La commission de la carte de presse (CCIJP)

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Installée rue Lafayette, dans le Xème arrondissement de Paris, la Commission de la carte d’identité des journalistes professionnels délivre chaque année deux millier de cartes nouvelles et en reconduit près de 37 000.

Mémoire de la profession

Elle a un autre rôle trop souvent ignoré : celui de servir de mémoire aux journalistes pour la reconstitution de leur carrière. C’est ainsi qu’elle conserve encore l’ensemble de 80 000 dossiers constitués entre 1944 et aujourd’hui. Des dossiers « écrits », enfermés dans des chemises et classés dans les sous-sols de la CCIJP.Quinze personnes travaillent à  la Commission pour accueillir les postulants, enregistrer les dossiers, les préparer à  1’intention des commissaires, les traiter après avis de ces derniers, faire le courrier et l’expédier.

Paritarisme

Les commissaires, quant à  eux, sont au nombre de 16 : 8 patrons (7 pour l’écrit, 1 pour l’audio-visuel) et 8 journalistes.Ils sont tous bénévoles et sont, pour les premiers, désignés tous les trois ans par leurs fédérations et, pour les seconds, élus à  la proportionnelle (calcul au plus fort reste) sur listes syndicales.

A ces 16 titulaires, il convient d’ajouter 16 suppléants (8 éditeurs et 8 journalistes).

Cette structure, dite « nationale », se complète pour chaque région de deux commissaires (un représentant patronal et un représentant journaliste) et deux suppléants, également à  parité.

Ces représentants régionaux sont systématiquement consultés pour chaque première demande émanant de leur région.

Appel

La Commission supérieure, qui est la structure d’appel de la Commission, est composée majoritairement de magistrats : 2 membres de la Cour d’Appel de Paris et un conseiller à  la Cour de Cassation. A leurs côtés siègent un représentant des éditeurs et un journaliste, ainsi que leurs suppléants.