Soutien à nos collègues égyptiens en grève !

Communiqué SNJ, SNJ-CGT, CFDT-Journalistes et SGJ-FO en soutien à leurs collègues égyptiens d’Al-Bawabah, en grève depuis un mois

Depuis le 17 novembre, les salariés de la plateforme en ligne Al-Bawabah News

(Egypte) sont en grève.

Ils demandent une augmentation afin d’atteindre le salaire minimum. Leur

éditeur, malgré l’ouverture de négociations, a toujours opposé un refus

catégorique. Le salaire mensuel moyen d’un journaliste chez Al-Bawabah News

est de 2 000 livres égyptiennes (36€). Les journalistes réclament le salaire

minimum des employés du secteur public, fixé à 7 000 livres égyptiennes

(126€).

La Fédération internationale des journalistes (FIJ) s’est jointe à son affilié, le

Syndicat des journalistes égyptiens (EJS), pour soutenir les revendications des

journalistes en faveur de la mise en œuvre du salaire minimum conformément

au droit du travail du pays. A ce jour, leur éditeur fait la sourde oreille.

Les organisations syndicales de journalistes en France SNJ, SNJ-CGT, CFDT-

Journalistes et SGJ-FO soutiennent leurs collègues égyptiens, qui revendiquent

des conditions de travail dignes et décentes afin d’exercer leur mission

d’informer. Leur demande n’est rien d’autre que l’application du droit du travail

du pays. Aucun travailleur des médias ne devrait être contraint de vivre avec un

salaire inférieur au minimum légal.

Les journalistes en grève chez Al-Bawabah ont ouvert une page Facebook, où ils partagent des informations et des mises à jour.

https://web.facebook.com/profile.php?id=61583434653682&_rdc=1&_rdr

Paris, le 16 décembre 2

Les actualités

  • Loi Sécurité globale : le conseil de déontologie journalistique et de médiation « s’inquiète du risque de voir se généraliser censure et autocensure »

    Le Conseil de déontologie journalistique et de médiation (CDJM), organe indépendant d’autorégulation de la déontologie de l’information composé à parts égales de journalistes, de représentants du public, de diffuseurs, éditeurs et agences de presse, agit dans le but de renforcer la confiance entre la société et les professionnels de l’information. Il n’est pas dans son…

  • Samedi de forte mobilisation contre la loi sécurité globale

    « Même pas drones », « floutage de gueules »… Une vingtaine de manifestations ont réuni en France samedi 21 novembre des milliers de personnes contre la proposition de loi Sécurité globale (article 24, utilisation des drones…) et le Schéma national de maintien de l’ordre. CFDT Journalistes y était, parmi les organisateurs et les participants. L’article 24 a été…

  • Journalisme et police: inquiétude élargie et pétition contre le projet de loi

    Pétition et campagne d’interpellation des députés Le Parlement examine une proposition de loi présentée par des députés de la majorité gouvernementale « relative à la sécurité globale » qui s’inscrit dans le sillage sécuritaire des abondantes réformes des dernières années et des recours successifs à l’état d’urgence. Alors que cette proposition de loi porte lourdement…

  • Maintien de l’ordre: les critiques de CFDT Journalistes et de la FEJ

    Les échanges ont duré une heure et demi. CFDT-Journalistes a insisté sur les risques pour la démocratie que présente le Schéma national du maintien de l’ordre rendu public le 16 septembre 2020 par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin et réaffirmé son opposition à la proposition de loi sur la sécurité globale déposée par le…

  • Une proposition de loi sécurité globale contre la liberté de la presse

    La proposition de loi dite de « sécurité globale », déposée par la majorité gouvernementale, entend interdire la diffusion, par tous moyens, de l’image d’un policier, d’un gendarme ou d’un militaire en opération, dans le but de porter atteinte à leur intégrité physique ou psychique. Ce texte est une réponse clientéliste du ministère de l’intérieur…