans la région de Gao. L’enlèvement a été revendiqué un mois plus tard par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM).

En tant qu’organisations syndicales représentatives des journalistes en France, nous estimons que la captivité de notre confrère est un drame pour toute la profession. Elle affecte l’essence même de notre métier : le devoir d’informer, malgré les difficultés, les frontières, les menaces. Olivier Dubois paye le prix de sa haute conscience professionnelle, mise au service des lecteurs de médias français. Tous les témoignages de ses collègues convergent pour décrire un professionnel extrêmement rigoureux. Il honore notre profession. Nous lui devons, nous journalistes, nous citoyens, vous madame la ministre, ainsi que tous ceux qui en ont la possibilité, de nous battre pour qu’il soit enfin libéré.

Nous savons combien le contexte diplomatique franco-malien ne facilite pas ce travail. Mais Olivier Dubois ne doit pas subir de relâchement des efforts de la France, et vous l’avez récemment assuré. Nous vous demandons donc instamment de chercher toutes les issues, dans la zone Sahel et au-delà, en vue de contourner les difficultés et de trouver les relais adéquats qui permettront d’aboutir aux retrouvailles de notre confrère et compatriote avec sa famille et ses proches, et de mettre fin à cette entorse insupportable à la liberté de la presse.

Au nom des 35 000 journalistes en France, qui attendent la libération de leur confrère, nous vous remercions de l’intérêt que vous porterez à cet appel et nous vous présentons nos salutations syndicales.

Contact : snj@snj.fr, contact@snjcgt.fr, journalistes@f3c.cfdt.fr, fo.journalistes@gmail.com

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